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Archive pour la catégorie 'archeologie'


Une image….Une église

3 novembre, 2019
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

Les programmes peints exécutés aux XI iémes et XII ième siécles caractérisent souvent à eux seuls un édifice.Parfois méme une image peinte suffit,grace à ses caractères picturaux,à identifier une église ,une modeste chapelle ou un programme peint.C’est à cet exercice éminemment subjectif que j’ai souhaité me livrer pour clore définitivement ce blog

La solution n’est pas aisée et il convient de s’astreindre à l’utilisation de critères de choix hors de ses aspirations,attirances et gouts personnels.J’ai utilisé les critères suivants

_Des thèmes icongraphiques singuliers ou rares

_La qualité de la palette utilisée par le peintre

_La qualité du dessin et les particularités du graphisme

_La moindre notoriété de certains édifices,liée parfois a des difficultés d’accés

J’ai enfin essayé d’utiliser des images inédites,c’est à dire jamais publiées sur ce blog

 

 

allouis  (  moisson)

Angers (Rois mages)

Asnières sur Vègre (Soldats)

Auxerre (lapidation)

Berzé la ville (St Pierre)

Boussac bourg (Boeuf et Cheval)

Brinay (Noces de Cana)

Brioude (Profil)

Burnand( Christ à la faucille)

Casenoves (Vierge)

LEAD Technologies Inc. V1.01

Chateau Landon (Clovis)

Chinon (Cavaliers)

Cloyes sur le Loir (La Flagellation)

Couddes ( Christophe et dannus)

Douy (Taureau de St Luc)

Ebreuil (Frise de personnages)

Fenollar (Ange mandorle)

Genneteil (Vierge)

La chapelle St Martin (un saggitaire)

Le Liget (Saint yeux clos)

Le Loroux Botterau (Chevauchée)

Le Petit Quevilly( Voute peinte)

Le Vilar (un paon)

les allinges ( ange )

Lignières de Touraine (La création)

lutz en dunois (Le leviathan)

Moissac

Montoire sur le Loir (guerrier)

Moutiers ( ange)

Neuvy Pailloux(christ en gloire)

Ourjout (St Pierre et zodiaque)

Plaincourault (La tentation)

Poitiers (Apotres)

Poitiers (Saints en pied)

Pritz( un roi)

Redon (Image du Christ)

Rocamadour (Annonciation)

Saint Bohaire (Sainte femme)

Saulcet (couronnement de la vierge)

Souday (vierge  annonciation)

St Aventin (animaux)

st chef (un ange)

st jacques gueret(Visage du Christ)

St Junien (Vieillards dans médaillons)

St Lizier (Vierge)

St Loup de Naud (un évéque)

St Savin (Ache de Noé)

St Savin (crypte)

Tavant (Roi David harpe)

Ternand (Vierge )

Thevet  St Julien (Jacques et Thomas)

Toulongergues (Eve nue)

Tournus (Ange mandorle)

Vals (Buste de la vierge)

Vendome

Vesdun (Rois Mages)

Vic (Baiser de Judas)

vieux pouzauges (Bergers)

 

Les fresques de Nohant-Vic en 40 images

16 août, 2019
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

les peintures murales du XII iéme siécle de la petite eglise Saint Martin de Vic prés de La Chatre constiutuent un ensemble exceptionnel.J’avais visité ces peintures il y a 35 ans,je les ai revues il y a trois jours.Bien qu’elles me parurent un peu ternies par rapport à leur état lors de ma premiére visite,elles constituent toujours un ensemble extraordinaire,maintes fois décrit et commenté .L’objet de cet article n’est donc pas une description exhaustive,mais de tenter de faire apparaitre le génie et la singularité de l’artiste qui les réalisa au XII iéme siécle,au travers de 40 photograpuhies de détails

Ensemble des peintures du mur diaphragme séparant la nef et le choeur

Ensemble des peintures du mur diaphragme séparant la nef et le choeur

Marie et l'enfant (détail de la scène de la Présentation au temple)

Marie et l’enfant (détail de la scène de la Présentation au temple)

Le vieillard Siméon accueillant l'enfant (détail de la Présentation au Temple)

Le vieillard Siméon accueillant l’enfant (détail de la Présentation au Temple)

Joseph d'Arimathie soutenant le Christ (détail de la descente de croix)

Joseph d’Arimathie soutenant le Christ (détail de la descente de croix)

Nicoméde déclouant le christ de sa croix (détail de la descente de croix)

Nicoméde déclouant le christ de sa croix (détail de la descente de croix)

Marie éplorée au pied de la croix (détail de la descente de croix)

Marie éplorée au pied de la croix (détail de la descente de croix)

Un guerrier ,évocation d'une scène de psychomachie (intrados de l'arc triomphal)

Un guerrier ,évocation d’une scène de psychomachie (intrados de l’arc triomphal)

Adam et Eve chassés du Paradis terrestre( détail)

Adam et Eve chassés du Paradis terrestre( détail)

Le pauvre Lazare (détail)

Le pauvre Lazare (détail)

A la table du Mauvais riche(détail)

A la table du Mauvais riche(détail)

L'ame du mauvais riche (détail)

L’ame du mauvais riche (détail)

Le prophéte David (détail)

Le prophéte David (détail)

Le prophéte Moise (détail)

Le prophéte Moise (détail)

Frise de griffons au mur en hémicycle de l'abside 'détail)

Frise de griffons au mur en hémicycle de l’abside ‘détail)

Frise de griffons au mur en hémicycle de l'abside (détail)

Frise de griffons au mur en hémicycle de l’abside (détail)

Détail de la crucifixion de St Pierre

Détail de la crucifixion de St Pierre

La visitation (détail)

La visitation (détail)

Le christ devant Hérode (détail)

Le christ devant Hérode (détail)

Herode

Herode

Un séraphin (détail)

Un séraphin (détail)

Le Christ de l'abside (détail)

Le Christ de l’abside (détail)

Ange soutenant la mandorle du Christ de l'abside

Ange soutenant la mandorle du Christ de l’abside

Deuxième ange soutenant la mandorle du Christ de l'abside

Deuxième ange soutenant la mandorle du Christ de l’abside

Le lion de St Marc (abside)

Le lion de St Marc (abside)

L'aigle de St Jean (abside)

L’aigle de St Jean (abside)

Le Christ lavant les pieds de St Pierre (détail)

Le Christ lavant les pieds de St Pierre (détail)

Personnage sur les toits de Jérusalem

Personnage sur les toits de Jérusalem

L'entrée du christ à Jérusalem(détail)

L’entrée du christ à Jérusalem(détail)

Le roi Herode (détail)

Le roi Herode (détail)

La purification des lévres d'Isaie

La purification des lévres d’Isaie

Mort de Saint Martin (détail)

Mort de Saint Martin (détail)

Moine de Tours endormi (détail de l'enlévement du corps de St Martin)

Moine de Tours endormi (détail de l’enlévement du corps de St Martin)

Enlèvement du corps de St Martin

Enlèvement du corps de St Martin

Simon de Cyrène portant la croix

Simon de Cyrène portant la croix

St Pierre tranchant l'oreille de Malchus

St Pierre tranchant l’oreille de Malchus

Personnage anonyme (détail de la crucifixion de Pierre)

Personnage anonyme (détail de la crucifixion de Pierre)

Le baiser de Judas (détail de la scène de l'arrestation du Christ)

Le baiser de Judas (détail de la scène de l’arrestation du Christ)

Soldats (scène de l'arrestation du Christ)

Soldats (scène de l’arrestation du Christ)

Chef de la milice chargée de l'arrestation du Christ

Chef de la milice chargée de l’arrestation du Christ

Abraham (détail de la parabole du mauvais riche)

Abraham (détail de la parabole du mauvais riche)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Images de l’Agneau

14 mai, 2019
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, photos peitures murales | Pas de réponses »

La peinture murale a moins importé au bestiaire roman que ne l’a fait la sculpture à la méme époque.Seules quelques représentations animales figurent systématiquement au répertoire iconographique du peintre roman.Il y a bien sur les trois animaux du Tetramorphe(Aigle,Lion,Boeuf ou Taureau),la colombe qui symbolise l’esprit divin et l’agneau.Ces représentations animales dégagent une valeur symbolique et une signification variant avec l’iconographie.Mais la plus part des représentations animales n’ont qu’un intérét anecdotique ou une valeur décorative.

L’Agneau occupe une place à part.Animal méditerranéen par excellence,l’agneau fut dés l’antiquité un animal de sacrifice.Dans l’ancien testament,selon Isaie,l’agneau est conduit à l’abattoir en signe de la venue du Messie.Une évocation de l’Agneau sacrificiel peut étre observée aux fresques des Salles Lavauguyon en Limousin(Voir Article).L’ensemble peint au revers de la façade occidentale montre une série de personnages apportant des cadeaux à un homme assis sur un trone.Le dernier d’entre eux offre un agneau blanc qu’il tient sous son bras.Ce thème du sacrifice est évoquée dans l’evangile de Jean . »Voici l’Agneau de Dieu qui ote les péchés du monde.

Dans l’Apocalypse,toujours selon St Jean,l’Agneau éclaire la Cité,la Jerusalem Celeste.A St Chef dans l’Isére,l’Agneau de Dieu est représenté sur le plus haut pignon de la cité,juste sous la mandorle renfermant le Christ.

l'Agneau de Dieu dans son médaillon surplombe la Jerusalem celeste à St Chef

l’Agneau de Dieu dans son médaillon surplombe la Jerusalem celeste à St Chef

Symbole solaire et christique,l’Agneau est figuré porteur du nimbe crucifére.C’est la représentation la plus courante en peinture romane.L’Agneau dans son médaillon souvent soutenu par des anges,est représenté au centre de la voute ou au sommet d’un arc ou d’une fenétre.L’une des représentations les plus belles figure en la crypte de St Aignan sur Cher.

L'Agneau à St Aignan sur Cher

L’Agneau à St Aignan sur Cher

A Chalivoy Milon en Berry,l’image de l’Agneau,malheureusement dégradée,occupe une position idéale au centre de la voute et de la grande croix mosaique qui singularise ses peintures(Voir article)

a St Jacques des Guerets dans la vallée du Loir,l’Agneau somme la fenetre d’axe encadré aux intrados par deux représentations d’évéques

A Montoire sur le Loir ,en la chapelle St Gilles,il est figuré au sommet du cul de four de l’une des trois absides,celle du Christ le plus ancien ,encadré de deux magnifiques anges

L'agneau a Montoire sur le Loir

L’agneau a Montoire sur le Loir

Selon sa position dans son médaillon,l’Agneau évoquera plutot le sacrifice,la rédemption si il est tourné vers la gauche,l’apparition glorieuse du Christ si il est tourné vers la droite.A Vic en Berry l’Agneau est figuré immédiatement en dessous de la gloire renfermant le Christ en majesté.Le corps de l’agneau est dirigé vers la droite mais sa téte est tournée vers la gauche.Il s’agit d’ue représentation dite contrastée qui signale a la fois la crucifixion et la glorification du Christ

L'Agneau à Vic sous la mandorle du Christ

L’Agneau à Vic sous la mandorle du Christ

A Allouis toujours en Berry(voir article)l’Agneau est figuré au sommet de l’arc triomphal tourné vers la droite.Il évoque donc plutot la gloire du Christ d’autant que sur le mur de droite figure la Vierge tenant l’enfant sur ses genoux.Par sa position au sommet et au centre du programme peint,l’Agneau est censé evoquer à la fois le sacrifice et la glorification,mais en tournant l’Agneau vers la droite,l’artiste a marqué sa préférence pour la glorification du Christ.

L'Agneau a Allouis au sommet de l'arc triomphal

L’Agneau a Allouis au sommet de l’arc triomphal

En Roussillon,l’agneau est présenté accompagné d’une inscription.Il s’agit de l’Agneau né d’une vierge que l’on tient ici à glorifier que ce soit à St Martin de Fenollar ou à l’intrados de l’arc limitant le portail extérieur à Notre dame de Riquer sur la commune de Catllar.

L'agneau accompagné d'une inscription aux fresques extérieurs de Notre Dame de Riquer à Catllar

L’agneau accompagné d’une inscription aux fresques extérieurs de Notre Dame de Riquer à Catllar

A St Martin de Fenollar,l’agneau est vénéré par les Vieillards conformément à un verset de l’Apocalypse.On retrouve la méme disposition à la voute de St Junien en Limousin,ou maheureusement l’image centrale de l’Agneau est trés altérée.C’est aussi le cas en la cathédrale de Nevers ou l’Agneau accompagne les Vieillards(voir article)

Agneau trés dégradé à la voute de St Junien entre deux rangées de Vieillards

Agneau trés dégradé à la voute de St Junien entre deux rangées de Vieillards

A St Polycarpe dans l’Aude,prés de Limoux,la voute du choeur est occupée en son centre d’un médaillon à fond ocre borduré d’ondulations évoquant les nuages,renfermant l’Agneau.L’ensemble est inclus dans un deuxiéme médaillon renfermant des anges.Sur les voutains figurent les représentations des Vieillards.

L'Agneau dans un double médaillon au centre de la voute du choeurà St Polycarpe

L’Agneau dans un double médaillon au centre de la voute du choeurà St Polycarpe

A  St Polycarpe l’agneau tient le Livre entre ses pates conformément au texte de l’Apocalypse « l’agneau s’en vient et prit le livre de celui qui était assis sur le trone »

Mais l’image la plus extraordinaire de l’Agneau figure aux somptueuses fresques de San Climent de Taull en Catalogne ,déposées au Musée d’art catalan de Barcelone.L’Agneau apparait affublé de 7 yeux,chiffre de l’Apocalypse

L'Agneau de l'Apocalypse aux 7 yeux de San Climent de Taull

L’Agneau de l’Apocalypse aux 7 yeux de San Climent de Taull

 

 

 

Caldégas

30 avril, 2019
archeologie, ART ROMAN, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

Le petit village de Caldégas sur le plateau de Cerdagne dans les Pyrénées Orientales tout prés de la frontiére espagnole est rattaché administrativement à la commune de Bourg Madame.Son église St Romain ,bien que modifiée abondamment au cours des siécles,en particulier à l’intérieur,est trés ancienne et appartient au premier age roman méditerranéen ,comme en atteste les arcatures lombardes décorant son chevet

Chvet et clocher mur de l'église St Romain de Caldégas

Chevet et clocher mur de l’église St Romain de Caldégas

A l’intérieur subsistent des peintures murales ornant l’abside.Exécutées selon la technique dite à la détrempe,ces peintures représentent des scénes de l’enfance du Christ encadrant l’image dégradée d’un tetramorphe.Bien que datées clairement,comme celles voisines de l’église d’Angoustrine,du XIII iéme siécle,ces peintures au travers des thémes évoqués et de leur traitement ont conservé « un esprit roman »qui en Cerdagne a soufflé bien au dela du XII iéme siécle et de la periode chronologique définissant l’époque romane.On retrouve a Caldégas bon nombre des caractéristiques relevées en l’église d’Angoustrine ,palette réduite et dessin stylisé pour ne pas dire schématique.Mais a Caldégas l’artiste a limité la palette a sa plus simple expression,comme si il souhaitait revenir aux origines de la peinture et a la triade chromatique de l’art africain Blanc Noir Rouge.Des rouges vif ,parfois orangés abpndamment utilisés dans la peinture romane catalane.Ici pas de bleu ni de vert,et peu d’ocres.On trouve une autre forme d’originalité dans la présence massive de fonds noirs,bannis en peinture romane et utilisés méme au XIII ieme siécle avec beaucoup plus de parcimonie qu’à Caldégas.

Au centre de l’abside trone un Christ dans sa mandorle.L’image est malheureusement incompléte .La téte du Christ et les deux symboles évangeliques supérieurs ,l’aigle de St Jean et l’ange de St Mathieu ont disparu.Accollés a la mandorle deux belles images du lion de St Marc et du taureau de St Luc se détachant de fonds blancs

Le lion de St Marc

Le lion de St Marc

Le taureau de St Luc,un phylactére orné d'une croix pattée entre les les pattes

Le taureau de St Luc,un phylactére orné d’une croix pattée entre les les pattes

De part et d’autre du christ en une disposition peu commune s’étalent des scènes de la passion du Christ.A gauche une belle crucifixion.Le Christ sur une croix blanche écotée symbolisant l’Arbre de vie est vétu d’un simple pagne orangé rehaussé de fins traits blancs.Sa téte est nimbée d’ocre rouge,son visage ne laisse apparaitre aucune souffrance

La crucifixion

La crucifixion

De part et d’autre du Christ sont figurés classiquement ,à gauche le porte lance dans un curieux habit rayé blanc et noir et à droite le porte éponge porteur d’un sceau noir décoré de chevrons blancs évoquant les poteries gallo romaines

Détail de la crucifixion,lz Christ et le porte éponge en habit tout blanc se détachant d'un fond noir

Détail de la crucifixion,lz Christ et le porte éponge en habit tout blanc se détachant d’un fond noir

Le sceau rempli de vinaigre du porte éponge

Le sceau rempli de vinaigre du porte éponge

A droite téte nimbée on reconnait la téte nimbée de Jean qui accompagne la vierge dans les crucifixions.En suivant un personnage nimbé portant un manteau rouge à capuchon précéde un beau tableau a fond noir montrant un cavalier au faucon sur un cheval blanc vétu d’un habit blanc et d’un cape orange qui vient rehausser l’ensemble Le cavalier a fiére allure

le cavalier au faucon

le cavalier au faucon

On peut également voir une descente de croix ,moins bien conservée ou l’on reconnait la vierge aurolée de blanc tenant la main droite du Christ  precée et laissant échapper un filet de sang.La croix est ici traitée en rouge,tandis que la vierge est vétue d’un curieux habit moulant qui évoque une cote de maille

Détail de la descente de croix (la main du Christ)

Détail de la descente de croix (la main du Christ)

 

 

 

Les Noces de Cana à Brinay

15 février, 2019
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

L’église de Brinay,non loin de Vierzon est un édifice simple composée d’une nef rectangulaire et d’un choeur quasi carré auquel on accéde par un arc percé dans un mur diaphragme.L’édifice du XIIiéme siécle conserve dans le choeur à chevet plat des éléments du XI iéme siecle.Des peintures datées du milieu du XIIiéme siécle tapissent la totalité des murs du choeur ainsi que l’intrados de l’arc de séparation.Il s’agit de l’un de plus important ensemble de peintures d’époque romane de notre pays.Exécutées à « fresco »puis reprises à la détrempe,ces peintures à fond clair sont caractéristiques des fresques du centre ouest selon la classification de Focillon.De ces peintures de grande qualité se dégage une harmonie ,une douceur,qui tranche avec d’autres ensembles peints du Berry.La palette est relativement restreinte,(Verts,Ocres jaunes et rouges dans diverses tonalités,blanc)mais l’artiste par une alternance judicieuse des couleurs a su donner à l’ensemble une harmonie et une cohérence remarquable.Il faut dire que la configuration des lieux ont permis a l’artiste peintre de bénéficier de grandes surfaces planes sur lesquelles il a pu exprimer tout son talent.Les peintures s’étalent en tableaux sur deux registres et se détachent de fonds constituées de larges bandes colorées.Les registres sont séparés par une large et belle bande décorative constituée d’une double bande de rubans plissés entre de fines bordures ocrées(Voir article sur les motifs décoratifs).Ces fresques furent découvertes en 1913,sommairement restaurées,puis reprises en 1974.

Le mur ouest du choeur (revers du mur diaphragme)montre des images assez éffacées de saints non identifiables figurés debout.Au registre supérieur ,à droite de l’ouverture d’entrée,apparaissent deux personnages assis,dont l’un est identifiable grace à une inscription.Il s’agit du prophéte Jéremie.Au dessus de l’arc et à droite,on note la présence de l’image enigmatique d’un personnage entiérement nu ,a demi allongé,tentant de retirer une fléche fichée dans son talon.De sa main droite il semble désigner un archer figuré dans l’angle du mur opposé.

Personnage nu allongé,une fléche dans le talon(Mur ouest du choeur)

Personnage nu allongé,une fléche dans le talon(Mur ouest )

 

 

 

 

 

 

 

 

Le large intrados de l’arc est occupé par un calendrier des mois complet,sous forme de carrés à couleurs de fond alternées.

Calendrier des mois (Evocation de Février)

Calendrier des mois
(Evocation de Février)

Calendrier des mois (Evocation de Novembre)

Calendrier des mois
(Evocation de Novembre)

 

Le mur Nord est entiérement consacré à l’enfance du Christ en deux regitres

Au registre supérieur figure une série de qutre tableaux.De gauche à droite,une annonciation,une visitation,une nativité en partie détériorée avec une évocation de la ville de Bethléem sous forme de tourelles pointues,suivies d’une annonce aux bergers

Vierge de l'Annonciation

Vierge de l’Annonciation

Joseph et tour de Bethléem (Scéne de la nativité)

Joseph et tour de Bethléem
(Scéne de la nativité)

Bergers jouant d'intruments  (Détail de l'Annonce aux Bergers)

Bergers jouant d’intruments
(Détail de l’Annonce aux Bergers)

Du registre inférieur,ne subsiste,à la droite de la fenétre,que l’évocation du départ des Rois Mages,juchés sur des chevaux remarquablement traités(voir article ,Histoire de chevaux)

Le départ des Rois Mages

Le départ des Rois Mages

Le registre supérieur du mur oriental est entiérement consacré au massacre des innocents.Dans un premier tableau on y voit le roi Hérode assis devant ses soldats en armes,puis suivent des scénes d’une grande cruauté ou les sbires d’Hérode passent les enfants au fil de l’épee.Le sang gicle des corps des enfants décapités.

Hérode sur son trone arme ses soldats

Hérode sur son trone arme ses soldats

Les soldats d'Hérode (détail)

Les soldats d’Hérode (détail)

Les enfants décapités

Les enfants décapités

Massacre des innocents (détail)

Massacre des innocents
(détail)

Sur le méme mur ,au registre inférieur est évoquée à gauche la présentation au temple avec le vieillard Siméon tenant dans ses bras l’enfant Jésus,tandis qu’apparait Joseph des bras duquel s’échappent deux colombes

Détail du vieillard Siméon tenant l'enfant Jésus

Détail du vieillard Siméon
tenant l’enfant Jésus

 

Joseph tenant 2 colombes (Détail de la Présentation au Temple)

Joseph tenant 2 colombes
(Détail de la Présentation au Temple)

Toujours au registre inférieur mais à droite de la fenétre est représentée une fuite en Egypte selon une iconographie classique;Joseph reçoit le message d’un ange ,puis conduit l’ane blanc sur lequel est juchée la vierge portant l’enfant

Détail de la fuite en Egypte

Détail de la fuite en Egypte

Joseph reçoit le message de l'ange

Joseph reçoit le message
de l’ange

Le mur sud montre au registre supérieur a gauche,un baptéme du Christ.Le Christ est figuré au centre du Jourdain auréolé.Une colombe apparait au dessus de sa téte.A sa gauche est présent Joseph,bras tendus vers lui,tandis qu’à sa droite un personnage déplie un linge blanc.

A droite est figurée la scène des Noces de Cana.Les Noces de Cana représentent le premier miracle du Christ selon Jean.Le Christ et la Vierge sont conviés aus noces d’un couple.Ils sont accompagnés de disciples dont Jean.En cours de repas la Vierge devant le manque de vin demande à son fils d’intervenir.Il transformera l’eau en vin.Cette scéne est rarement représentée en peinture.Les fresques de Brinay représente le seul exemple en France d’une évocation peinte des noces de Cana.Comme dans la Cène,les personnages sont figurés assis derriére une table rectangulaire recouverte d’une nappe blanche encombrée de plats et d’ustensiles divers.A Brinay,le Christ bénit de sa main droite,à sa droite figure la Vierge à coté du maitre des lieux et à sa gauche figure Jean et un deuxiéme disciple en arriére plan.A l’extrémité de la table est représenté le couple desfuturs mariés.A l’autre extrémité de la table,deux serviteurs,l’un porte une amphore sur son épaule et l’autre sert le mettre des lieux.

Les Noces de Cana

Les Noces de Cana

Le Christ et la Vierge aux Noces de Cana (Détail)

Le Christ et la Vierge aux Noces de Cana (Détail)

Le couple des futurs mariés

Le couple des futurs mariés

Deux serviteurs aux Noces de Cana

Deux serviteurs aux Noces de Cana

Détail de l'un des serviteurs

Détail de l’un des serviteurs

Le reste des images de ce mur évoquent la Tentation du Christ au désert.On y voit notamment un curieux démon barbu et ailé laissant échapper des galets en forme de petits pains.Suit l’image du Christ encadré de deux trés beaux anges les ailes déployés

Le diable de la Tentation au désert

Le diable de la Tentation au désert

Le Christ entouré de deux anges

Le Christ entouré de deux anges

Buste d'un ange

Buste d’un ange

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chapelle de Rouillac à Montcuq

1 février, 2019
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La petite chapelle de Rouillac sur la commune de Montcuq,conserve l’ensemble de peintures d’époque romanes le plus important du Quercy.Curieusement ces peintures n’ont été classées qu’en 1980.L’édifice,trés simple se compose d’une nef unique terminée par une abside à chevet plat.Les fresques sont localisées à l’abside (Voute,murs de retombées,haut du mur plat du chevet et revers du mur diaphragme)L’état des fresques ne permet pas de se faire une idée exacte de la composition de la palette originelle.Aujourd’hui les tons ocrés prédominent largement éclairés par des blancs et enrichis par un trés beau bleu,probablement de Lapis Lazzuli au niveau de la voute,dont la présence pourrait paraitre curieuse en un si modeste édifice,si la chapelle n’était pas sur l’un des chemins de St Jacques,celui reliant Le Puy à Compostelle

Ensemble des peintures de Rouillac

Ensemble des peintures de Rouillac

A la voute trone un grand Christ ,malheureusement mutilé.Il ne subsiste que la partie inférieure de la fresque (Partie inférieure du Christ et deux des 4 symboles des évangiles,le Lion de St Marc et le taureau de St Luc).Le Christ apparait dans une mandorle à bordure ocre rouge festonnée.Le Christ au manteau rougeoyant est assis sur un imposant trone couleur or dont la partie inférieure est ornée d’un motif de losanges.

La partie inférieure du Christ sur son trone

La partie inférieure du Christ sur son trone

Le lion de St Marc

Le lion de St Marc

Le taureau ailé de Rouillac sur fond bleu de lapis lazzuli

Le taureau ailé de Rouillac sur fond bleu de lapis lazzuli

Detail du taureau de St Luc

Detail du taureau de St Luc

A la retombée de la voute,coté gauche,figure une scéne assez détériorée montrant l’entrée du Christ à Jérusalem.Les apotres groupés téte contre téte accompagnent le Christ à cheval.A droite de la scène on distingue le clocher de Jérusalem émergeant du toit des maisons.La scéne est traitée quasi exclusivement en ocres rouges et jaunes se détachant d’un fond blanc.

L'entrée du Christ à Jérusalem,le jour des rameaux

L’entrée du Christ à Jérusalem,le jour des rameaux

Le Christ au centre entouré des apotres

Le Christ au centre entouré des apotres

A la retomée de la voute coté droit,est représentée une belle Cène.Dérriére une table encombrée d’ustensiles divers,le Christ au centre,offre du pain à Judas,figuré assis sur la table,affublé de tous les éléments destinés a le dévaloriser,rabougri,disproportionné ,de profil mais par contre toujours auréolé ce qui n’est pas le cas dans d’autres évocations de la Cène à cette époque (voir article La Cène).L’ensemble se déroule sous une arcade ocre rouge soutenue par de puissants piliers couronnés d’épais chapiteaux.Au dessus de la scène court une frise de grecques.

La cène à Rouillac

La cène à Rouillac

Judas assis sur la table

Judas assis sur la table

Au revers de l’arc triomphal figure le péché originel.Adam et Eve apparaissent nus de part et d’autre de l’arbre autour duquel s’enroule le serpent tournant la téte vers Eve qui tend la pomme à Adam.

Le péché originel

Le péché originel

En face,sur le mur plat du chevet,est évoquée la redemption en une scène malheureusement trés dégradée.On distingue encore les bras décharnés du Christ,cloué sur la croix par les poignets,la téte inclinée sur la gauche.Dans chacun des cantons supérieur de la croix figurent les évocations du soleil à droite et de la lune à gauche.Au premier plan ,à gauche,on discerne un personnage,probablement un soldat,et en arriére plan une femme,sans doute Marie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lavaudieu

24 janvier, 2019
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Le charmant village de Lavaudieu non loin de Brioude esr repérable par son étonnant clocher rougeatre étété à la révolution.Jusqu’au XV iéme siécle la localité était connue sous le nom de St André des champs,avant que les nones qui séjournaient au prieuré obtinssent du roi que le village soit baptisé « Vallée de dieu ».En 1966 furent découvertes dans l’église,de belles fresques datées précisément de 1315.On remarquera surtout la représentation d’une « Peste Noire »sous les traits d’une femme brandissant des fléches des deux mains.Le cloitre accolé à l’église est admirable.La galerie inférieure sur bahut se compose d’arcades reliées par une alternance de colonnes simples et jumellées remarquables.La galerie supérieure est en bois.Le cloitre de Lavaudieu est l’unique cloitre roman encore conservé d’Auvergne(Auvergne historique).Au sud du cloitre le réfectoire des moines conserve une fresque de la fin du XII ième siécle tapissant entiérement le fond du mur est terminé en arc brisé.Il s’agit de la plus vaste fresque romane de la région.

fresque au réfectoire des moines de Lavaudieu

fresque au réfectoire des moines de Lavaudieu

L’ensemble de la vaste fresque est bordurée de motifs décoratifs bleus sur fond blanc.Une bande décorative scinde l’ensemble en deux partie bien distinctes.L’espace supérieur est occupé par un grand Christ en majesté aureolé de blanc qui parait tassé dans sa gloire,comme si l’artiste ayant commencé par peindre la partie inférieure avait mal évalué l’espace restant disponible dans les parties hautes.Il en est de méme pour les deux symboles des évangiles supérieurs (représentations de Jean et Mathieu).L’ensemble est traité quasi exclusivement dans des tonalités ocres rouge et jaune et du blanc.Le dessin est assez grossier en dehors des beaux drapés des vétements du Christ.

Christ en gloire et tetramorphe

Christ en gloire et tetramorphe

La partie inférieure se présente sous l’aspect d’un linteau renfermant l’image au centre d’une vierge couronnée encadrée de deux anges tenant une tenture blanche.De part et d’autres sont figurés deux groupes de 6 apotres alignés en pieds.La palette est ici beaucoup plus riche,aux ocres et aux blancs s’ajoutent du bleu,du gris ,des teintes violines et prunes.On a l’impression que ce n’est pas le méme artiste quia oeuvré ici.Le dessin des visages des apotres tend vers le réalisme et la stylisation,toutes carctéristiques de l’évolution de la peinture à l’orée de la ‘époque gothique.L’épais tres noir qui souligne le contour des visages confirme ue oeuvre de l’extréme fin du XII ième siécle

La vierge couronnée entre deux anges

La vierge couronnée entre deux anges

Détail de la vierge,hiératique,selon une tradition toute byzantine

Détail de la vierge,hiératique,selon une tradition toute byzantine

Détail de deux des apotres encadrant la Vierge.Le second jeune et imberbe est probablement Jean

Détail de deux des apotres encadrant la Vierge.Le second jeune et imberbe est probablement Jean

Visage de l'un de apotres,souligné d'un épais trés noir caractéristique de la peiture de fin d'époque romane et du début du XIII ième siécle

Visage de l’un de apotres,souligné d’un épais trés noir caractéristique de la peiture de fin d’époque romane et du début du XIII ième siécle

 

 

 

 

 

 

 

Peinture romane dans cathédrale gothique à Nevers

18 janvier, 2019
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Si le fleuron de l’art roman à Nevers est la trés belle église St Etienne,la cathédrale gothique St Cyr et Sainte Juliette conserve des fresques au niveau de la seule partie romane de l’édifice ,l’abside surélevée sur une vaste crypte.Ces peintures restaurées en 1990,posent un probléme de datation.Habituellement considérées comme éxécutées dans la deuxiéme moitié du XII iéme siécle,de nouvelles recherches ont permis de les dater plus tot d’une période trés peu postérieure à la date de dédicace de la cathédrale primitive,c’est à dire 1058.Ainsi les peintures de la cathédrale seraient parmi les plus anciennes de Bourgogne (deuxiéme moitié du XI iéme siécle)

Lorsque je visitais l’église pour la premiére fois,les peintures n’avaient pas été restaurées et il était difficile de déchiffrer l’oeuvre et en particuler de l’apprécier.A la voute émergeait d’un fond bleu sombre,l’auréole du Christ en gloire dans un manteau rougeatre.Un médaillon renfermant un agneau pascal se détachait au centre de la voute de la travée droite

Fresque à la voute de l'abside de la cathédrale gothique de Nevers(milieu des années 80,avant restauration)

Fresque à la voute de l’abside de la cathédrale gothique de Nevers(milieu des années 80,avant restauration)

La restauration de 1990 a permis de révéler des peintures de qualité,à l’iconographie classique,mais dans une riche palette(Ocres,orangé ,vert,bleu,blanc,brun,jaune)Le grand Christ à la voute un peu disproportionné est inséré dans une mandorle borduré d’une large bande brune,elle méme limitée dans une gloire parfaitement réguliére.Le Christ dans une robe blanche recouverte d’un manteau ocre aux reflets orange léve sa petite main droite.Le visage aux grands yeux noir et à la longue chevelure bouclée porte un nimbe crucifére doré.Des symboles évangeliques ne restent que les ailes des representations

Ensemble des peintures

Ensemble des peintures

Détail du Christ en gloire dans sa mandorle

Détail du Christ en gloire dans sa mandorle

La voute de la courte travée droite qui précéde est ornée de peintures représentant les 24 vieillards de l’apocalypse,tenant chacun une coupe à la main,groupés par 4 sur 3 registres de par et d’autre d’un trés bel agneau de Dieu dans un médaillon a plusieurs cercles,circonscrit dans un rectange borduré d’une double bande ocre rouge et jaune.Il ne reste malheureusement des vieillards que 3 rangées de personnages,2 d’un coté,dont la deuxiéme tronquée et une de l’autre.

Vieillards de l'Apocalypse groupés par 4 de part et d'autre de l'Ageau de Dieu

Vieillards de l’Apocalypse groupés par 4 de part et d’autre de l’Ageau de Dieu

L’agneau de Dieu est assez particulier,déssiné de maniére stylisée,ses pates longues et fines lui donne plus l’aspect d’un cheval que d’un ovin.Le médaillon montre la présence d’un vert profond assez peu usité dans la région.Cette teinte serait le résultat de l’application préalable d’une sous couche foncée avant la mise en place d’un vert de cuivre clair.La sous couche étant destinée à assombrir l’ensemble

L'agneau pascal dans son médaillon,au centre d'une croix pattée richement décorée

L’agneau pascal dans son médaillon,au centre d’une croix pattée richement décorée

Il faut noter que l’intrados de l’arc doubleau de l’entrée montre des traces de cercles décorés.Peut etre s’agit il des vestiges d’un calendrier des mois ou d’un zodiaque

 

 

 

 

Dénezé sous le Lude

12 janvier, 2019
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L’église St Jean Baptiste de Dénezé sous le Lude,sur le plateau du Beaujois dans le département de Maine et Loire,offre la particularité d’avoir été batie  sur une source à laquelle on accéde à l’intérieur de l’édifice,par une trappe et un escalier situés a l’entrée du choeur.Cette « source miraculeuse »nommée Fontaine St Jean Baptiste est censée guérir certaines affections ophtalmologiques.

La voute du choeur conserve un tétramorphe relativement bien conservé constitué de peintures d’époques différentes .Une partie de la fresque est datable de l’extréme fin du XII ième siécle ,l’autre des XIViéme ou XViéme siécle.Il s’en suit une incongruité iconographique puisque le tétramorphe montre deux représentations de l’homme ou ange de St Mathieu,l’aigle de St Jean d’époque romane ayant lui disparu sous les peintures du XViéme.La mandorle du Christ est également déformée du fait de l’intervention postérieures  et les bordures des deux gloires apparaissent cote à cote par endroits.

Le tetramorphe de Dénezé

Le tetramorphe de Dénezé

Les symboles des evangiles entourant la gloire du Christ se répartissent en une belle image de St Mathieu en haut à gauche identifié par une inscription en lettres ocres.L’image en dessous plus effacée montre le lion ailé de St Marc.Toutes deux appartenant à la fin du XII ième siècle,tandis que de l’autre coté de la mandorle une deuxiéme image de St Mathieu du XViéme siécle remplace l’habituel aigle de St Jean.Dessous le peintre du XViéme a encadré de bordures  l’image du Taureau de St Luc figuré peint en ocre jaune ,les ailes noires.

Belle image de l'ange de St Mathieu (fin du XII iéme siécle)

Belle image de l’ange de St Mathieu (fin du XII iéme siécle)

Image du lion de St Marc (Fin du XII iéme siécle)

Image du lion de St Marc (Fin du XII iéme siécle)précédée de la représentation d’un ange du XV iéme siécle

Le peintre du XV iéme siécle a garni l’intérieur de la mandorle de belles images d’anges musiciens,selon un parti pris inimaginable au XII ième siécle.A droite deux images particuliérement réussies montrent deux musiciens  vétus de blanc,l’un jouant du luth,l’autre de la flute

Anges musiciens du XV iéme siécle à l'intérieur de la mandorle du Christ

Anges musiciens du XV iéme siécle à l’intérieur de la mandorle du Christ

dene1                                                                                                                                                                                                                  Ange musicien a l’intérieur de la mandorle et ange soutenant la mandorle a l’extérieur

Le dessin des peintures du XII iéme est assez quelconque en dehors de la belle image de l’ange de St Mathieu.La palette est a dominante claire (Blanc ,créme ,ocre jaune et rouge ,vert et un beau gris bleuté)Les fonds clairs sont parsemés d’étoiles à quatre rais ocre rouge trés réguliéres

 

Des niches peintes à Illiat

6 janvier, 2019
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l’église St Symphorien d’Illiat dans l’Ain ,mais proche de Macon conserve des peintures murales d’époque romane localisées à l’abside.Il s’agit du seul témoin de peintures du XII iéme siécle dans les Dombes.L’abside trés élégante est constituée d’une série d’arcatures ornée de chapitraux trés intéressants reposant sur des colonnettes posées sur un bahut.Quatre des 7 arcatures sont décorées de peintures,ainsi à l’abri dans des sorte de niches un peu comme à Domfront en Normandie.Ces peintures restaurées dans les années 80 ,sont datables de la premiére moitié du XII iéme et probablement exécutées « a fresco ».J’ai eu l’occasion de visiter pour la premiére fois les fresques avant restauration,elles apparaissaient alors trés dégradées

Fresques avant restauration(détail de St Marc)

Fresques avant restauration(détail de St Marc)

L’intérieur de la premiére arcature ,a gauche,montre une image de St Mard se détachant d’un fond vert

St Marc

St Marc

L’image de l’arcature la plus a droite,montre St Pierre affublé d’une énorme clé

St Pierre

St Pierre

Les deux niches centrales sont occupées par deux images de saintes.Chacune est identifiée par l’inscription MARIA.Les fonds sont occupés de larges bandes aux couleurs alternées

Deux saintes femmes aux arcatures centrales

Deux saintes femmes aux arcatures centrales

L’identification de ses deux femmes pose un probléme.Celle de droite identifiée par l’inscription SANCTA  MARIA  tenant dans sa main droite un rameau serait la vierge Marie.Celle de gauche identifiée par l’inscription MARIA;Marie Magdaléne l’une des Saintes femmes au tombeau.Au XII iéme siécle l’évocation de la résurrection du Christ se matérialisait par la représentation des Saintes Femmes ou myrophores au tombeau.Généralement en peintures les Saintes femmes sont figurées au nombre de 3(Cathédrale du Puy,St Bohaire..),Marie Magdalene,Marie mére de Jacques et Salomé.selon l’évangile de Marc ,présent ici.Trois également selon l’evangile de Luc  également, Jeanne remplaçant Salomé.Selon Jean seule Marie Magdaléne se rend au tombeau.Selon Mathieu elles ne sont que deux Marie Magdaléne et Marie mère de Jacques.Méme si Mathieu n’est pas représenté a Illiat on peut penser que les deux saintes figurées  sont Magdalena et Marie mère de Jacques ,conformément a l’évangile de Mathieu.

Maria Magdalène

Maria Magdalène

Marie mère de Jacques

Marie mère de Jacques?

L’ensemble est trés harmonieux.La palette riche(Verts,Bleu,gris,ocres,blanc).Le dessin est graphique,notamment au niveau des drapés,donnant aux peintures une impression statique,avec quelques disproportions au niveau des mains en particulier.Le hiératisme byzantin des personnages n’est pas sans évoquer les peintures de St Lizier en Ariége ,voire des Grottes de Jonas en Auvergne(Voir articles).Il est probable que figurait à l’origine un Christ en majesté figuré à la voute

 

 

 

 

 

 

 

Coulongé

1 janvier, 2019
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L’église St Lubin de Coulongé,au sud du département de la Sarthe,non loin du Lude,conserve des vestiges de peintures murales de fin d’époque romane,localisées à la voute  et au mur en hemicycle de l’abside semi circulaire.Les fresques sont dégradées et les tons utilisés clairs ,comme souvent dans ces régions du centre ouest.La palette comporte des ocres rouges et jaunes,du vert,du blanc et du gris ainsi que des traces de bleu.Le dessin est souligné d’un fin trait gris

Christ en gloire de Coulongé

Christ en gloire de Coulongé

Le Christ dnas une gloire allongée bénit d’une main droite pataude ,sa main gauche tenant le livre a disparu,la voute à cet endroit étant percée par une poutre.La gloire est assez irréguliérement dessinée ,délimitée par une double bordure brune et ocre jaune enfermant un décor végétal élégant composé d’une alternance  de rameaux verts et ocres sur fond blanc.Le visage du Christ est assez sommairement traité à l’exception des cheveux aux reflets roux parfaitement peignés

Le visage du Christ

Le visage du Christ entoué de son nimbe crucifére

Autour de la mandorle apparaissent encore les symboles évangéliques dégradés se détachant d’un fond blanc constéllé d’étoiles à 6 branches ocres rouges trés réguliéres.L’aigle de St Jean est le mieux conservé,affublé d’une auréole d’un vert encore trés soutenu.

Aigle de St Jean

Aigle de St Jean

Le taureau ailé de St Luc

Le taureau ailé de St Luc

 

Autour on distingue encore des images d’anges complétant la décoration de la voute

Détail d'un ange à la voute de l'abside

Détail d’un ange à la voute de l’abside

La large bordure de séparation séparant la voute du mur en hémycycle ,bien que trés dégradée ,est intéressante.On y distingue ,à coté de motifs végétaux,des personnages et des animaux.Une des images montre deux personnages en habits de paysans légérement penchés  vers deux animaux.La scéne evoque la glandée,généralement représentée aux calendriers des mois des intrados de l’arc triomphal.L’artiste a t il utilisé la bordure comme support des représentations des travaux des mois?

Détail de la bordure de séparation de la voute et du mur en hémicycle

Détail de la bordure de séparation de la voute et du mur en hémicycle

Le mur en hémicycle laisse encore apparaitre des traces de peintures.On y distingue des personnages nimbés.S’agit il du collége apostolique?l’un des personnages trés effacés tient un livre entre ses doigts.

 

 

 

Le tetramorphe de Curgy

27 décembre, 2018
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L’église St Férreol de Curgy ,prés d’Autun,est un solide édifice de la fin du XI iéme siécle,au massif clocher.La nef de quatres travées ,est bordée de collatéraux couverts d’une voute soutenue par des arcs en quart de cercle servant d’arc boutant à la voute de la nef.Des peintures ornent la voute en cul de four de l’abside principale.Des traces de fresques subsitent aussi à l’absidile sud ,mais elles ne sont plus d’époque romane.

A la voute de l’abside principale trone un grand Christ accompagné du tetramorphe.L’ensemble est bien conservé ,équilibré et harmonieux .Seule la partie la plus inférieure de la fresque,a la limite du mur en hémicycle est détériorée par une niche ménagée au XVIII iéme siécle dans de belles boiseries aux nches occupées par des statues.L’intrados de l’arc d’entrée à labside est décoré d’une sorte de chaine de feuilles dont les ramures jaunes grossiérement exécutées donnent l’impression d’une fleur à l’intérieur de chaque feuilles

Vue d'ensemble de la fresque tapissant la voute de l'abside principale

Vue d’ensemble de la fresque tapissant la voute de l’abside principale

Les peintures sont datables du premier tiers du XII iéme siécle.Le Christ est inséré dans une mandorle aux bords irrégulier.Il est assis sur une sphére donnant à l’ensemble l’aspect d’une double gloire.Le siége du Christ est décoré de chaque coté de plusieurs étages d’arcatures évoquant une cité.Le Christ est vétu d’un bel habit ocre rouge et blanc.Le drapé des vétements est simple.Le nimbe crucifére a fond blanc légérement bleuté est tracé irréguliérement,La mains droite levée,grossiérement reproduite,semble flasque.Les yeux en amande ont perdu en grande partie leur pupilles donnant au Christ un regard etrange.

Le Chist dans sa mandorle

Le Christ dans sa mandorle

Détail du Christ de Curgy

Détail du Christ de Curgy

L’intérieur de la mandorle gris clair est décoré de rinceaux à peine ébauchés.La large bordure de la gloire montre deux bandes ocre rouge enserrant une série de carrés et rectangles à fond jaune refermant des oves à deux couleurs alternées ocre rouge et gris.La présence de ses oves comme motif décoraif est un des éléments permettant e penser que ces peintures ont subi une influence catalane.Les fresques de Curgy appartiennet à un groupe de peintures bourguignonnes (Burnand,Moutiers en Puysaye,Auxerre)ou la palette est extrémement réduite et privée de verts et de bleus comme si leurs peintres avait été insensible aux influences clunisiennes et byzantines d’autres oeuvres peintes de la région. A Curgy la palette est réduite à de l’ocre rouge ,du jaune,du blanc et du gris et ce n’est pas le moindre des mérites du peintre que d’étre parvenu,par un habile positionnement des couleurs,en dépit de la médiocrité du graphisme,a rendre l’ensemble de l’oeuvre équilibrée et élégante.

Les quatre éléments du tetramorphe qui entourent classiquement le Christ,sont traités schématiquement ,les corps jaunes,les ailes bicolores ocre rouge et grises se détachant du fond gris trés clair de la mandorle

L'ange de St Mathieu en haut à gauche,tenant le livre

L’ange de St Mathieu en haut à gauche,tenant le livre

L'aigle de St Jean ,en haut à droite,affublé d'un curieux bec qui le fait ressembler à un vautour

L’aigle de St Jean ,en haut à droite,affublé d’un curieux bec qui le fait ressembler à un vautour

Le lion de St Marc dont la téte évoque un ours et doté d'une trés longue queue,en bas ,à gauche

Le lion de St Marc dont la téte évoque un ours et doté d’une trés longue queue,en bas ,à gauche

Le taureau de St Luc ,en bas ,à droite,dont la patte arriére déborde des limites de la bordure

Le taureau de St Luc ,en bas ,à droite,dont la patte arriére déborde des limites de la bordure

Autour des 4 symboles des evangiles,le fond de la fresque est occupé de représentations végétales sous forme de rameaux rudimentaires terminés de pointes triangulaires ocre rouges offrant de grandes ressemblances avec la décoration végétale ornant la fresque de l’entrée du Christ à Jérusalem de Chalivoy Millon en Berry

 

 

 

 

 

 

La chapelle Saint-Martin en plaine

24 décembre, 2018
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Le village de la Chapelle St Martin en plaine,prés de Blois conserve en l’église du hameau du Villiers des peintures murales découvertes en 1946,qui font aujourd’hui l’objet d’une restauration;le terme sauvetage serait plus adequat,sous l’impulsion d’une méritoire association locale.

Ces peintures datées du XII ième siécle occupent les murs et la voute de l’abside ou trone un Christ entouré d’anges et des symboles evangéliques en partie effacés.Le Christ dans une mandorle parfaitement réguliére présente sa main droite ouverte tandis qu’il présente de sa main gauche le livre ouvert.Parmi les quatre symboles,l’image de l’aigle de St Jean est la mieux conservée.Le bel aigle jaune tient entre ses serres un phylactére déroulé.

Christ en majesté et aigle de St Jean

Christ en majesté et aigle de St Jean

Dessous on distingue les éléments d’une cité,un clocher surmonté d’une croix pattée et une sorte de donjon à toiture.Ces représentations architecturales se prolonge tout au long du mur de l’abside,au dessus d’une série d’arcades plein cintre soutenues de fines colonnes jaunes surmontées de frustres chapiteaux.Sous chaque arcade figurent en pied de part et d’autre de la fenétre axiale six des douze apotres.D’un coté seul St Pierre est identifiable à ses clés,de l’autre St André identifiable à une inscription « Andreas »,est accompagné d’un apotre non identifié et de St Paul reconnaissable à son épée et à sa calvitie.Les fonds des arcades sont trés clairs parsemés d’étoiles à quatre rais et de fleurs à quatre pétales,offrant une ressemblance avec les fonds des peintures du début du XIII ième de l’église de Sainte marie aux Anglais en Normandie.La médiocrité générale du dessin,probablement oeuvre d’un atelier local révéle aussi une similitude avec les peintures normandes.La palette apparait ici par contre beaucoup plus riche en dépit du mauvais état des peintures et particuliérement au niveau du Christ en majesté qui semble avoir retenu,comme souvent,toutes les attentions du peintre(ocre rouge,jaune ,blanc ,crème,vert,violine ,gris).

st André à droite et St Paul à gauche sous des arcades et les images d'une cité

st André à droite et St Paul à gauche sous des arcades et les images d’une cité

Détail de St André se détachant d'un fond blanc décoré d'étoiles à 4 branches et de fleurettes

Détail de St André se détachant d’un fond blanc décoré d’étoiles à 4 branches et de fleurettes

St Paul sous une arcade portant l'épée et au dessus les restes d'un ange

St Paul sous une arcade portant l’épée et au dessus les restes d’un ange

Les 6 apotres manquants devaient figurer sur les murs latéraux comme en témoignent les traces de parties de nimbes et d’arcades.Au niveau de l’extrados de l’arc triomphal on peut admirer une trés belle représentation d’un sagittaire bien conservé dans des tonalités ocres rouges aux beaux reflets rosés

Un sagittaire à l'arc triomphal

Un sagittaire à l’arc triomphal

 

 

 

Interprétation des images,chapelle Ste Radegonde de Chinon

16 décembre, 2018
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La chapelle Ste Radegonde est creusée dans le roc d’une falaise dominant la ville de Chinon.L’accés à la chapelle s’effectue par un petit portail plein cintre surmontant quelques marches d’un escalier.On pénetre dans une cour à ciel ouvert correspondant à l’emplacement de l’ancienne nef du XI iéme siécle.Tout autour de la cour sont exposés 22 sarcophages,tandis que d’autres objets retrouvés dans les tombes sont exposés dans une vitrine.Les peintures occupent le mur de fond d’une chapelle rupestre contigue.Les fragments restants ne représentent probablement qu’une partie de l’ensemble des peintures qui devait tapisser les murs à l’origine.Les peintures présentes montrent une belle frise de 5 cavaliers.La partie basse de la scéne a disparu.L’ensemble devait etré encadré comme en témoigne la présence d’une bande brunatre délimitant la scéne à la partie supérieure.Ces peintures sont datées de l’extréme fin du XII iéme siécle et furent découvertes en 1964.La palette est trés riche ,les couleurs encore trés vives par endroit.Les vétements sont traités avec infiniment de détails,les chevaux avec beaucoup de réalisme et de soins.

Frise de 5 cavaliers

Frise de 5 cavaliers

Le premier cavalier chevauche un cheval blanc.Sa téte est couronnée.Il arbore une abondante barbe rousse et porte une cape dont le revers est décoré du fameux vair(voir article sur les costumes à travers la peinture romane) L’index de sa main gauche semble indiquer la voie

Premier cavalier royal

Premier cavalier royal

Le deuxiéme cavalier est une cavaliére aux longs cheveux blonds présentant sa main droite ouverte devant elle ,juchée sur un cheval figuré bouche entrouverte.Le troisiéme cavalier portant une couronne quasi identique que celle du premier,sertie de pierres précieuses tend la main vers le cavalier qui le suit.Le vair de sa cape est identique à celui du premier cavalier.

Deuxiéme et troisiéme cavaliers

Deuxiéme et troisiéme cavaliers

Le quatriéme cavalier tient au bout de sa main gauche gantée de jaune un faucon malheureusement a demi effacé.La robe du cheval jaune pommelé de vert est superbe.Il se penche en avant vers la main rendu du roi qui le précéde.Il porte un casque conique identique a celui du dernier cavalier ,probablement une cavaliére aux longs cheveux débordant du casque,la cambrure des reins marquée et les traits du visage plus fins .Elle léve le bras droit et de son indes légérement recourbé elle semble indiquer la direction ou désigner quelqu’un(Voir l’article Des mains)Les couleurs de ses vétements sont superbes

Quatrième et cinquième cavalier

Quatrième et cinquième cavalier

L’etude de ses peintures a donné lieu à plusieurs interprétations.La plus courante consiste à y voir l’enlévement d’Isabelle d’Angouléme (deuxiéme cavalière)par le « roi » Jean sans Terre (premier cavalier)son futur époux.Le troisiéme cavalier serait Hugues de Lusignan,le fiancé d’Isabelle d’Angouléme qui assisterait impuissant à l’enlévement de sa promise par le roi Jean sans terre.Pour d’autres la deuxiéme cavaliére serait Aliénor d’Aquitaine mére de Jean sans Terre.

Isabelle d'Angouléme ou Aliénor d'Aquitaine?

Isabelle d’Angouléme ou Aliénor d’Aquitaine?

La présence d’un cavalier au faucon évoque à d’autres,une banale scéne de chasse royale

 

Main au faucon du quariéme cavalier

Main au faucon du quariéme cavalier

François Garnier,grand spécialiste de l’image médiévale et de la gestuelle en particulier emet une autre hypothése en s’appuyant sur des textes consacrés à la vie de Sainte Radegonde mais aussi sur son expertise à propos des signes de la main.Ainsi selon lui le troisiéme cavalier accompagné d’une jeune femme,en tournant sa téte couronnée vers ses poursuivants indique qu’il fuit les pousuivants.Sa main ouverte est signe d’acceptation.La cavaliére main ouverte en signe d’acceptation n’est autre que Radegonde qui selon les textes était « de nation barbare du pays de Thuringe ».L’expédition contre les « barbares de Thuringe,fut conduite en 531 par deux fils de Clovis Clotaire Ier et Thierry Iier.Le premier roi cavalier serait Thierry.Son index droit levé mais légérement orienté vers l’avant ,indiqueraità la fois la direction à suivre mais aussi la volonté de fuite

Thierry premier,fils de Clovis,doigt indiquant la direction et la volonté de fuite?

Thierry premier,fils de Clovis,doigt indiquant la direction et la volonté de fuite?

Le deuxiéme cavalier couronné au visage plus juvénile,serait Clotaire Premier.Il tourne sa téte en arriére en direction des poursuivants en signe de volonté d’eloignement.

téte de Clotaire Premier?

téte de Clotaire Premier?

Bras et main ouverte vers l'arriére de Clotaire Premier

Bras et main ouverte vers l’arriére de Clotaire Premier

Les deux derniers cavaliers seraient des poursuivants « barbares »comme en temoignent leur casques conique.Le dernier cavalier dont François Garnier n’évoque pas la féminité,léve le doigt de sa main droite courbé vers l’avant pour indiquer la direction

Détail de l'avant dernier cavalier

Détail de l’avant dernier cavalier

Derniére cavaliére l'index dirigé vers l'avant

Derniére cavaliére l’index dirigé vers l’avant

 

 

 

 

 

 

 

Main au faucon du quatriéme cavalier

 

 

 

Les Salles Lavauguyon

5 décembre, 2018
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Le village des Salles Lavauguyon en haute Vienne,au sud de Rochechouart,aux confins des Charentes et du Limousin,possède une église renfermant l’un des plus importants ensemble de peintures murales du XII ième siécle de notre pays.C’est en 1985 qu’une partie des fresques fut mise à jour à l’occasion du nettoyage des murs rongés par l’humidité.En 1987 une deuxiéme campagne de fouilles permis de réveler l’ensemble des peintures qui s’étalent sur 250 métres carrés.L’eglise Saint Eutope est un édifice à façade de type charentais.Un fois la porte franchie on découvre une nef de quatres travées flanquée d’étroits collatéraux en légére montée du XII iéme siécle avec des éléments du XI iéme,débouchant sur un choeur du XIIIiéme plus large que la nef.Les murs des bas cotés de la nef sont chacun percés d’une fenétre haute,la circulation est assurée par d’étroites ouvertures dans les imposant piliers de la nef.

La grande majorité des peintures semble avoir été exécutée selon la technique de la vraie fresque,ce qui pourrait expliquer leur relatif bon état de conservation,surtout dans les parties hautes ,en dépit de l’humidité ambiante.Les peintures de grande qualité montrent une palette trés riche(rouges,jaunes,ocres,blanc,brun,vert,et différents bleus dont un bleu trés profond et trés vif).Le style est alerte,le traitement des visages remarquable.La forme des grands yeux en amande et aux larges pupilles donnent aux visages une impression unique.Il faut aussi remarquer la longueur démesurée des mains comme à St Savin.Les peintures sont datées de 1180.

Visage d'un personnage anonyme (Mur des bas cotés de la nef)

Visage d’un personnage anonyme (Mur des bas cotés de la nef)

L’iconographie n’est pas des plus conventionnelle,.Ainsi le revers de la façade occidentale est occupé par diverses images en plusieurs registres superposés ou scénes de l’Ancien et du Nouveau testament se mèlent,sur un espace habituellement dévolu,surtout à la fin du XIIiéme siécle à des images d’un Jugement dernier.L’interprétation du programme n’est pas simple ni le sens de la lecture,méme si les bandes colorées qui tapissent le fond des peintures incite à une lecture horizontale des scénes.

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Ensemble des peintures au revers de la façade occidentale

Ensemble des peintures au revers de la façade occidentale

Les peintures sont disposées en 5 registres superposés et se détachent d’un fond constitué de larges bandes de couleurs alternées,rouge,bleu,blanc et jaune.Le cinquiéme registre ,le plus inférieur est presque totalement effacé,comme c’est d’ailleurs le cas en de nombreux édifices peints.A portée de mains de fidéles et de visiteurs plus ou moins scrupuleux,ces registres sont rarement déchiffrables.

A l’emplacement 1 L’extrados de l’arc principal conserve des traces d’une décoration ou apparaissent des animaux fantastiques.

A l’emplacement 2 Une bande décorative composée d’une série d’ondulations rouges sur fond bleu.

A l’emplacement 3  A droite de la fenétre axiale,est magnfiquement évoquée la création,dans un tableau rectangulaire borduré de deux bandes ocre rouge et jaune.Le fond est constitué de bandes colorées parmi lesquelles un bleu somptueux et unique duquel se détache entre autre le Christ au centre ,vétu de rouge,au nimbe crucifére blanc.

Détail de la création;Dieu et Christ au nimbe crucifére

Détail de la création;Dieu et Christ au nimbe crucifére

A l’emplacement 4 A gauche de la fenétre est figurée une belle annonciation malheureusement amputée de son ange révéle une admirable image de la Vierge.Le faste des habits,la brillance des couleurs évoquent une peinture byzantine

Vierge de l'Annonciation

Vierge de l’Annonciation

A l’emplacement 5 Ce deuxiéme registre est consacré à l’enfance du Christ.A droite figure une nativité malheureusement trés dégradée

A l’emplacement 6 Le tableau central représente une annonce aux bergers.Un bel ange fait face à des bergers dont il ne reste que les parties inférieures.Ils sont précédés d’un groupe de moutons blancs et d’une chévre noire

L'annonce aux bergers

L’annonce aux bergers

A l’emplacement 7.Il est consacré à l’adoration des Mages.L’intérét principal de la scéne réside dans le traitement particulier réservé à l’enfant sur les genoux de sa mére.L’enfant est déssiné minuscule,et pourtant on ne voit que lui,vétu d’un habit d’or.Ses longs cheveux trés noir contrastant avec la bande blanche qui sert de fond à la scéne.

A l’emplacement 8.Il raconte l’offrande des justes.Trois personnages apportent des présents,le dernier tient un mouton blanc sous le bras.

A l’emplacement 9 Ici est développé un théme contraire au précédent,les Vices.On distingue deux personnages nus dont les jambes sont disposés de maniére symétrique.L’un d’eux subit un etranglement,tandis que l’autre a le coeur arraché par des oiseaux.

A l’emplacement 10 Mérétrix la prostituée symbolise la Luxure.La scéne est trés effacée

La prostituée Mérétrix assise sur  une ville

La prostituée Mérétrix assise sur une ville

A l’emplacement 11 Tout ce registre,le quatrième,est consacré à la légende de Saint Eutrope patron de l’église.Ici le saint est agenouillé dans un habit bleu ciel,léve les bras aux cieux en direction de la main divine qui descend d’un nuage.De part et d’autre deux groupes de personnages lui lancent des pierres

La lapidation de Saint Eutrope

La lapidation de Saint Eutrope

A l’emplacement 12 Un chien blanc colliérisé assis fait face au saint tandis qu’un groupe d’oiseaux blancs volent autour de lui

A l’emplacement 13 On voit le saint sortie de son tombeau;c’est l’exhumation de St Eutrope.

A l’emplacement 14 Les peintures sont presque totalement effacées

Les peintures s’étalent aussi sur les murs nord de la nef et des bas cotés.Sur le mur nord de la nef,à la premiére travée sont évoquées les différentes éetapes de la Tentation.Elles font suite aux images de la Création figurées au registre supérieur du revers de la façade occidentale.

la Tentation

la Tentation

Sur le mur du bas coté nord,toujours au registre supérieur,et de part et d’autre de la fenétre de la premiére travée,apparaissent deux images de saints non identifiés figurés assis.Dessous est figuré le martyre de Sainte Valérie.Dans une premiére scéne la sainte est décapitée.Elle apparait dans une deuxiéme scèneapportant sa téte à St Martial

Belle image d'un saint non identifié au regitre supérieur de la premiére travée du bas coté nord

Belle image d’un saint non identifié au regitre supérieur de la premiére travée du bas coté nord

A la deuxiéme travée du bas coté Nord,est relatée le martyre de Sainte Agathe.Un bourreau lui arrache les seins a l’aide d’une tenaille,sous les yeux de Quintien.A la scéne suivante,Agathe remet les clés à St Pierre

Sur le méme coté nord à la troisiéme travée apparaissent de peintures du XVI iéme siécle consacrées à la vie de saints.

A la quatriéme travée sous une série d’arcades est évoqué le martyre d’une sainte non identifiée et d’un personnage assis non identifié

Personnage non identifié au mur du bas coté nord

Personnage non identifié au mur du bas coté nord

Les peintures ,coté opposé,sur les murs de la nef et du bas coté sud,à la premiére travée,subsitent les traces d’un massacre des innocents.Sur le mur des bas cotés est évoquée la vie de St Laurent tandis que son martyre est évoquée sur le mur occidental.Le saint est allongé sur un grill,tandis que des bourreaux le menacent de leurs fourches.

Saint Laurent

Saint Laurent

Visage de St Laurent

Visage de St Laurent

Lempereur Déce (Martyre de St Laurent)

Lempereur Déce (Martyre de St Laurent)

Un bourreau (Martyre de St Laurent)

Un bourreau (Martyre de St Laurent)

 

 

Les deuxième et troisième travées coté sud,sont dépourvues de peintures

A la quatriéme travée,un grand St Christophe semble s’opposer aux desseins du roi Dannus selon une iconographie que nous avons déja rencontrée a Couddes dans le Loir et Cher.A droite Christophe repousse les fléches tandis que Dannus est éborgnée par l’une d’entre elles.

Sur le mur du bas coté sud,toujours à la quatriéme travée,on peut voir l’image détériorée d’un saint.Une inscription permet de l’identifier comme étant le prophéte Aaron

Le prophete Aaron

Le prophete Aaron

Les derniers piliers de la nef ,à l’entrée du choeur,conservent sur leurs faces orientales deux images de personnages identifiés comme étant deux anciens prieurs.Bernardus a gauche malheureusement en partie effacée et le prieur Boso identifiable par une inscription dans un cadre bordurée de jaune et rouge au fond particuliérement décoré.L’ensemble évoque le couvercle d’une pierre tombale

Visage de Bernardus

Visage de Bernardus

Le prieur Boso

Le prieur Boso

Visage du prieur Boso

Visage du prieur Boso

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Descente de croix

19 novembre, 2018
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

La descente de croix qui suit la crucifixion est rarement représentée simultanément en peinture.L’iconographie qui s’inspire quasi exclusivement de modéles byzantins est ,à quelques rares exceptions rigoureusement respectée.Figurent toujours les représentations du soleil et de la lune,la Vierge à la droite du Christ,Jean à sa gauche,Joseph d’Arimathie et Nicoméde remplacent en quelque sorte,le porte lance et le porte éponge de la crucifixion.Jésus toujours nimbé penche sa téte vers la droite,en direction de Marie qui pose tendrement son visage sur la main droite de son fils décrochée de la croix.Joseph d’Arimathie soutien le corps du Christ tandis que Nicoméde retire le clou de la sa main gauche.Jean a gauche de la scéne pose sa main sur son visage en signe d’affliction.

Descente de croix aux grottes de Jonas (Puy de Dome)

Descente de croix aux grottes de Jonas (Puy de Dome)

La descente de croix de Jonas (Voir article sur les grottes de Jonas) est probablement la plus ancienne que nous conservions.Elle est malheureusement trés abimée.On y voit Nicoméde muni d’une énorme pince retirant le clou de la main du Christ.De grosses gouttes de sang s’échappent de la plaie.Les mains de Joseph d’Arimathie agrippent le bras du Christ comme si il voulait aider Nicoméde à le déclouer.Dans les cantons supérieurs de la croix apparaissent les représentations du soleil et de la lune

A Vic dans l’Indre une descente de croix occupe le registre inférieur du mur de séparation de la nef et du choeur,coté nef.L’iconographie y est on ne peut plus classique et fidéle aux modéles byzantin

Descente de croix à Vic (Indre)

Descente de croix à Vic (Indre)

Il en est de méme au Liget en Indre et Loire (Voir article sur Le Liget) si ce n’est qu’ici tous les personnages sont nimbés y compris Nicoméde otant le clou de la main du Christ

Descente de croix aux murs en rotonde de la chapelle du Liget

Descente de croix aux murs en rotonde de la chapelle du Liget

La plus belle figure sans doute au mur de séparation de la nef et du choeur de l’église de Varenne Bourreau (Voir article sur Varenne Bourreau)

Descente de croix de Varenne Bourreau (Mayenne)

Descente de croix de Varenne Bourreau (Mayenne)

Mais la plus étonnante figure aux voutes de la crypte de Tavant.Encore une fois le peintre de Tavant se singularise.Ici en effet les gras de la croix sont constitués de deux troncs de couleur verte.Au dessus un main divine apparait a travers les nuages.Tous les personnages sont au pied de la croix .Joseph assis dérriere le Christ dont la téte est soutenue par Marie agenouillée et placée a gauche de son fils.Jean est figuré à droite de la croix et identifié par son nom inscrit au dessus.Nicoméde ne décloue pas le Christ ,il est assis au pied de la croix au premier plan.

superbe descente de croix à la crypte de Tavant (Indre et Loire)

superbe descente de croix à la crypte de Tavant (Indre et Loire)

 

 

 

Avord

15 novembre, 2018
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

Le village d’Avord dans le Cher à quelques kilométres a l’est de Bourges,dans une région que l’on nomme Septaine,est plus connu pour son importante base aérienne que pour son église mutilée du XII iéme.L’édifice vaut surtout pour son frontispice dont le pignon est orné  d’une grande croix à agneau pascal sous une large arcade plein cintre selon un modéle que l’on retrouve en Berry à Charost,Mehun,Vornay ou encore Jussy champagne.A l’intérieur subsitent des fresques du XIIiéme siécle localisée dans un local qui fait office de choeur mais qui ne serait en fait qu’une partie de l’ancien transept dont il ne reste que la coupole et deux puissant piliers.Ces peintures de qualité moyenne (dessin schématique,personnages hiératiques,palette restreinte)furent découvertes en 1954 à l’occasion de travaux.Les deux plus belles images,celles de St Pierre a gauche reconnaissable a sa clé et de St Paul à droite tenant le livre de la loi et affublé d’une étonnante méche de cheveux en forme d’accroche choeur venant masquer en partie sa calvitie,s’étalent de part et d’autre de la fenétre axiale du mur de fond.Des traces de couleurs sous les peintures donnent a penser qu’il existait une décoration peinte dessous antérieure a l’actuelle.

St Pierre et St Paul de part et d'autre de la fenétre axiale (Aprés restauration)

St Pierre et St Paul de part et d’autre de la fenétre axiale (Aprés restauration)

 

Visage de St Pierre (avant restauration)

Visage de St Pierre (avant restauration)

Visage de St Paul tenant le Livre (Avant restauration)

Visage de St Paul tenant le Livre (Avant restauration)

 

Belle clé tenue par St Pierre(Avant restauration)

Belle clé tenue par St Pierre(Avant restauration)

Les murs latéraux sont ornées de peintures sur deux registres ,dans des cadres bordurés d’une double bande ocre rouge et jaune.Au mur Nord les peintures sont trés éffacée.Au registre supérieur du mur Sud apparaissent tronqués des bustes de personnages non identifiables Peut étre des apotres.Au registre inférieur du mur sud est figurée l’image d’une femme non identifiée dans une robe rougeatre sur laquelle tombent des long cheveux blonds

Image d'une femme non identifiée au registre inférieur du mur sud

Image d’une femme non identifiée au registre inférieur du mur sud

Sur les piliers de l’arc d’entrée subsistent deux images abimées d’évéques.Celui du pilier sud est mieux conservé avec crosse et palium.Peut etre s’agit il de l’image de St Hugues patron de l’église

Evéque au pilier sud de l'arc d'entrée

Evéque au pilier sud de l’arc d’entrée

 

 

 

 

 

 

Crucifixions

11 novembre, 2018
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Dans les scénes de la passion la crucifixion qui suit le portement de croix et précéde la descente de croix est figurée seule.Cette scéne a haute portée symbolique est reproduite selon une iconographie strictement codifiée.A l’époque romane le Christ sur sa croix est entouré  a sa droite du porte lance,Longinus et a sa gauche du porte eponge Stephanus tous deux identifiés parfois par une inscription.Ils sont accompagnés de Marie toujours a la droite du Christ et de Jean a sa gauche.Il arrive que la scéne soit circonscrite dans un cadre (St Jacques des guerets,cloitre de la cathédrale du Puy)et dans ce cas seuls sont figurés Marie et Jean.Les cantons supérieurs de la croix sont toujours occupés par des représentations du soleil et de la lune le plus souvent dans des médaillons.Dans la tradition grecque,Jésus est figuré nu,uniquement vétu d’un pagne autour de la taille et imberbe.Dans la tradition syrienne Jésus est vétu d’une longue tunique et apparait barbu.La peinture romane a conservé la nudité grecque et la barbe syrienne.Le Christ est toujours figuré vivant ,yeux ouverts,affublé de son nimbe crucifére.La couronne d’épine et les instruments de la passion n’apparaitront vraiment qu’a l’époque gothique.Le crucifixions ne font pas partie des scénes les plus représentées comme si le peintre roman eprouvait des réticences a montrer la souffrance du Christ.Elles nous arrivent souvent tronquées,sans la partie basse de la scéne ;peut etre une conséquence de l’emplacement de cette scéne sur les murs de l’abside ou du choeur

Crucifixion a St Pierre les églises prés de Chauvigny dans le Poitou

Crucifixion a St Pierre les églises prés de Chauvigny dans le Poitou

Cette représentation de la crucifixion est probablement la plus ancienne visible sur notre territoire.Les peintures sont datées de la fin du Xiéme siécle ou début du XI iéme,méme si certains spécialistes estiment ,en s’appuyant sur la facture du dessin,que ces peintures seraient plus tot un oeuvre de fin d’époque romane exécutée par un petit atelier local.Il est a noter l’etrange nimbe décoré d’un tréfle a 4 feuilles.

St Pierre les églises,le porte lance Longinus identifié par une inscription

St Pierre les églises,le porte lance Longinus identifié par une inscription,affublé d’un curieux couvre chef

A St Jacques des Guérets prés de Montoire dans la vallée du Loir,les fresques de la fin du XIIième siécle,montrent une trés belle crucifixion enserrée dans un cadre en raison de l’architecture particuliére de l’édifice.Les peinture s’étalent de part et d’autre d’une fenétre axiale.Un tableau renfermant une magnifique image d’un Christ en majesté entouré du tetramorphe fait le pendant dans son cadre a la crucifixion de l’autre coté de la fenétre

La crucifixion dans son cadre,à St Jacques des Guérets.

La crucifixion dans son cadre,à St Jacques des Guérets.

Il est a noter les deux trés belles images du soleil et de la lune.Ici seuls sont figurés Marie et Jean.On remarque la présence des clous dans la main du Christ conformément a une tendance a plus de réalisme apparue dés le XIIIiéme siécle

a Allouis dans le Cher prés de Mehun sur Yévre,un crucifixion occupe la partie basse du mur de l’arc triomphal .Malheureusement ,comme souvent la partie basse de la scéne est complétement effacée.Autour du Christ sur sa croix ne subsite que le visage de Jean..L’image du Christ décharné et aux bras squelettiques est impressionnante.

Le Christ sur sa croix a Allouis (Cher)

Le Christ sur sa croix a Allouis (Cher)

A Montgauch en Ariége,pres de St Girons,une belle crucifixion ,malheureusement par endroit trés abimée ,montre au registre inférieur du mur en hémicycle de l’abside,l’ensemble des « participants »(vierge ,longinus,Stephanus,et Jean)se détachant d’un fond vert.La crucifixion est accompagnée des restes d’une scéne rarement figurée au XII iéme siécle en peinture,la flagellation

Christ de la crucifixion a Montgauch (Ariége)

Christ de la crucifixion a Montgauch (Ariége)

A Lourouer St Laurent prés de la Chatre dans l’Indre,une crucifixion de fin d’époque romane occupe bien conservée, un grand rectangle,permettant d’apprécier l’ensemble des éléments de la scéne

Crucifixion à Lourouer St Laurent (Indre)

Crucifixion à Lourouer St Laurent (Indre)

La chapelle des Morts, au magnifique cloitre de la cathédrale du Puy,ainsi nommée parce que les chanoines y furent ensevelis,montre une trés belle crucifixion du XIII iéme siécle occupant tout le mur de fond de la chapelle.Le Christ en croix accompagné de la Vierge et de Jean ,ensérrés dans un rectangle sont entourés de 4 prophétes déroulanr des phylactéres.Dans les cantons supérieurs de la croix deux anges a genou présentent les images du soleil et de la lune.Du visage du Christ ,yeux clos ,traité de maniére trés réaliste,se dégage la souffrance.l’ensemble est clairement d’inspiration byzantine et mauresque

Fresque XIII iéme siécle de la crucifixion à la chapelle dite des morts du cloitre de la cathédrale du Puy

Fresque XIII iéme siécle de la crucifixion à la chapelle dite des morts du cloitre de la cathédrale du Puy

A la limite des départements de l’Indre et de la Vienne sur la commune de Mérigny,la chapelle du chateau de Plaincourault,appartenait à une commanderie de l’ordre de St Jean de Jérusalem.Des peinturres murales des XV iéme et du XII iéme siécle tapissent essentiellement les murs du choeur.Elles se superposent en tableaux  entre les fenétres a larges ébrasements.Les peintures datées de la date de construction de l’edifice ,c’est a dire la fin du XII iéme siécle montrent en particulier la tentation d’Adam et Eve et une crucifixion presentant des caractéres archaisants et des ressemblances avec celle de St Pierre les églises distante seulement d’une quarantaine de kilométres.Le Christ sur une croix potencée est encadré de Longinus et Stephanus qui précédent Marie a la droite du Christ et Jean à sa gauche.Les représentations du soleil et de la lune sont trés éffacées.Stephanus et Longinus portent un bonnet trés ressemblant a celui de leurs homologues de St Pierre les églises.les peintures ne sont pas d’une grande qualité et la palette est assez pauvre.

Crucifixion a l'ancienne chapelle du chateau de Plaincourault (Indre)

Crucifixion a l’ancienne chapelle du chateau de Plaincourault (Indre)

Au hameau de Caldégas,sur la commune de Bourg madame dans les Pyrénées Orientales la petite église du premier age roman méditérranéen renferme des peintures murales du XIII iéme siécle,mais qui ont conservé leur esprit roman.Il en est ainsi d’une belle crucifixion trés colorée,comme souvent dans les peintures catalanes

Crucifixion à Caldégas

Crucifixion à Caldégas

Le Christ sur une croix aux bois non équarris est accompagné classiquement su porteur de lance et du porteur d’eau.A coté ,toujours sur le mur de l’abside figure une descente de croix

La trés ancienne abbaye de St André de Soréde dans les Albéres non loin d’Argelés sur mer,ne conserve plus que son église et les remarquables sculptures qui l’ornaient.Le cloitre a disparu ,mais lors de travaux de démolition dans les année 50,fut mis à jour un fragment de mur peint judicieusement mis à l’abri dans l’église qui montre les vestiges d’une crucifixion datée du début du XIIième siécle.Il ne subsiste plus que l’une des branches de la croix avec le bras et la main trés effilée du Christ et le remarquable visage pathétique de la vierge

Vestige de la crucifixion de St André de Soréde (Pyrénées Orientales)

Vestige de la crucifixion de St André de Soréde (Pyrénées Orientales)

Vestiges de la crucifixion de St André de Soréde (Pyrénées Orientales)

 

 

 

 

 

Galerie de portraits a Areines

4 novembre, 2018
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Areines n’est qu’à quelques encablures de Vendome et le site bénéficia d’une trés ancienne occupation humaine comme en témoignent la mise à jour d’un théatre,d’un temple et de thermes gallo romains.L’eglise est un édifice composé d’une nef simple du XI iéme siécle qui se prolonge par un choeur a voute légérement brisée et d’une abside en cul de four,qui furent modifiés au XII iéme siécle.Ces transformations interdisent de dater antérieurement au troisiéme quart du XII iéme siécle les peintures qui décorent l’édifice et qui devaient intérésser l’ensemble des murs de l’eglise comme en témoignent les traces visibles encore a la nef et qui accompagnent d’autres oeuvres peintes plus récentes du XV iéme siécle.(Anges,mariage de la vierge,chasse de St Gilles).L’essentiel des peintures est localisé aux murs et voute de l’abside et du choeur,en un bel ensemble dont l’état de conservation est variable et qui fut découvert en 1931.Si l’ensemble au premier regard donne l’impression d’une monochromie rougeatre généralisée ,un examen plus précis permet d’en apprécier la richesse de la palette(Ocre rouge,jaune ,brun,blanc,gris ,vermillon,vert et bleus parfois rehaussés en particulier a hauteur des auréoles)

ensemble des peintures du XII ieme siécle de l'abside et du choeur

ensemble des peintures du XII ieme siécle de l’abside et du choeur

L’iconographie de l’ensemble est des plus classique;Christ en gloire accompagné du tétramorphe a la voute de l’abside,collége apostolique sous une bande décorative au mur en hémicycle,de part et d’autre d’une fenétre axiale.La voute du choeur est occupée par un agneau de Dieu dans un médaillon accompagné de quatre anges.A la retombée des voutes du choeur figurent des scenes de l’enfance du Christ ,annonciation visitation d’un coté,nativité de l’autre.Le bas du mur  de l’abside est occupé par les restes d’une belle tenture bleue

Les apotres au nombre de 8 sont alignés debout groupés par deux sous des arcades déco,rées de petites batisses au toit en forme de pagode,entre de fines colonnettes

Les apotres groupés en duo sur le mur en hemicycle de l'abside de part et d'autre de la fenétre axiale

Les apotres groupés en duo sur le mur en hemicycle de l’abside de part et d’autre de la fenétre axiale

Au dessus le Christ en gloire dans une double mandorle a fond vert est entouré des symboles evangéliques assez effacés ,trés stylisés.

Le Christ en gloire a la voute de l'abside

Le Christ en gloire a la voute de l’abside

A la voute du choeur un agneau de Dieu apparait dans un médaillon a fond bleu entouré d’anges dont il ne subsiste plus grand chose.L’agneau ,traité assez grossiérement a perdu sa téte

L'agneau dans un double médaillon a fond bleu

L’agneau dans un double médaillon a fond bleu

Toujours au niveau du choeur ,à la retombée de la voute,les trois scénes restantes sont assez dégradées.Il reste le beau visage de la vierge de l’annonciation et une nativité relativement bien conservée montrant en particulier un boeuf dont la téte a plus l’allure du visage casqué d’un guerrier que d’un animal.

Au mur de l’abside,la fenétre axiale est trés richement décorée.Au sommet de l’intrados apparait une main divine.Les fonds sont blancs,les rebords de la fenétre sont soulignés de deux bandes jaune et rouge.Les larges embrasures sont occupées par deux trés belles images de combattants.A gauche un chevalier dans une belle cote de maille blanche,auréolé de bleu,tenant un écu jaune et rouge décoré d’une croix blanche est arborant un drapeau ,est identifié comme St Georges patron des croisés.A droite le guerrier ,épée à la ceinture,tient un long bouclier ovale.De sa main droite il tient une lance.Le casque est surmonté d’un haubert de maille aux tons rosatres et ocre rouge.Le personnage est auréolé de jaune.

St Georges ,patron des croisé.AU dessus apparait une main divine

St Georges ,patron des croisé.AU dessus apparait une main divine

 

 

 

Un "saint" guerrier

Un « saint » guerrier

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais ce qui fait l’originalité des fresques d’Areines,ce sont les visages.Tous sont traités de la méme façon ,avec une utilisation massive d’un blanc trés pur.Le front est souligné de plusieurs rangées de rides blanches et epaisses.Les nez prennent racine trés haut entre deux yeux a fond blanc qui ont perdu leur pupilles.La bouche est petite.Le tout confére aux visages d’Areines un coté étrange ,presque inquiétant.Une véritable galerie de portrait qui ne peut laisser indifférent.On aime ou on n’aime pas ,mais le site d4areines et son église à peitures méritent vraiment un détour

Deux apotres sur fond vermillon

Deux apotres sur fond vermillon

Visage d'apotre

Visage d’apotre

Visage d'apotre

Visage d’apotre

Visage d'apotre

Visage d’apotre

Visage d'apotre au nimbe bleu caractéristique du Val de Loire (probablement retouché ici)

Visage d’apotre au nimbe bleu caractéristique du Val de Loire (probablement retouché ici)

Visage d'apotre avec ici une utilisation particuliérement abondante de blanc

Visage d’apotre avec ici une utilisation particuliérement abondante de blanc

Visage de la vierge de l'Annonciation

Visage de la vierge de l’Annonciation

Visage du Christ de l'abside.A noter les trois branches du nimbe crucifére en forme de clous à téte plate dépassant largement les limites de l'auréole

Visage du Christ de l’abside.A noter les trois branches du nimbe crucifére en forme de clous à téte plate dépassant largement les limites de l’auréole

 

 

 

 

 

 

 

 

Sainte Lizaigne

31 octobre, 2018
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

L’eglise qui nous occupe ici n’est pas l’église paroissiale qui borde la route reliant Issoudun ,distante de quelques kilométres et Vierzon,mais un édifice roman situé au coeur du village.C’est un édifice simple a nef unique qui connut bien des vicissitudes,et surtout une sorte de mépris débouchant sur un véritable abandon.Lorsque je visitais l’église ,a la fin des années 80,l’édifice était quasiment en ruine.Le clocher avait été détruit en 1954,parce qu’il penchait et les peintures que les travaux de destruction du clocher avaient permis de mettre a jour,laissées en l’état.La toiture était effondrée par endroits,des gravats jonchaient le sol et la voute du choeur résistait encore sous de lourds étais .Aprés étre parvenu a me faufiler par une porte entrebaillée ,jai pu observer ce qu’il restait des peintures du XII iéme et du XIV iéme siécle.L’edifice avait pourtant été classé dés 1970.Depuis sous l’impulsion d’une méritoire association l’église a été proprement restaurée permettant ainsi ,enfin, de sauver ce qui pouvait l’étre,méme si l’extérieur entiérement repeint en blanc a plus l’aspect d’un edifice du sud de l’Espagne que d’une église berrichonne.

L'église sans son clocher,repeinte en blanc

L’église sans son clocher,repeinte en blanc

Sur le mur oriental de la nef(arc diaphragme,coin nord)subsiste l’image d’un personnage auréolé,trés effacé et non identifiable traité dans des tonalités ocres rouges et jaunes.On remarque deux traits ocres rouges a la base du cou,comme aux peintures de deux autres églises berrichonnes ,plus au sud autour de La Chatre,celles de Lourouer St Laurent et de Thevet St Julien.

visage effacé au coin nord de l'arc triomphal coté nef

visage effacé au coin nord de l’arc triomphal coté nef

Ce méme arc triomphal ,coté choeur,est occupé par des peintures trés dégradées figurant un jugement dernier.Au centre un christ dans une mandorle a fond bleu surplombe une série de tableaux rectangulaires bordurés d’ocre rouge et jaune,dans lequel on distingue les acteurs d’une résurrection des morts.L’emplacement et l’iconographie présentent des ressemblances avec le méme théme évoqué a Thevet St Julien

Resurrection des morts a l'arc triomphal coté choeur

Resurrection des morts a l’arc triomphal coté choeur

En face les embrasures de la fenétre axiale du choeur montrent deux belles images,relativement bien conservées.L’une a gauche évoque la synagogue,l’autre a droite ,l’église.(Voir l’artcle « la dualité caractéristique de la peinture romane)

Image de l'Eglise,(embrasure droite)

Image de l’Eglise,(embrasure droite)

Image de la Synagogue(embrasure gauche)

Image de la Synagogue(embrasure gauche)

A cette méme fenétre axiale ,au dessus de l’arc,apparait une belle image d’un saint personnage traité en ocre rouge et jaune

Buste d'un personnage nimbé au dessus de l'arc de la fenétre axiale du choeur

Buste d’un personnage nimbé au dessus de l’arc de la fenétre axiale du choeur

l’ensemble de ces peintures est habituellement daté de la fin du XII iéme siécle.Les traces de peintures que l’on observe un peu partout dans l’église,celles du XIIiéme comme celle du XIViéme ,que ce soit au niveau du choeur ou de la nef donnent à penser que l’église était à l’origine entiérement peinte.

 

 

 

 

 

 

 

Notre Dame sur l’eau à Domfront

27 octobre, 2018
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C’est un véritable massacre archéologique qu’a subit cette remarquable église de l’Orne,un des joyaux de l’art roman normand.En 1836 la construction d’une route entraina la destruction de quatre travées de la nef et des bas cotés.L’intervention de Prosper Mérimée fut vaine.Il ne reste aujourd’hui de ce magnifique édifice que le choeur ,le chevet surmonté de son clocher et deux travées de la nef.Quatre années plus tard ,ce qu’il restait de l’édifice fut inscrit aux Monuments historique ,permettant de sauver ce qui pouvait l’étre encore.Mais les malheurs ne s’arrétérent pas là.En 1944 les bombardements détruisirent a nouveau une partie de l’édifice.Un temps abandonnée,elle fut remarquablement restaurée et aujourd’hui soigneusement entretenu.Les outrages des hommes avaient débuté beaucoup plus tot,dés la guerre de 100 ans,puis durant les guerres de religion et enfin à la révolution ou l’église servit de dépot,puis de grange et méme de filature.

Le remarquable clocher et l'ensemble du chevet,modéle d'équilibre,bordant la Varenne

Le remarquable clocher et l’ensemble du chevet,modéle d’équilibre,bordant la Varenne

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Des peintures murales romanes subsistent dans des niches creusées dans les murs de l’absidiole sud.Cinq personnages sont représentés assis dans cinq des six niches aménagées dans le mur en hemicycle de part et d’autre d’une fenétre axiale.Les personnages sont probablement des « docteurs »si l’on considére la position de leur mains et du livre du dogme que tient chacun d’entre eux.Les visages sont empreints de noblesse et dégagent une certaine sévérité.Les tons utilisés sont plutot sombres (vert,bleus,gris,ocres).Les parties supérieures,tétes et bustes sont plus soignées et mieux conservées.Les parties basses paraissent comme écrasées dans leur niche,comme si,une fois les bustes réalisés,l’artiste s’était rendu compte qu’il manquait d’espace et avait logé tant bien que mal les parties basses dans l’espace encore disponible.

l’église ayant été consacrée en 1158,il est généralement admis que les peintures datent de la deuxiéme moitié du XII iéme siécle,avec des retouches au XViéme,époque à laquelle furent exécutées les fresques trés effacées subsitant sur les murs de l’absidiole Nord.

Il est a noter qu’a l’extérieur subsiste une série d’antiques dalles funéraires ,tandis qu’un vieux lavoir dérriére le chevet ajoute encore au charme de l’ensembledoc 1

 

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Peintures à la crypte de la cathédrale de Chartres

24 octobre, 2018
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L’immense crypte St Lubin de la cathédrale de Chartres,d’origine carolingienne,la plus vaste de France aprés celle récemment restaurée de Boulogne sur mer,recele  quelques peintures de fin d’époque romane,dans deux de ses chapelles.La chapelle St Clément conserve des fresques datables des environs de 1200.

Ensemble des fresques du mur de fond de la chapelle St Clément

Ensemble des fresques du mur de fond de la chapelle St Clément

Apparaissent six saints debouts sous une série  d’arcatures jaunes aux fines colonnettes.Certains sont identifiables grace aux inscriptions figurant sur le fond blanc dérriére eux.Tout a droite figure St Clément patron de la chapelle.A ses cotés St Nicolas coiffé d’une mitre blanche et tenant la crosse,précéde Jacques « le Majeur » (celui de Compostelle).St Pierre a ses cotés est identifiable à son enorme clé.Le suivant portant comme St Nicolas une mitre blanche ,n’est pas identifiable.A ses cotés ,sous une arcade un peu plus large figure St Gilles dans un habit bleuté,déroulant un phylactére.Il dit la messe a Charlemagne figuré couronné et barbu,agenouillé dans le coin gauche.

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Au dessus court une trés belle frise de volatiles divers autour d’une cité ,composé de trois batiments.Un batiment central s’ouvrant par une longue galerie de cloitre ,précédé d’un clocher surmonté d’une croix Un autre clocher a plutot l’allure d’un minaret tandis que le dernier batiment est clairement d’allure orientale.On note aussi la présence de deux combattants armés de massues et de boucliers

Frise au dessus des personnages

Frise au dessus des personnages sous un arc

le plus frappant est l’utilisation massive du blanc(fonds ,vétements)et jusqu’au fond des yeux taités a l’aide d’un blanc pur conférant aux personnages un regard étonné.Le tracé des vétement ,la forme des mitres ,une pointe devant l’autre dérriére confirment  une époque de réalisation autour de l’an 1200.

Saint Nicolas dans ses habits épiscopaux

Saint Nicolas dans ses habits épiscopaux

Saint non identifié

Saint non identifié

Sur le mur latéral une double rangée de cercles enfermant des images de lions,selon la tradition byzantine,paraissent imiter les etoffes antiques.

Une autre chapelle,la chapelle dite Notre dame sous terre,a revélé à la suite de travaux en 1976,sous des badigeons du XIX iéme siécle des peintures du début XIII iéme au mur sud et en particulier une vierge a l’enfant sous une triple arcature,dans un cadre rectangulaire

Fresque début XIII iéme ,dans la galerie de Notre dame sous terre(vierge a l'enfant)

Fresque début XIII iéme ,dans la galerie de Notre dame sous terre(vierge a l’enfant)

 

 

 

 

Les précieux vestiges de Norrey en Auge

20 octobre, 2018
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Le petit village normand de Norrey en Auge entre Falaise et Vimoutiers,conserve un ancienne église dont les parties les plus anciennes datent du XI iéme siécle.A l’origine le site devait devenir le siége d’une abbaye,puis le projet fut abandonné.Il reste l’église paroissiale composé d’une nef romane à collatéraux de quatre travées,terminée par un transept roman mais sensiblement remanié et d’un choeur gothique qui conserve quelques peintures d’époque.

Mais l’élément le plus intéressant réside dans la présence entre les fenétres hautes des murs de la nef,au dessus des grandes arcades assurant la communication avec les bas cotés,de peintures de la deuxiéme moitié du XII iéme siécle,d’autant plus précieuses que la Normandie pourtant grand pays d’art roman,est pauvre en vestiges peints d’époque romane.Les peintures se présentent sous forme de deux grands rectangles bordurés.Dans l’un est figurée une adoration des mages,dans l’autre une entrée du Christ à Jérusalem.Un troisiéme panneau rectangulaire existe,mais les peintures sont quasi totalement éffacées.

l'adoration des mages(fin du XII iéme)

l’adoration des mages(fin du XII iéme

La vierge assise ,l’enfant sur ses genoux accueille les Rois.Dérriére la vierge on distingue des saintes femmes.Un bel ange aux ailes blanches surplombe la scéne.Le fond est constitué de trois larges bandes colorées,marron,blanche et ocre jaune.L’enfant emmailloté de jaune,tend les bras vers les mages;la vierge voilée de blanc et nimbée de jaune porte une longue robe brune.Malheureusement les peinture apparaissent comme usées ,les teintes délavées.Il est a noter une large utilisation de blancs qui éclairent la scéne.

Détail de la vierge et l'enfant

Détail de la vierge et l’enfant

le dessin est particulier et intéressant.La vierge et l’enfant sont traités différemment des autres personnages.Le dessin des tétes est tout en rondeur.Les visages dans leurs auréoles sont si rondement réguliers qu’ils semblent avoir été tracés au compas.Méme les yeux sont figurés comme de petits cercles parfaitement rond.Le graphisme au niveau des rois mages qui précédent est différent,les visages s’allongent,le tracé des corps et des vétements est plus anguleux ,plus graphique.Cette différenciation fut probalement intentionnelle,dans quel but?

Les rois mages

Les rois mages

Le deuxiéme panneau est encore plus éffacé.Il évoque une entrée du christ a Jérusalem.Il faut noter qu’au dessus de la bordure limitant les panneaux  apparaissent des bustes de personnages nimbés.Ils appartiennent au XIII iéme siécle

Visage de l'un des saint personnages composant la scéne de l'entrée du Christ a Jérusalem

Visage de l’un des saint personnages composant la scéne de l’entrée du Christ a Jérusalem

 

 

La nudité

13 octobre, 2018
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Dans le monde chrétien,la nudité perçue plutot négativement s’oppose au vétement auquel sont rattachées des valeurs plutot positives.Tandis que les grecs louaient la nudité,les peuples judéo chrétiens la considérent,du moins depuis le péché originel,comme honteuse voire infamante.Car avant la tentation la nudité symbolisait la pureté,l’innocence ,évoquée par exemple par l’éve nue peinte aux murs de la petite église rouergate de Toulongergues.

Eve nue à Toulongergues (Aveyron)

Eve nue à Toulongergues (Aveyron)

Dans les scénes de la création,que ce soit aux Salles Lavauguyon,a St Savin ou à Aime en Savoie,Adam et Eve sont figurés nus.

La création au revers de la façade occidental de l'église des Salles Lavauguyon en Limousin.

La création au revers de la façade occidental de l’église des Salles Lavauguyon en Limousin.

La création a St Savin.Eve et Adam nus

La création a St Savin.Eve et Adam nus

Mais les exemples bibliques connotant négativement la nudité sont majoritaires et les peintures en témoignent.Ainsi Noé dans son ivresse maudit son fils parce qu’il l’a surpris nu.Dans l’Apocalypse est proclamé heureux celui qui,gardant ses vétements afin de ne pas marcher nu,ne laisse ainsi pas voir sa honte.

Dans les scénes évoquant l’enfer,la nudité des personnages est généralisée.A la belle représentation de l’enfer de St Julien de Brioude,les deux démons sont figurés nus.Les élus comme les damnés des jugement derniers sont représentés sous la forme de petits hommes nus (Polignac prés du Puy en Velay),et ce n’est pas la nudité qui permet de différencier élus et damnés.

Elus en petits hommes nus au jugement dernier de Asniéres sur Végre

Elus en petits hommes nus au jugement dernier de Asniéres sur Végre

Damnés et démon figurés nus à St Jacques des Guérets

Damnés et démon figurés nus à St Jacques des Guérets

 

Dans les figurations de la résurrection des morts,les personnages soulevant le couvercle des cercueils sont nus(St jacques des Guérets,Thevet St Julien,Poncé sur le Loir).

Pour évoquer la luxure,l’artiste de Tavant a représenté une femme trés dénudée.La nudité était imposée aux prisonniers et suppliciés.Retirer les vétements était un traitement volontairement dégradants.Le Christ dans les scénes de la passion est représenté nu.Les soldats de Pilate lui retirent ses vétements avant la crucifixion.

Les vestiges d'un christ nu à Sallertaine (Vendée)

Les vestiges d’un christ nu à Sallertaine (Vendée)

Les peintures romanes montrent les martyrs souvent nus.C’est le cas notamment à Berzé la ville ou en la crypte de St Savin ou St Cyprien apparait nu ,deux crochets plantés dans le dos.C’est aussi le cas a Brinay dans le massacre des innocents

Le martyre de St Cyprien à la crypte de St Savin

Le martyre de St Cyprien à la crypte de St Savin

Le massacre des innocents à Brinay

Le massacre des innocents à Brinay

Mais la nudité peut aussi étre évoquée positivement.Elle peut symboliser la pauvreté et donner un vétement à quelqu’un est le signe d’un éxtréme désintéressement.A St Aignan sur Cher,les peintures de la crypte montrent St Gilles donnant un vétement a un pauvre figuré torse nu.

Un pauvre ,torse nu reçoit un vétement de St Gilles (Crypte de St Aignan sur Cher)

Un pauvre ,torse nu reçoit un vétement de St Gilles (Crypte de St Aignan sur Cher)

A Lutz en Dunois en Beaucele Christ rédempteur extirpe Adam et Eve figurés nu de la bouche du Léviathan.Ce méme théme est évoqué de façon comparable en la crypte de Tavant.

Adam et Eve nus sont extraits de la bouche du Léviathan (Lutz en Dunois)

Adam et Eve nus sont extraits de la bouche du Léviathan (Lutz en Dunois)

Les ames s’échappant de la bouches des morts sont représentés par de petits étres dénudés.C’est la cas dans le traitement de la parabole du mauvais riche à St Junien en Limousin par exemple ou a Poncé sur le Loir

L'ame du mourant est représenté par un petit étre dénudé(Poncé sur le Loir)

L’ame du mourant est représenté par un petit étre dénudé(Poncé sur le Loir)

La nudité peut aussi étre représenté sans qu’il faille y attribuer une quelconque valeur symbolique.C’est le cas au calendrier des mois de Pritz prés de Laval ou un paysan est figuré torse nu ,un fléau à la main.Il ne faut y voir que la matérialisation de la chaleur de l’été

Paysan torse nu au calendrier des mois de Pritz

Paysan torse nu au calendrier des mois de Pritz

L’enfant que l’on trempe dans le bain est evidemment nu,tout comme le Christ pour son baptéme

Le bain de l'enfant à St Martin des puits (Aude)

Le bain de l’enfant à St Martin des puits (Aude)

Le christ du baptéme nu à Genneteil

Le christ du baptéme nu à Genneteil

Une étrange image enfin à Brinay,d’un homme nu dans une curieuse posture ,une fléche planté dans le pied ,provenant d’un Sagitaire positionné en face

Homme nu une fleche plantée dans le pied à Brinay (Cher)

Homme nu une fleche plantée dans le pied à Brinay (Cher)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du rouge

10 octobre, 2018
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Rouge au Christ de l'abside de l'église St Geniés de Thiers (fin du XII èmé siécle)

Rouge au Christ de l’abside de l’église St Geniés de Thiers (fin du XII èmé siécle)

Le rouge ou cinabre est un sulfure de mercure relativement répandu .On a constaté sa présence dans divers sols argileux ou calcaire mais il est également présent dans les coulées de lave volcanique.Le pigment est obtenu par broyage et lavage du minerai.L’adjonction de souffre permet d’obtenir du vermillon.Selon le moine Theophile on obtenait au XII ième siécle le vermillon par chauffage de ceruse ou blanc de plomb,jusqu’à obtention d’un résidu couleur vermillon.

Le rouge compléte la premiére triade chromatique (blanc-noir-rouge)utilisée dés la préhistoire et pérennisée par les peuples noirs d’Afrique.Il ouvre ainsi la deuxiéme triade chromatique adoptée par les blancs d’occident(rouge-vert-bleu).Hautement symbolique le rouge fut la premiére valeur chromatique a étre reconnue par les hommes comme couleur.En effet ,physiologiquement la perception du rouge reléve de la sensation colorée,les autres composants de la gamme chromatique étant plutot perçus comme des sensations lumineuses.Quand on sait l’importance de la lumiére pour la religion catholique,on peut extrapoler sur la place particuliére que devait occuper le rouge symbolisant par ailleurs le sang du christ,dans la peinture romane.

Pourtant le cinabre ou rouge vif fut assez peu utilisé en peinture murale en France à l’époque romane,peu utilisé en grands aplats et particuliérement dans les régions du centre Ouest qualifié de région a peintures a fond clair si riches en vestiges peints du XII ième siécle.Néanmoins le cinabre fut utilisé pour le traitement des détails,a St Savin notamment au niveau des vétements(robe rouge de Eve filant la quenouille)mais aussi dans la Limousin (vieillards de St Junien,peintures des Salles Lavauguyon,ou plus au Sud aux fresques (restaurées)de St Emilion,mais aussi a Saint Aubin d’Angers ou des touches de rouge viennent accompagner les bleus aux peintures évoquant l’épopée des rois mages aux arcades de la galerie de cloitre.

rouge aux habits de la vierge a St Emilion(fin d'époque romane)

rouge aux habits de la vierge a St Emilion(fin d’époque romane)

Cette utilisation ciblée du rouge dans les églises d’un grand centre ouest,tient au fait que les peintre avaient remarqué le caractére filtrant du rouge et observé combien la lumiére tamisée qui régnait dans les églises romanes éclairées uniquement par de de petites ouvertures et la lueur des cierges,opacifiait les rouges et exaltait les verts et les bleus

C’est une toute autre approche que l’on observe dans le sud en catalogne en particulier et dans les provinces limitrophes ou rouges et vermillon sont utilisés a profusion en particulier dans les peintures catalanes ou la présence du rouge quasi systématique est une caractéristique de ces oeuvres.Le rouge que l’on retrouve aussi réguliérement en Auvergne et Velay doit étre plutot interprété comme une persistance des influences byzantines.

Concernant le vermillon que l’on retrouve par touches dans divers édifices catalans et des pyrénées ,mais aussi en Auvergne et jusqu’en Ile de France a Chateau Landon,il convient surtout de lui attribuer un role d’éclairage des peintures et de rehaussement des couleurs voisines(Rois mages a Montgauch et St Plancard)

Surabondance du rouge a Tahull en catalogne espagnole(Aigle de St Jean)

Surabondance du rouge a Tahull en catalogne espagnole(Aigle de St Jean)

Rouge des habits des vieillards a St Martin de Fenollar (Pyrénées orientales)

Rouge des habits des vieillards a St Martin de Fenollar (Pyrénées orientales)

Touches de vermillon au Christ de la Céne de Angoustrine (Pyrénées orientales)Fin du XII iéme siécle)

Touches de vermillon au Christ de la Céne de Angoustrine (Pyrénées orientales)Fin du XII iéme siécle)

Rouge et vermillon a Cadegas (Pyrénées Orientales)Détail de la crucifixion (début XIII ième)

Rouge et vermillon a Cadegas (Pyrénées Orientales)Détail de la crucifixion (début XIII ième)

Cabridé sur fond rouge à St Aventain prés de Luchon(Fin du XII iéme siécle)

Cabridé sur fond rouge à St Aventin prés de Luchon(Fin du XII iéme siécle)

Rouges au christ de St Julien de Brioude(Fin du XII iéme siécle)

Rouges au christ de St Julien de Brioude(Fin du XII iéme siécle)

Nimbe rouge a la vierge a l'enfant de Chamaliéres sur Loire (Haute Loire) Fin d'époque romane

Nimbe rouge a la vierge a l’enfant de Chamaliéres sur Loire (Haute Loire) Fin d’époque romane

Rouge à la Vierge polychrome de Lestours  prés de Monistrol d'allier (XIIiéme siécle)

Rouge à la Vierge polychrome de Lestours prés de Monistrol d’allier (XIIiéme siécle)

Rouge et Vermillon aux fresques du XII iéme siécle de Chateau Landon (Essonne)

Rouge et Vermillon aux fresques du XII iéme siécle de Chateau Landon (Essonne)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Evolution du dessin à travers l’étude des drapés

8 octobre, 2018
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Les caractéres principaux du dessin en peinture romane sont les suivants;concision,précision,simplicité et large prédominance de l’utilisation de la ligne courbe.Toutefois si la ligne courbe reste la régle,certains artistes ont évolué vers une stylisation du graphisme,qui en certains édifices ,à Tavant en particulier,confine au cubisme.

Danseur à la crypte de Tavant

Danseur à la crypte de Tavant

 

Visage à Tavant

Visage à Tavant

Les effets de style perceptibles sur certains programmes peints du XII iéme siécle,notamment au niveau des gloires (gloires losangiques de Fenollar ou de Marcevol)ne sont en fait que des références à la peiture pré romane.On les qualifie souvent d’éléments « archaisants » et ces artifices peuvent étre générateurs d’erreurs de datation.

Gloire losangique enserrant la vierge de St Martin de Fenollar(XIIiéme)

Gloire losangique enserrant la vierge de St Martin de Fenollar(XIIiéme)

Le dessin roman détermine le plus souvent une image en deux dimensions.L’absence de profondeur n’est toutefois pas systématique.L’artiste peintre à l’apogée de cet art,c’est à dire par exemple à St Savin au milieu du XIIiéme siécle,a su créer cette profondeur.Néanmoins les peintures à deux dimensions ,qualifiées de plates dominent.Cette absence de profondeur est liée à une non maitrise généralisée de la perspective,méme si en certains édifices (Brinay,Tavant,Saint Chef) des tentatives furent effectuées.De méme dans les représentations de batiments,de cités de la Jerusalen Celeste(St aubin d’Angers,Couddes dans le Loir et Cher),mais avec des résultats toujours incomplets.

Une cité au dessus du roi Dannus à Couddes

Une cité au dessus du roi Dannus à Couddes

La Jérusalem Celeste entre les rois mages à St Aubin d'Angers

La Jérusalem Celeste entre les rois mages à St Aubin d’Angers

Les déformations ,les anomalies dans les proportions restent également une contante du graphisme roman.

L’examen des drapés des vétements est révelateur de l’évolution du graphisme.Il permet également de mesurer l’impact des diverses influences sur l’artiste roman.

A Jonas en Auvergne sur la commune de St Pierre Colamine ,non loin de Besse en Chandesse,une partie des grottes creusées à méme la falaise,recélent quelques peintures murales reconnues comme étant les plus anciennes de la région et datées du XI iéme siécle.on peut y observer diverses scénes et des personnages ,dont un apotre en pied

Un apotre aux grottes de Jonas(XI iéme siécle)

Un apotre aux grottes de Jonas(XI iéme siécle)

Ici la peinture romane en est à ses balbutiements.Le dessin est sommaire,emouvant de naiveté.Les drapés sont rigoureusement linéaires soulignés d’un épais trés noir.Le visage et le corps du personnage s’inscrivent dans deux rectangles.Du personnage se dégagent puissance et solidité.

L’image plate,en deux dimensions,n’est toutefois pas absolument statique.On peut noter un léger désaxement de la téte par rapport au tronc,induit par le tracé de l’épaule droite.Le personnage est légérement de profil et la position de ses pieds lui confére une trés légére impression de mouvement.Bien que de petite taille le personnage est plutot équilibré.On ne note pas ici les disproportions criardes que nous retrouverons ailleurs.La dimension de la téte avec son nimbe représente un cinquiéme de la hauteur totale.Il faut aussi noter que le visage a été plutot bien traité sans distorsions entre les différents étages de la face.

En l’église de Burnand en Saone et Loire figurent des peintures murales contemporaines de celles de Jonas.Les vétements des apotres tapissant les murs de l’abside présentent les mémes caractéristiques qu’à Jonas (Drapés linéaires,soulignés d’un épais trait noir,image statique ,plate en deux dimensions)

Apotres a Burnand  (XIiéme siécle)

Apotres a Burnand (XIiéme siécle)

Bien différente est l’image du Saint Paul figurée en l’ancienne cathédrale de St Lizier à la périphérie de St Girons en Ariége.Les peintures datées des premiéres années du XII iéme siécle et attribuées à un artiste catalan connu sous le pseudonyme de « Maitre de Pedret »,dont on retrouve une oeuvre en l’église voisine de Vals.

St Paul aux fresques de l'ancienne cathédrale de St Lizier (Début du XII iéme siécle)

St Paul aux fresques de l’ancienne cathédrale de St Lizier (Début du XII iéme siécle)

Le dessin ,plus élaboré qu’à Jonas,demeure extémement simple.Les drapés sont rigoureusement linéaires et presque exclusivement verticaux à l’exception des courbures légérement obliques au bas du manteau.La verticalité est la caractéristique essentielle de l’image  conformément à la tradition byzantine dont l’influence est ici trés marquée.Les pieds ,légérement écartés sont démesurément longs par rapport à la taille du personnage et figurés de face un peu désaxés.On a l’impression de regarder St Paul par dessous.La robe allongée jusqu’aux chevilles accentue la sensation de verticalité qui n’est atténuée que par le bandeau d’étoffe enserrant la taille trés haut.Le nimbe ovalaire,plus large que haut,les bandes de fond colorées et le rouleau blanc dans la main gauche du saint,assurent un semblant d’horizontalité.

Contrairement à l’apotre de Jonas,le personnage est ici disproportionné.La partie inférieure du corps délimitée par le bandeau d’étoffe horizontal est deux fois plus longue que la partie supérieure téte et nimbe compris.Le visage en forme de poire,si il montre trois étages faciaux équilibrés,confére à la téte un effet d’allongement.Les cheveux ,disposés comme un peigne et tombant sur le front,constituent en quelque sorte la griffe du « Maitre de Pedret ».

A la verticalité de l’ensemble s’ajoute l’extréme rigidité du dessin.On peut parler de hiératisme.Le visage impassible,montre de petits yeux inexpressifs regardant fixement droit devant eux.La seule esquisse de mouvement découle du léger déplacement rotatif de la main droite à l’index levé et à peine recourbée.La main gauche ,trés mal réalisée,parait paralysée ,crispée sur le rouleau.

Malgré l’absence totale de mouvement et de profondeur,la qualité générale du graphisme en dépit d’imperfections techniques est meilleur qu’à Jonas.Les contours du dessin sont ici à peine soulignés.

 

A plusieurs centaines de kilométres au nord,mais à seulement quelques années d’intervalle,nous voici dans la crypte de Tavant en Touraine,aux antipodes des peintures du « Maitre de Pedret ».Au statisme vertical et au hiératisme byzantin de St Lizier,le maitre de Tavant oppose le mouvement tri dimensionnel.

Danseur?Saul?à Tavant (Début du XII iéme siécle)

Danseur?Saul?à Tavant (Début du XII iéme siécle)

Le peintre de Tavant s’est débarrassé de l’influence byzantine et des canons en vigueur à l’époque pour laisser éclater tout son genie.Dessin et couleur sont intimement liés.Le mouvement est assuré par les larges courbures superposées qui déterminent aussi les axes.L’alternance des couleurs donne le relief.

Les qualités de dessinateur apparaissent au travers du traitement des mains.Quelle différence avec le dessin des mains à St Lizier méme si l’angle qu’elles font avec le poignet est erroné.D’ailleurs le peintre de Tavant parait se moquer des erreurs.Elles sont criardes au niveau du siége ,au point de se demander si il n’accentue pas les déformations volontairement.Ailleurs,au niveau du visage,le dessin est exécuté à grands traits,comme esquissé.Le peintre de Tavant recherche avant tout le mouvement et il y parvient fort bien.Il restera pour l’époque un cas particulier.

 

A Saint Savin s’opére un retour vers l’orthodoxie iconographique.Nous sommes au milieu du XII iéme siécle et la peinture murale y atteint sa pleinitude,favorisée certes par le talent du peintre,mais aussi par les conditions architecturales qui lui furent offertes.Aucun autre artiste de son époque ne pourra bénéficier d’une telle surface linéaire et réguliére pour laisser libre cours à son talent.Les représentations de Dieu,suivant les épisodes de l’Ancien Testament en divers emplacement de la voute de la nef sont remarquables.Le dessin est précis et par la composition des drapés,la position des corps et des mains l’artiste a su conférer aux peintures un mouvement permanent.Précision,mouvement ,légéreté,tels sont les maitres mots pour définir le graphisme de St Savin.Ces caractéristiques sont magnifiquement concrétisées dans la représentation de Dieu bénissant Noé.

St Savin,Dieu Noé et sa famille (Milieu du XIIiéme siécle)

St Savin,Dieu Noé et sa famille (Milieu du XIIiéme siécle)

Par de jeux de courbes et contre courbes savamment disposées,l’artiste assure à l’oeuvre volume et légéreté.Dieu trés aérien,bras écartés semble flotter.Pour donner encore un peu plus de légéreté au personnage,les extrémités inférieures des drapés sont transparentes.Sur d’autres tableaux Dieu est figuré jambes croisées pour accentuer encore l’impression de légéreté et de mouvement.Certains drapés montrent des lignes verticales interrompues par endroits choisis par le peintre ,de bourrelets transversaux resserrant les vétements et brisant ainsi la verticalité.A la souplesse et a la légéreté de l’ensemble l’artiste a su rajouter la variété.ici point de monotonie ,chaque tableau est traité différemment

Dieu confiant à Moise les tables de la loi

Dieu confiant à Moise les tables de la loi

A St Savin peut etre plus qu’ailleurs ,en particulier au niveau des mains ,mais aussi du décor végétal,les distorsions et les disproportions perdurent,mais en n’altérant en rien la qualité des peintures,accroissant méme leur valeur symbolique (dessin des arbres trés particulier par exemple) et en aiguisant la curiosité.

 

Sur les rives du Cher,la belle église de St Aignan conserve en sa crypte des peintures murales datées de la deuxiéme moitié du XII iéme siécle,oeuvres d’un grand dessinateur.Le dessin y est en effet précis presque trop académique parfaitement illustré aux scénes évoquant la légende de St Gilles

St Aignan sur Cher,légende de St Gilles(deuxiéme moitié du XII iéme siécle)

St Aignan sur Cher,légende de St Gilles(deuxiéme moitié du XII iéme siécle)

Les drapés sont admirablement rendus et a défaut de légéreté assurent le mouvement.Les habits plaquent au corps en divers endroits(bras,buste,taille)accroissant ainsi le volume des vétements flottant aux parties inférieures.La position de mains des bras et des tétes guident le mouvement.Leur axe induit un mouvement d’automates .Ainsi en dépit de la qualité du dessin,sa trop grande stylisation ne permet pas de retrouver le souffle qui se dégage des peintures de St Savin.Les visages sont simplement mais remarquablement exécutés.Trés équilibrés ils s’inscrivent dans un ovale quasi parfait,aussi parfait que le tracé des cercles matérialisant les nimbes.Quand aux mains elles sont réalisées avec beaucoup de réalisme ,sans disproportions.On ne retrouve pas les outrances de St Savin .Nous approchons de la fin du siécle et le contour du dessin s’est épaissi,il s’épaissira encore au début du XIII iéme siécle,

 

Bien que contemporaines des peintures de St Aignan c’est a un tout autre style que l’on est confronter à Gourdon en Saone et Loire .Jusqu’à il y a peu nous ne connaissions des peintures de Gourdon que l’inquiétant christ en majesté tronant a l’abside Des restaurations ont permis de dégager d’autres peintures ,oeuvre  d’un autre artiste,plus postérieures ,datées de la fin du XII iéme siécle et montrant entre autres,un groupe de personnages dont les tétes ont malheureusement disparu.

Groupe de personnages non identifiés à Gourdon (Fin du XIIiéme siécle)

Groupe de personnages non identifiés à Gourdon (Fin du XIIiéme siécle)

Le peintre s’est probablement inspiré des peintures clunisiennes du prieuré de Berzé voisin,malheureusement il n’en avait pas tout a fait le talent ,ne disposait pas non plus d’un support équivalent et n’utilisait pas la méme technique ,la peinture a la grecque .Le résultat donne des personnages un peu lourdauds ,méme si les drapés ,surtout ceux du personnage central sont particuliérement travaillés ,complexes,constitués d’une alternance plutot réussie de lignes courbes et plus droites ,verticales ,horizontales et obliques malheureusement soulignés d’un épais trait noir,ou bleu ou ocre en fonction de la tonalité principale utilisée pour les vétements.Il a tout de méme réussi a donner du mouvement a l’ensemble par la position alternée des pieds de chacun des personnage,leur inclinaison et le tracé de chacun des pans des manteaux.Mais il n’aura pas su régler le probléme du rapport des couleurs des vétements avec les bandes colorées de fond,particuliérement avec les bleus qui se confondent a la partie basse de la scéne.Les pieds traités assez grossiérement sur bande de fond claire ne sont pas non plus une grande réussite.Ainsi ces peintures de fin d’époque romane sont un bon temoin de la regression du graphisme roman a l’orée et durant toute une bonne partie du XIII iéme siécle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les visages de Lourouer St Laurent

6 octobre, 2018
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

L’église de Lourouer St Laurent dans le Berry,prés de La Chatre,mérite un détour.Edifice composite constitué d’une nef romane séparée du choeur gothique par un mur diaphragme,elle renferme des peintures murales superposées découvertes en 1981 et restaurées en 2000.La quasi totalité des murs a été décoré de peintures s’étalant du XII iéme au XV iéme siécle.Les plus précieuses disséminées en quelques fragments sur les murs de la nef et à la partie haute du mur diaphragme appartiennent au XII iéme .On peut y voir un griffon ainsi qu’une belle crucifixion de fin d »époque romane ou début XIII iéme,traitée de maniére trés réaliste.

Crucifixion (détail)                                                                                                                                                                                           Détail de la crucifixion (Partie haute du mur diaphragme)

 

Visage Jean                                                                                                                                                                                                     Visage de Jean (scéne de la crucifixion)

 

Mais les vestiges les plus intéressants se résument en une série de visages de personnages non identifiés,oeuvre d’un véritable portraitiste ,parvenu,en dépit de la relative pauvreté de la palette (ocres rouge et jaune,blanc,et quelques touches de bleu et de vert) à une création des plus réussies.Les visages allongés aux traits fins,trés expressifs,aux paupiéres et joues rehaussées de taches vertes ou ocre rouge sont remarquables

lourouer apotres                                                                                                                                                                                       Série de visages aux murs de la nef

 

L’artiste qui oeuvra postérieurement aux peintres des églises voisines de Thevet et de l’incomparable ensemble de Nohant Vic,s’est plus inspiré des beaux visages allongés figurant aux vestiges de la petite église transformée en grange de Thevet St Julien,que de ceux uniques et rondouillards des fresques de Vic.

thevet visage                                                                                                                                                                                              Visage de St Thomas à Thevet St Julien

Visage Vic                                                                                                                                                                                             Visage caractéristique de Vic

 

Comme à Thevet St Julien les visages sont allongés,on retrouve les deux traits rouges matérialisant les rides du cou.Le dessin est toutefois moins graphique qu’à Thevet.Il faut noter parmi les quatres portraits alignés a la nef de Lourouer,les particularisme du visage du troisiéme personnage,tout aussi expressif que les autres ,mais plus anguleux et dont les joues et les zones d’ombres autour des yeux sont traitées à l’aide d’un vert soutenu remplaçant l’habituel rouge que l’on retrouve généralement sur les visages des personnages des peintures du centre ouest.

lourouer  visages

Deux traits rouges au niveau du coup et « posch »

vert aux pommettes et autour des yeux

De maniére générale les visages étaient traités dans ces régions du centre ouest,selon une technique décrite par le moine Théophile,dans sa fameuse « Scédula… » qui nous explique comment le peintre roman fabriquait la couleur chair,la « membrana »,obtenue par chauffage de la céruse ou blanc de plomb dans un récipient en cuivre ou en fer.La poudre obtenue était mélangée avec du cinabre c’est a dire du rouge permettant l’obtention d’une teinte rosée d’autant plus soutenue que la proportion de cinabre était importante.Pour une couleur chair plus pale on rajoutait du vert,un « vert de poireau »obtenu par réduction en poudre de quartz que l’on tamisait dans un linge humide.Les traits et contours du viasage ainsi que les zones d’ombre étaient réalisées à l’aide d’un « posch »obtenu par adjonction à la « membrana »de vert et de rouge mélés.

En dehors des peintures du XII iéme siécle ,il faut également noter la présence d’un intéréssant calendrier des mois,réalisé curieusement sur un des murs de la nef et datant comme la maorité des peintures de l’église du XIII iéme siécle.

Calendrier des mois                                                                                                                                                                                           Image du calendrier des mois (évocation de Janvier)

 

Au niveau du choeur toutes les peintures sont gothiques à l’instar d’un belle images du Christ

lourouer chris                                                                                                                                                                                        Lourouer,Christ d’époque gothique

Ou voir des peintures romanes en France

14 janvier, 2017
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

AIME  (Savoie) Basilique St Martin    Peintures murales de la fin du XII ième et du XIII ième siècle dans un magnifique monument roman hors culte.

Personnage inconnu à Aime

Personnage inconnu à Aime

ALLINGES (LES)  (Haute -Savoie) Peintures murales du début du XII ième siècle occupant la totalité de l’abside de la chapelle castrale(Voir article)

ALLOUIS  (Cher) Ensemble de peintures murales du XII ième siècle au mur oriental de la nef (Voir article)

AMNE EN CHAMPAGNE  (Sarthe) Restes de peintures murales du XII ième siècle.

Apotres (Détail de la Céne)à Amné

Apotres (Détail de la Céne)à Amné

ANGERS  (Maine et Loire) Restes de peintures murales du XIIième,localisées aux claveaux d’arcs de la salle capitulaire de l’ancienne abbaye de St Aubin (épopée des rois mages sur fond bleu)

ANGOUSTRINE  (Pyrénées -Orientales)   Peintures murales et devant d’autel peint de la fin du XII ième siècle (Voir article)

ANZY LE DUC (Saone et Loire) Peintures murales du XIIième a l’abside(trés restaurées) et dans la crypte d’une trés belle église du Brionnais.

AREINES  (Loir et Cher) Original ensemble de peintures de la deuxième moitié du XII ième siècle localisées a l’abside

Areines (Loir et Cher) Visage d'apotre

Areines(Loir et Cher) Visage d’apotre

ARGENTON LES VALLEES  (Deux  Sèvres) Belle fresque du XII ième siècle,d’un imposant Christ en majesté à l’abside de la chapelle castrale (Edifice privé)

ARLES SUR TECH  (Pyrénées  Orientales) Fresques du XII ième au revers de la façade occidentale de l’eglise abbatiale Sainte Marie (Voir article)

ASNIERES SUR VEGRE  (Sarthe) Important ensemble de peintures du XII ième siècle tapissant les murs de la nef (Voir article)

AUTUN  (Saone et Loire) Eglise St Nicolas des Marchaux. Peintures du XII ième a la voute de l’abside(Christ et tetramorphe)

St Nicolas des Marchaux,fresques de la voute de l'abside

Autun (Saone et Loire) Eglise St Nicolas des Marchaux ,peintures de l’abside

AUXERRE  (Yonne)  Crypte de la cathédrale St Etienne,fresques du XIII ième (Christ en gloire) à l’abside,et trés belle fresque de la fin du XI ième a la voute du choeur

Ancienne abbaye St Germain,fresques consacrées à la vie et au martyre de St Etienne datées du Xième siècle

AVOLSHEIM (Bas Rhin) Uniques peintures murales romanes d’Alsace (Fin du XII ième) à la coupole de la chapelle St Ulrich (Voir article)

AVORD (Cher) Peintures du XII ième au choeur et a l’arc triomphal de l’église St Hugues (Belles image de St Pierre et St Paul)

AZE  (Mayenne) Vestiges de peintures murales du XII ième a l’abside méridionnale de l’église St Saturnin au borrd de la Mayenne

Visage du Christ à Azé

Visage du Christ à Azé

BERZE LA VILLE  (Saone et Loire) Célèbre ensemble de peintures du XII ième siècle localisées a l’abside de la chapelle haute du « chateau des Moines ».Rare exemple de peintures exécutées à la « grecque »

BOUSSAC-BOURG  (Creuse) Peintures du milieu du XII ième siècle occupant l’abside d’un petit édifice au milieu d’un pré.(Belle nativité).Voir article

BRINAY  (Cher) Grand ensemble de peintures du XIIième aux tonalités claires tapissant l’ensemble des murs de l’église

BRIOUDE  (Haute Loire) Basilique St Julien .Grand ensemble de peintures de fin d’époque romane localisées à la tribune sud du narthex et à la nef

Brioude (Haute Loire)un ane

Brioude (Haute Loire) Image d’un ane

BROC  (Maine et Loire) Peintures murales de la fin du XII ième,dégradées mais de belle qualité ,à la petite abside de l’église Notre Dame.(Voir article)

BURNAND (Saone et Loire)Intéressantes fresques du XI ième siècle récemment découvertes à l’abside de l’église St Nizier (Voir article)

CALDEGAS (Pyrénées Orientales) Fresques du début du XIII ième dans belle église du premier age roman méditérranéen

CASESNOVES  (Pyrénées orientales) Communes de Ille sur Tét  .Fresques de la fin du XI ième siècle réintroduites récemment dans l’eglise  St Sauveur et a l’hospice de la ville

CATLLAR  (Pyrénées Orientales) Rare exemple de peintures murales en extérieur d’époque romane(milieu du XII ième siècle).Tympan et intrados de l’arc du portail sud d’entrée ade la chapelle Notre Dame de Riquer

CHALIVOY-MILON  (Cher) Important ensemble de peintures murales du XII ième siècle présentant des thémes iconographiques peu courants(Jésus chassant les marchands du Temple et grande croix mosaique d’origine copte a la voute) (Voir article)

CHARTRES  (Eure et Loir) Peintures du début du XIII ième siecle dans une des chapelle de l’immense crypte romane de l’immense crypte St Lubin de la cathédrale de Chartres(Serie de saints sous une arcade)

CHATEAU-GONTHIER  (Mayenne) Ensemble de fresques du XII ième malheureusement assez dégradées situeés sur les parties hautes de l’église St Jean Baptiste

Image d'ange à Chateau Gonthier

Image d’ange à Chateau Gonthier

CHATEAU-LANDON (Seine et Marne) Bel ensemble de peintures murales du XII ième siècle déposée dans une salle de la maison de retraite évoquant un épisode de la vie de Clovis

CHINON  (Indre et Loire) Peintures de belle qualité(Fin du XII ième siècle)ornant la chapelle troglodytique Sainte Radegonde (Ensemble de cavaliers)

CHISSEAUX  (Indre et Loire) Vestiges trés effacés de fresques du XII ième siècle (Beau roses)

Visage d'apotre à Chisseaux (Détail de la Céne)

Visage d’apotre à Chisseaux (Détail de la Céne)

CLERMONT FERRAND  (Puy de Dome) Crypte de la cathédrale gothique.Fresques de l’extreme fin du XII ième siècle (Multiplication des pains ,Sermon sur la montagne)

La multiplication des pains à la crypte de la cathédrale de Clermont Ferrand

La multiplication des pains à la crypte de la cathédrale de Clermont Ferrand

CLOYES SUR LE LOIR  (Eure et Loir) Bel ensemble de fresques du XII ième ornant les murs de la Chapelle d’Yron (Voir article)

CLUSES-HAUTES (LES)  (Pyrénées Orientales) Restes de belles et trés particulières fresques du XII ième siècle (Voir article)

Visage d'un ange aux Cluses Hautes

Visage d’un ange aux Cluses Hautes

COUDDES  (Loir et Cher) Interessantes fresques du XII ième siècle evoquant la vie de St Christophe

COULONGE  (Sarthe) Restes de fresques du XII ième au cul defour de l’abside(Christ en gloire et tetramorphe)

CRESSAC  (Charentes) Chapelle des templiers.Grand ensemble de peitures murales de la fin du XII ième ,sonsacrées aux croisades (Voir article)

Temple de Cressac (Charentes) Chrisme                                                                                                                                                                                                 Temple de Cressac  Un chrisme

CURGY  (Saone et Loire) Eglise St Férreol .Reste de fresques du XII ième siècle a l’abside(Christ en gloire et tetramorphe)

DENEZE SOUS LE LUDE (Maine et Loire) Peintures de fin d’époque (tetramorphe et anges musiciens)

DEOLS (Indre) Vestiges de peintures du XII ième aux embrasures des fenétres hautes ,sous les combles,de l’église St Etienne(Beaux anges)

DOMFRONT (Orne) Figures de « docteurs » dans des niches (Fin d’époque)en la trés belle église Notre Dame sur l’eau.

DOUY (Eure et Loir) Fresques étonnamment bien conservées(milieu du douzième)à l’église du prieuré sur une ile sur le loir(Edifice privé)

Ange entourant la mandorle du Christ à Douy

Ange entourant la mandorle du Christ à Douy

EBREUIL (Allier) Bel et singulier ensemble de fresques du XIIième a la tribune (Voir article)

ESTAVAR (Pyrénées Orientales) Fresques du XII ième siècle aux tonalités sombres(Voir article)

GENNETEIL (Maine et Loire) Bel ensemble de peintures du XIIiéme siècle localisées a la voute de part et d’autres d’une bande faitière (Voir article)

GOURDON (Saone et Loire) Important ensemble de fresqus du XII ième;etonnant Christ en Gloire,pélerins d’Emaus..(Voir article)

ILE BARBE(l’) (Rhone) Trés anciennes fresques en péril dans église de l’agglomération lyonnaise

iLE BARBE                                                                                                                                                                                      Deux saints et une sainte au mur de l’abside

ILLIAT (Ain) Belles fresques au cul de four de l’abside (Personnages sous des arcatures)du milieu duXII ième siècle

JONAS grottes de (Puy de Dome)Peintures murales du début du XIième siècle dans une des grottes creusées a flanc de falaise ,transformée en chapelle (Voir article)

LANGAST (Cotes d’Armor) Important ensemble de peintures murales du XI ième siècle (Voir article)

LAVARDIN (Loir et Cher) Restes de peintures murales du XII ième (Arbre de Jéssé,Baptéme du Christ) cotoyant des peintures murales d’autres époques.

LE  LIGET (Indre et Loire) trés bel et mystérieux ensemble de peinture du XII ième dans un petit édifice en rotonde isolé dans le parc de la chartreuse (Voir article)

LAVAUDIEU (Haute Loire) Peintures murales aux tonalités sombres (Belle image de la Vierge)de fin d’époque

LIGNIERES DE TOURAINE (Indre et Loire) Important ensemble de fresque de fin de période tapissant la voute disposées en tableau (Images de la création)

LOCHES  (Indre et Loire) Image du XI ième siècle de St Brice et polychromie du portail a l’église St Ours

MARCEVOLPrieuré de  (Pyrénées Orientales) Ancien prieuré isolé sur la commune de Arboussols.Fresques du XII ième trés graphiques (Voir article)

MEOBECQ (Indre) Important ensemble de fresques probablement du XI ième siècle (Voir article)

MOISSAC (Tarn et Garonne) Peintures du XII ième siècle(Arbre de Jéssé) tapissant la voute d’un oratoire de l’ancien palais abbatial.Bleus particuliers,bleu d’aérinithe (Voir article)

MONTBAZIN (Herault) Peintures de fin d’époque,trés retouchées (Alignement d’apotres au mur de l’abside)

MONTFERRAND DU PERIGORD (Dordogne) reste de fresques du XIIième sur un mur de la nef (Voir article)

MONGAUCH (Ariège) Grand ensemble de fresques du XII ième siècle au murs de l’abside et aux voutes de l’abside et du choeur (Voir article)

main mongauch0001.bmp                                                                                                                                                                                                      Main a Montgauch

MONTMORILLON  (Vienne) Belles fresques fin du XII ième siècle (Vierge en majesté) (Voir Article)

MONTOIRE SUR LE LOIR (Loir et Cher) Trés grand ensemble de fresques du XII ième dans la petite chapelle St Gilles aux trois absides (Voir article)

MOUTIERS EN PUYSAYE (Yonne) Important ensemble de peintures du XII ième sur deux murs de la nef mélées a d’autres peintures plus postérieures(Voir article)

NEVERS  (Nièvre)  Cathédrale.Peintures murales du XIIième a la voute de l’abside(grand christ en majesté)et a la coute travée droite du choeur.

NEUVY PAILLOUX (Indre) Belle image incompléte d’un christ en gloire du XIIième à l’abside dans une mandorle soutenue par deux beaux anges

NORREY EN AUGE (Calvados) Reste de fresques du XII ième malheureusement assez effacées sur les murs de la nef.Belle image d’une vierge a l’enfant(adoration des mages)

NOGARO (Gers)  Remarquables fresques au murs de l’abside (Vie de St Laurent)et a une absidiole.Utilisation de plusieurs variétés de bleus.(Voir article)

Vie de St Laurent à Nogaro (détail)

Vie de St Laurent à Nogaro (détail)

OUGY (Saone et Loire) Belle image de fin d’époque d’un buste de St Philippe au linteau dune porte

OURJOUT (Ariège) Commune des Bordes sur le Lez.Magnifique ensemble de fresques à forte influence catalane(Tahull) sur le mur de l’abside ,découvertes tout récemment(Saints en pied ,remarquable série de signes du zodiaque,et belle bande de grecques)

ourj deco                                                                                                                                                                                    Bande de grecques a Ourjout

PALLUAU SUR INDRE (Indre) Ancien prieuré St Laurent.Fresques dans un édifice partiellement inclus dans une habitation.Célébre image de la vierge sur un siège en forme de drakkar.Visages singuliers tous identiques(Voir article)

PARCAY MESLAY(Indre et Loire) Fresque du XIIième siécle.Christ a l’etrange visage tenant délicatement un ostie et apotres ,le tout sur fond entièrement tapissé d’ondulations ocrées

PETIT QUEVILLY (le) (Seine Maritime) Rare exemple de peintures murales du XII ième siècle sur support architectural(voute)gothique (Voir article)

PEYRUSSE (Haute Loire) Peintures murales de l’extréme fin du XIIième a l’abside sur fonds bleus un peu fané (Dormition de la Vierge)

Dormition de la Vierge

Dormition de la Vierge

PLAINCOURAULT (Indre) Chapelle d’une commanderie templière.Fresques de la fin du XII ième au mur de l’abside en grands tableaux rectangulaires,parfois superposées a des peintures plus récentes(Tentation,Crucifixion..)

POITIERS (Vienne) Eglise Notre Dame la Grande.  Grand ensemble de peintures romanes occupant les voutes de l’abside et du choeur malheureusement trés éffacées.Fresques à la crypte (Images de saints en pied)

Voute peinte à ND la Grande de Poitiers

Voute peinte à ND la Grande de Poitiers

Apotres à la crypte de ND la Grande de Poitiers

Apotres à la crypte de ND la Grande de Poitiers

 

Baptistére Saint Jean. Peintures murales du XIIième (beaux cavaliers,images rares de paons etc..) (Voir article)

Eglise Saint Hilaire le grand.Grand ensemble de peintures de belle qualité disséminées dans le vaste édifice(Voir article)

POLIGNAC (Haute Loire) vestiges de peintures de fin d’époque d’influence copte(jugement dernier)

PONCE SUR LE LOIR (Sarthe) Eglise St Julien.Grand ensemble de peintures du XIIieme siècle occupant les parties hautes des murs de la nef percés d’immenses arcs;les peintures trop abusivement restaurées de l’abside et du choeur n’ont plus d’intérét (Voir article)

PRITZ (Mayenne) Faubourgs de Laval.Remarquable ensemble de fresques du XII ième siècle,présence massive d’un vert trés intense (Beaux vieillards,Scénes de l’enfance du Christ,Calendrier des mois)

pritz  apotres0020                                                                                                                                                                                          Apotres à Pritz

PUY EN VELAY (le) (Haute Loire)  Eglise Notre Dame d’Aiguilhe .Ensemble de trés anciennes peintures murales restaurées aux voute d’un édifice trés spectaculaire sur un dyke volcanique(Voir article)

Cathédrale.Grand ensemble de fresques du XII ième d’influence byzantine et copte (Voir article)

REDON  (Ile et Vilaine) Eglise St Sauveur.Vestiges de fresques du XIIième en haut d’un mur du croisillon sud du transept(Belle image du Christ)

ROCAMADOUR (Lot) Peintures murales de l’extréme fin du XIIième;rare exemple de peintures romanes en extérieur (Annonciation et Visitation) (Voir article)

ROCHECORBON (Indre et Loire) Chapelle St georges ,semi troglodytique.Restes de fresques de fin d’époque,en deux tableaux en partie superposés (Cene,Lavement de pieds)

ROUILLAC chapelle de. (Lot) Commune de Montcuq.Grand ensemble de peintures du XII ième,malheureusement par endroit effacées,a forte prédominance ocre rouge et jaune sur fonds bleus intense

rouillac   ange0026                                                                                                                                                                                                    Visage d’apotre a Rouillac

SAINT AIGNAN SUR CHER  (Loir et Cher) Grand ensemble de fresques du XII ième siècle dans une magnifique crypte (Légende de St Gilles) (Voir article)

SAINT AMAND DE COLY  (Dordogne) Vestiges de peintures de le fin du XIIième au croisillon du transept de l’immense eglise (Image d’une cité sous les restes effacés d’une crucifixion)

SAINT ANDRE DE SOREDE (Pyrénées Orientales) Peinture du premier quart du XII ième siècle (Crucifixion) déplacée dans l’eglise abbatiale

SAINT AVENTIN (Haute Garonne) Ensemble de fresques de fin d’époque a l’abside ,a la voute et aux intrados des grandes arcades,de médiocre qualité mais aux etonnantes tonalités « vieux roses » dans une trés belle église sur les pentes du col de Peyresourde

Peintures de l'abside à Saint Aventin

Peintures de l’abside à Saint Aventin

SAINT BOHAIRE (Loir et Cher) Bel ensemble de fresques (Fin du XII ième siècle) malheureusement assez dégradées (Saintes femmes au tombeau) (Voir article)

SAINT CHEF (Isere) Grand ensemble de peintures murales du XIIième siècle ornant les voute d’un chapelle acollée au bras nord du transept de l’église aux fonds bleus sombres (Magnifiques anges) (Voir article)

SAINT EMILION (Gironde) Reste de fresques de la fin du XIIième ,aux tons trés vifs,malheureusement trop restaurées a la nef de l’église collégiale (Belle image de la vierge et serie de cercles renfermant entre autres un martyre de Ste Catherine)

SAINT JACQUES DES GUERETS (Loir et Cher) Celebre ensemble de peintures de la fin du XII ième siècle occupant le mur en hemicycle de l’abside et les murs de la nef,exceptionnel par la tonalité et la variété de la palette(trés beau Christ en gloire accompagné du tetramorphe)

SAINT JEAN LE THOMAS  (Manche) trés interessants vestiges de peintures romanes relatant l’histoire d’Abel et Cain dans une trés ancienne église (parties du Xième siècle) (Voir article)

SAINT JUNIEN  (Haute Vienne) Important ensemble de peintures du XIIième siècle localisées essentiellement à la voute de la nef(Vieillards de l’Apocalypse)et immense représentation d’un St Cristophe au mur d’un croisillon.(Voir article)

SAINTE LIZAIGNE (Indre) Restes de fresques du XII ième dans un edifice hors culte ,(Evocation de la dualité Eglise Synagogue) ( Voir article)

SAINT LIZIER  (Ariège) Ancienne cathédrale (ville basse) Fresque du début du XII ième siècle attribuées au Maitre de Pedret (Apotres sous des arcatures a l’abside) (Voir article)

SAINT LOUP SUR CHER (Loir et Cher) peintures de fin d’époque romanes à la voute (Vierge aux douleurs et Christ en gloire) (Voir article)

st loup livre ouvert.bmp                                                                                                                                                                                           Livre ouvert du Christ en gloire

SAINT LOUP DE NAUD (Seine et Marne) Vestiges d’un ensemble de peintures de la fin du XI ième siècle malheureusement détruites en 1874.Il subsiste une belle image d’un saint evéque et quelques traces d’un zodiaque

Buste d'éveque à St Loup de Naud

Buste d’éveque à St Loup de Naud

SAINTE MARIE AUX ANGLAIS (Calvados) Ensemble de peintures du début du XIII ième siècle évoquant les croisades (Voir article)

SAINT MARTIN D’ETABLEAUX (Indre et Loire) Commune du Grand Pressigny.Vestiges de fresques représentant des bustes d’apotres(edifice dans l’enceinte d’un domaine privé)

Buste d'apotre à St Martin d'Etableaux

Buste d’apotre à St Martin d’Etableaux

SAINT MARTIN DE FENOLLAR (Pyrénées Orientales) Superbe ensemble de fresques du premier tiers du XIIième siècle aux couleurs encore eclatantes a la chapelle de la Mahut sur la commune de Maureillas

SAINT MARTIN DES PUITS (Aude) Trés bel ensemble de peintures dans une minuscule église des Corbières (Voir article)

SAINT PIERRE LES EGLISES (Vienne) Rare exemple de peintures murales de la fin du Xième ou début XI ieme dans une petite église des faubourgs de Chauvigny (Crucifixion,Nativité,Bel image de l’archange St Michel) (Voir article)

SAINT PLANCARD  (Haute Garonne) Chapelle St Jean des vignes.Grand ensemble de peintures du XII ième siècle ,différents l’un a l’abside,l’autre aux murs d’une petite absidiole (Voir Article)

SAINT POLYCARPE (Aude) Beaux vestiges de peintures du XII ième siècle à la haute voute (Thémes de l’Apocalypse) (Voir article)

SAINT REMY LA VARENNE (Maine et Loire) Peintures de la fin du XII ième siècle a la salle capitulaire de l’ancien prieuré ,à la riche palette bienque partiellement effacées(Dualité eglise Synagogue,Crucifixion,Vierge a l’enfant) (Voir article)

Image de Saint Simonà St Remy la Varenne

Image de Saint Simonà St Remy la Varenne

SAINT SAVIN  (Vienne) exceptionnel ensemble de peintures murales du XII ième siècle a la voute de l’église abbatiale (Scénes de l’ancien testament)au clocher porche(scénes de l’Apocalypse) et plus ancienne a la crypte (Voir article)

saint savin songe                                                                                                                                                                                   St Savin;L’ »ivresse » de Noé

SALLERTAINE (Vendée) Vestiges de fresques du XII ième siècle(restes d’un calendrier des mois,Christ) rongées par le salpétre

SALLES LAVAUGUYON (les) (Haute Vienne) Magnifique ensemble de peintures du XII ième au revers de la façade occidentale(Création) et aux murs de la nef(vie de St Laurent,Histoire du roi Dannus…(Voir article)

SAULCET  (Allier) Reste de peintures de fin d’époque romane (Couronnement de la Vierge)noyées dans un ensemble de peintures du XIVième ,aux belles tonalités vertes,a l’abside

SERRABONE (Pyrénées Orientale) Vestiges de peintures du XII ième siècle à la nef d’un superbe prieuré de schistes isolé dans un magnifique paysage des Aspres (Descente de croix,Motifs décratifs)

SOUDAY  (Loir et Cher) Images d’une Annonciation et d’une visitation ,sous verre,à la nef de l’église.Peintures du XViéme-XVIième au transept et dans la crypte

TAILLET  (Pyrénées Orientales) Chapelle N D del roure.Peintures murales de fin d’époque aux couleurs délavées(Entrée du Christ a Jerusalem,Fausse tenture)dans une chapelle isolée (Voir article)

TAVANT (Indre et Loire) Extraordinaire ensemble de peintures du XII iéme siècle dans la crypte entièrement peinte,mais aussi a l’abside de l’église haute (Voir article)

TERNAND (Rhone) Trés anciennes peintures (fin du Xième siècle?)aux murs de la crypte de l’église d’un beau village sur un promontoire du Beaujolais

Vierge au rameau d'olivier à la crypte de Ternand

Vierge au rameau d’olivier à la crypte de Ternand

THEVET SAINT-JULIEN (Indre) Restes de peintures de grande qualité dans une église incluse dans un corps de ferme (St Jacques,St Thomas ,Vieillards)

thevet ensem                                                                                                                                                                             Thevet St Julien ;Ensemble des peintures

TOULONGERGUES (Aveyron) Ensemble de peintures murales trés anciennes et trés particulières,de facture naive,dans une petite église isolée sur un causse aveyronnais(Voir article)

TOULOUSE (Haute Garonne) L’immense basilique St Sernin conserve un bel ensemble de fresques du XIIième siècle,principalement au bras nord du transept,mais aussi sur les piliers de la nef « Noli me tangere »,ainsi qu’a la voute de l’un des bas cotés.Une fresque de St Augustin de decouverte plus ancienne a été reproduite sur toile

TOURNUS  (Saone et Loire) Restes de peintures murales du début XIII ième a la crypte,et du XII iéme aux parties hautes du narthex de la belle église St Philbert(Deux anges soutenant une mandorle et belle bandes décoratives de grecques incluant des animaux)

tournus ange0003.bmp                                                                                                                                                                                       Ange soutenant la mandorle du Christ

TOURS (Indre et Loire) Vestiges de fresques de grande qualité a la Tour Charlemagne de la trés ancienne abbaye St Martin(Images de saints notamment;St Georges,St Martin et remarquable St Florent)

VALS (Ariége) Singulier ensemble de peintures romanes dans une église fortifiée semi troglodytique,attribuées au Maitre de Pédret (Voir Article)

VARENNES BOURREAU (Mayenne) Petite eglise isolée dans un site charmant des bords de la Sarthe,renfermant des peintures du XIIième siécle aux tonalités trés douces(Voir Article)

VENDOME  (Loir et Cher) Trés belle fresque du XII ième siècle dépsée sous verre dans la salle capitulaire de l’abbaye de le Trinité représentant une scène de péche sur le lac de Thibériade

VESDUN  (Cher) Peintures de la fin du XII ième siècle découvertes en 1985 occupant la voute (Annonciation Visitation d’un coté,Rois mages de l’autre)

VIC  (Indre) Exceptionnel ensemble de peintures murales du XII ième,tapissant entièrement la petite église,aux tonalités ocre rouge

VIEUX POUZAUGES (Vendée) Peintures de fin d’époque romane,ornant l’église hors culte et consacrées essentiellement a la vie et a la jeunesse de la Vierge;Beau calendrier des mois (Voir article)

VILLARS (LE) (Saone et Loire) Peintures du début du XII ième siècle a l’abside de l’Eglise St Pierre aux tonalités foncées (Christ en gloire)

villars                                                                                                                                                                                                     Détail du Christ en gloire dans sa mandorle

VILLELONGUE  DEL MONTS (Pyrénées Orientales) Peintures murales de la deuxième moitié du XII iéme ornant la chapelle Notre Dame du Vilar (Annonciation,Images de paons,belle bande décorative)

 

Merci a tous et bonne lecture  JJL

st savin  apotre2                                                                                                                                                                                                Visage d’apotre a Saint Savin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les fresques de Vals revisitées

9 janvier, 2017
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

Dans la vallée de la belle rivière l’Hers,malheureusement abimée par le creusement en 1985 de l’immense réservoir de Montbel prés de Chalabre,le minuscule village de Vals entre Mirepoix et Pamiers,aux toits de tuiles rosées et grises,est dominé par une trés particulière église semi rupestre fortifiée,décorée au début du XII ième siècle de singulières peintures murales.L’édifice qui connut au fil des siècles bien des vicissitudes,s’élève adossé à la roche,sur un plateau appelé plateforme du Rahus,dans un superbe environnement arbustif.Erigée selon les archeologues,sur les bases d’un ancien temple romain et sur une source située sous la chapelle d’entrée,l’église appartenait au Xième siècle à la puissante abbaye bénédictine de Lagrasse dans l’Aude.Sur la plateforme subsistent les restes d’un ancien village semi troglodytique.

l'église de Vals surplombant le village

Aprés avoir gravit un escalier ,l’unique entrée dans l’édifice s’effectue par la face nord.Un escalier permet de descendre dans la nef semi souterraine baptisée crypte.Maintes fois remaniée elle se prolonge par une abside en contrebas datée du Xième siècle ou furent exécutées les peintures.L’abside rectangulaire barrée par un chevet plat percé d’une fenètre trés postérieure,frappe par son élévation encore accentuée par l’etroitesse de la petite pièce.L’abside est divisée en trois travées,la voute ou figurent les peintures,scindée en trois compartiments par deux larges et épais arcs doubleaux.Au dessus on accede par un escalier à une chapelle du XII ième siècle ,la chapelle St Michel qui est aujourd’hui englobée dans une tour défensive surmontée d’une terrasse,construite au XIV ième siècle.

L'entrée de l'église ,coté Nord.En bas à droite une stèle en l'honneur de l'Abbé Durand qui découvrit les peintures

L’entrée de l’église ,coté Nord.En bas à droite une stèle en l’honneur de l’Abbé Durand qui découvrit les peintures

l'église et sa tour sur la plateforme du Rahus

l’église et sa tour sur la plateforme du Rahus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les peintures de l’abside semi souterraine que j’avais visitées au début des années 90,ont subit depuis deux campagnes de restauration en 2006 et en 2008.L’histoire de ces réhabilitations est relatée dans un petit et sympathique musée (gratuit)intéressant et trés bien tenu au pied de l’édifice.Il présente des collections d’objets issus des fouilles effectuées sur le site.Les peintures furent découvertes par l’abbé Durand en 1956.

Porte et escalier d'accés à l'abside semi souterraine

Porte et escalier d’accés à l’abside semi souterraine

Essentiellement exécutées à la voute,les peintures s’étalent sur les trois compartiments,quelques fragments subsistant aussi au niveau des arcs doubleaux.

Le premier compartiment en partant de l’entrée de l’abside,montre un Christ des derniers temps dans une gloire ovale simplement bordurée.Comme souvent la mandorle semble trop étroite pour lui.Il est entouré des symboles des evangiles.Seules les représentations de St Mathieu,un ange et de St Luc un taureau,sont bien conservées.Sous le symbole de St Mathieu,un ange non identifié est nommé par une inscription partielle au dessus de sa téte SCS PANTA.Sous le taureau de St Luc est figuré St Michel tenant sa lance surmontée d’une croix et porteur d’un rouleau en signe de sa fonction d’avocat au tribunal des derniers temps.Les deux anges encadrent un séraphin et ses trois paires d’ailes ocellées.De l’autre coté de la mandorle,deux autres anges non identifiès encadrent un autre séraphin

Ensemble des peintures de la première travée de la voute(Crit en gloire et symboles)                                                                                                                                                                                        Ensemble des peintures de la première travée de la voute

Le Christ en majesté dans sa mandorle

Le Christ en majesté dans sa mandorle

Les fresques de Vals revisitées dans archeologie g-300x200

l’ange de Mathieu et le taureau de Luc et au dessous

encadrant un séraphin,deux archanges dont St Michel

h-300x260 dans ART ROMAN                                                                                                                                                                                       L’ange de St Mathieu

Le deuxième compartiment est occupé par les images de 4 apotres groupés par deux de part et d’autre d’une chaine.Sur l’un des rempants Pierre reconnaissable a ses clés est associé à André porteur de sa fameuse croix.En face deux autres apotre dont l’un n’est pas identifiable,l’autre est désigné par une inscription,il s’agit de Philippe.Sur les arcs doubleaux subsistent des images de saints dont une belle image d’apotre identifié par l’inscription MATHIAS.

i-300x185 dans fresques murales romanes                                                                                                                                                                                   Ensemble des peintures du deuxième compartiment de la voute

j-300x213 dans fresques romanes                                                                                                                                                                                            Philippe et un apotre inconnu

k-200x300 dans Moyen age                                                                                                                                                                                                         Pierre et André

l-233x300 dans photos peitures murales                                                                                                                                                                                               MATHIAS sur l’un des arcs doubleaux a la deuxième travée

 

Le troisième compartiment de la voute est consacré à la naissance et à l’enfance du Christ.Sur l’un des rampants figure l’Annonciation.On y voit classiquement la Vierge accompagnée de l’ange Gabriel,sous une arcades composée de figures géométriques imbriquées rouges bleues et blanches.Moins classique est la présence au dessus d’un deuxième ange.Cet ange tourne le dos à une paire d’anges,l’un traité en rouge l’autre en bleu,qui surmontent la scène de la nativité figurée sur l’autre rampant.La vierge y est montrée allongée,recouverte d’une couverture décorée de disques entourant des losanges.Il faut noter que le peintre de Vals a abondamment utilisé le cercle comme élément décoratif.A Vals la Vierge de la nativité ne désigne pas du doigt l’enfant,mais par la position de ses bras et de ses mains pendantes ,semble accompagner son fils qui est au dessous soumis au bain par deux sages femmes.La scène du bain de l’enfant accompagne parfois la nativité,mais ce n’est pas une généralité.Une scène trés ressemblante figure aux peintures de l’église de St Martin des Puits dans les Corbières non loin de Lagrasse.

m-234x300                                                                                                                                                                                                L’Annonciation à la troisième travée

n                                                                                                                                                                                                     un ange tournant le dos a la Vierge de l’Annonciation

o-200x300                                                                                                                                                                                                 La Vierge de la nativité et le bain de l’enfant

p-203x300                                                                                                                                                                                                     L’enfant au bain (détail)

Sous la voute,sur le mur plat du chevet,au dessus de la fenètre ,subsistent des peintures qui représentaient une adoration des mages.On y reconnait encore la téte de la Vierge et l’étoile du berger,curieusement représentée ici,sous la forme d’une grande fleur à plusieurs pétales.Le traitement du visage de la Vierge est sensiblement différent de celui des vierges de l’Annonciation et de la Nativité,accréditant ainsi la thèse de l’intervention a Vals de plusieurs peintres.Les deux anges peints au troisième compartiment au dessus de la nativité semblent également etre l’oeuvre d’un autre artiste.D’autres traces de peintures existent ici et la en dehors de la voute,a l’intrados de l’arc d’entrée mais paraissent plus récentes ,probablement du XIII ième siècle

q                                                                                                                                                                                                      Détail des motifs décoratifs de la scène de la nativité

r-241x300                                                                                                                                                                                                 Deux anges au dessus de la Vierge de la Nativité ,oeuvre probablement d’un autre artiste

s-300x176                                                                                                                                                                               Reste d’une adoration des mages au sommet du mur du chevet plat

(visage de la Vierge et étoile du berger)

Les peintures de Vals offrent une autre particularité,celle d’etre considérées comme appartenant à un groupe,celui de l’ecole du Maitre dit de Pedret.Cette appellation est une construction d’archéologues,qui comme pour le « Maitre de Cabestany » en sculpture,ayant constaté des caractéristiques communes ,tant iconographiques que stylistiques dans différents programmes peints parfois trés éloignés géographiquement,ont donné un nom à cet artiste et à ses éléves.On sait qu’au XII ième siècle les peintres romans étaient non seulement itinérants car ne travaillant qu’à la commande,mais aussi anonymes.Ce titre de « Maitre de Pedret » découle du nom de l’une des localités ,Pedret en Catalogne ou cet artiste a oeuvré.

Un séraphin du Maitre de Pedret à Pedret                                                                                                                                                                                                           Séraphin a Pedret (Catalogne)

Les oeuvres attribuées au Maitre de Pedret,se répartissent essentiellement en Catalogne et en Andorre,mais aussi en France,en Ariège,à Vals donc mais aussi à la cathédrale de St Lizier pres de Saint Girons(voir article sur St Lizier).L’influence de cet artiste et de son école sera perceptible de la fin du XI ième au deuxième tiers du XII ième siècle.On classe les programmes peints appartenant à ce groupe en deux cercles,un premier cercle correspondant aux peintures du XI ième siècle et du tout début du XIIième(Pedret,Sant Pere de Ager,Santa Maria de Cap d’Aran,Aneu,Burgal)un deuxième cercle correspondant a des peintures du XIIième siècle(Chapelle du chateau de Orcau,Argolell,Rus,Baiasca et Vals)

L'Apotre Thadée à St Père de Ager(XI ième )                                                                                                                                                                                    l’apotre Thadée à Sant Pere de Ager(premier cercle)

Santa Maria se Cap d'Aran                                                                                                                                                                                          Vierge à l’enfant à Santa Maria de Cap d’Aran(premier cercle)

St Pere de Burgal (Fin du XI ième)                                                                                                                                                                                   Apotres à San Pere de Burgal(premier cercle)

Sant Serni de Baiasca(début du XII ième)                                                                                                                                                                                                  Sant Serni de Baiasca (deuxième cercle)

St Jean à Argolell                                                                                                                                                                                                Saint Jean à Argolell(deuxième cercle)

Toutes ces peintures ont des caractéristiques communes;le hiératisme trés byzantin des personnages,un dessin trés graphique,des visages allongés et sévères,de grands yeux noirs quasiment fixes,un tracé particulier de l’encolure des vétements,une abondante utilisation du cercle(tangents ,sécants ou entourant des losanges),de longues mains souvent disproportionnées,une position des pieds singulière(écartés et en éventail).La caractéristique la plus spectaculaire se situe au niveau de l’implantation capillaire,une mèche de cheveux tombant comme un peigne sur le front que l’on retrouve à Vals au visage de Saint Pierre

photo 18                                                                                                                                                                                               Saint Pierre à VALS(mèche de cheveux et chaine de cercles)

Fin du périple

23 mars, 2016
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

A l’issu de ce tour d’horizon de la peinture murale en France,je voudrais retenir une image.L’image extraite du calendrier des mois de l’église de Pritz en Mayenne,d’une jeune personne souriante cueillant une fleur.L’image du bonheur en somme,d’un bonheur simple ,naturel,discret,comme celui qui fut le mien à la découverte de ces oeuvres,et authentique comme cet art si longtemps délaissé peut etre parce qu’il ne s’offre pas spontanèment,peut etre parce qu’il nous oblige à ouvrir la porte.

PRITZ,calendrier des mois,personnage cueillant des fleurs

PRITZ,calendrier des mois,personnage cueillant des fleurs

Si le monument roman enracine,structure ,rassure,si la sculpture romane éléve les uns inquiéte les autres,la peinture elle ,suggère et enseigne, »rationalise »avant l’heure et nous ramène en permanence à notre condition humaine,à ses espoirs et à nos devoirs.

Si j’ai limité mon propos aux peinture murales de France,j’ai dit aussi combien cet art était développé ailleurs,sur un territoire que nous nommerions aujourd’hui Europe.Et si l’art gothique,le bien mal nommé,est un art français,l’art roman et sa peinture est un art d’occident,un art d’Europe.Un art « moderne » en quelque sorte?

An espérant que vous aurez trouvé un intérét à parcourir ce blog.Cordialement.

590591

Les vieillards de St Junien

10 mars, 2016
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

La basilique de St Junien petite ville industrieuse du limousin renferme plusieurs ensemble de peintures murales d’époque différentes.A la croisé du transept figure un grand St Christophe de l’estréme fin du XII ième siècle (voir article sur St Christophe et le roi Dannus).D’autres peintures toutes du XIII ième siècle animent les murs de la basilique.A l’arc d’entrée de la chapelle du croisillon sud subsistent les images assez dégradées de saints evéques et sur les murs est relatée en trois tableaux la parabole du mauvais riche dans des tonalités a prédominance de jaune et de vert.

La mort du Mauvais riche

La mort du Mauvais riche

Dans la chapelle basse dite du « sepulcre » figure en deux registres et dans des tonalités plutot sombres,une « ostention »a la partie inférieur et au dessus le voyage à Rome de St Martial,St Alpinien et St Austriclinien.Mais les peintures les plus intéressantes et les plus récemment découvertes,datées de la deuxième moitié du XII ième siècle,occupent la voute de la deuxième travée de la nef.De part et d’autre d’une large bande faitière au centre de laquelle figure un Agneau de Dieu dans son médaillon,sont représentés les 24 vieillards de l’Apocalypse

Ensemble des peintures de la voute

Ensemble des peintures de la voute

L’image de l’agneau dans son médaillon à fond bleu est malheureusement trés dégradée.Tout autour figurent 4 anges se détachant d’un fond blanc entre deux bordures ocre rouge trés richement décorées de rinceaux entre deux bandes perlées et de triangles alternativement bleus et rouges festonnés de blanc

Agneau de Dieu et bande faitière

Agneau de Dieu et bande faitière

Le thème des 24 vieillards est trés répandu mais a St Junien il se singularise par son organisation ,sa symétrie et sa hiérarchisation.Tout semble avoir été conçu pour attirer les regards vers l’Agneau central dans son médaillon bleu intense se détachant fortement du fond blanc central et des bordures foncées assurant la séparation avec les douze vieillards de part et d’autres disposés en deux registres superposés de six personnages séparés par une bande décorative constituée d’une sorte de chaine interrompue de losanges comportant une petite sphère en leur centre ,le tout entre deux traits ocre rouge et jaune.Tous les Vieillards sont couronnés tiennent une coupe à la main.

Les vieillards disposés en deux registres superposés

Les vieillards disposés en deux registres superposés

Au registre supérieur ils sont figurés sous une série d’arcatures à fond blanc,supportées par des colonnettes et des chapiteaux trés richement et trés diversement décorés.Les arcs sont alternativement en plein cintre ou en mitre ,tronqués sous une magnifique frise de batiments représentant la Jérusalem céleste.Chaque vieillard est traité différemment tant au niveau des vétements ,des couronnes,des attitudes,ques des tons utilisés dans une palette trés riche.Le fond blanc des arcades est orné de petites sphères rouges renfermant des décorations florales.Chaque vieillard est assis sur un large siège.Tous sont différents et trés sophistiqués.

Vieillards sous des arcades au registre supérieur

Vieillards sous des arcades au registre supérieur

Vieillard du registre supérieur sur un large siège

Vieillard du registre supérieur sur un large siège

Téte couronnée d'un des Vieillards du registre supérieur

Téte couronnée d’un des Vieillards du registre supérieur

Au registre inférieur les Vieillards sont tous inclus dans de grands médaillons en amende et assis sur des globes faisant office de sièges.Amendes et sièges sont bordurés de manière identique,si bien que l’on a le sentiment que les Vieillards s’insèrent dans une double mandorle.Les fonds sont garnis de motifs floraux trés recherchés et la palette encore plus riche qu’au registre supérieur

Vieillards du registre inférieur

Vieillards du registre inférieur

Vieillard sur son globe au registre inférieur

Vieillard sur son globe au registre inférieur

Vieillard du registre inférieur;chacun est traité de maniére trés différente

Vieillard du registre inférieur;chacun est traité de maniére trés différente

Visage d'un vieillard du registre inférieur traité differemment de ceux du registre supérieur

Visage d’un vieillard du registre inférieur traité differemment de ceux du registre supérieur

 

 

 

 

 

 

 

Le prieuré de Marcevol

8 mars, 2016
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

Le prieuré de Marcevol sur la commune d’Arboussols au dessus de Vinça dans les pyrénées orientales se dresse dans un site superbe sur le rebord d’un plateau surplombant la vallée de la Tet ,face au Canigou.

Le village d'Arboussols

Le village d’Arboussols

Connu surtout pour sa belle façade décorée d’un portail de marbre rose surmontée d’une fenètre egalement en marbre ,il a beaucoup souffert d’un tremblement de terre au XV ième siècle

Portail du prieuré de Marcevol

Portail du prieuré de Marcevol

A l’intérieur l’absidiole sud conserve des vestiges de peintures murales .A la voute trone un Christ incomplet dans une mandorle losangique comme celle renfermant la vierge en prière de St Martin de Fenollar.Cet element d’origine carolingienne ,n’est qu’un archaisme,les peintures datant de la deuxième moitié du XII ième siecle

Ensemble de la voute

Ensemble de la voute

Le Christ est comme aux  Cluse Hautes accompagné de l’Alpha et de l’Omega,non pas ici dans un chrisme mais de part et d’autre de la mandorle.Le A de l’Alpha est encore visible à la droite du Christ.Il n’y a par contre pas de traces des quatres symboles evangéliques.Peut etre étaient t ils figurés a l’arc triomphal comme aux Cluses.

Le Christ de Marcevol

Le Christ de Marcevol

Il est accompagné de deux anges embrassant la mandorle en son sommet et probablement de deux autres anges (seul l’ange a gauche est conservé) soutenant une bande décorative scindant la voute en deux.Ainsi la voute est décorée de deux bandes,l’une classique en bas assurant la séparation entre conque et murs,l’autre au milieu de la voute dans laquelle des spécialistes voient le représentation symbolique d’un arc en ciel

Ange soutenant une bande décorative

Ange soutenant une bande décorative

Le dessin de ces peintures est trés stylisé ,geometrique,au point que l’artiste a représenté les sourcils du Christ sous la forme d’un arc en mitre

Détail du visage du Christ

Détail du visage du Christ

Le fond de la mandorle ,crème,est garni de curieuses décorations ,qui ne sont pas exceptionnelles dans la peinture catalane.Une croix pattée ,quatre sorte de feuilles disposées obliquement dans les espaces carrés determinés par les branches de la croix,le tout entouré de cercles concentriques interrompus

Bande décorative et motif circulaire de décoration

Bande décorative et motif circulaire de décoration

La palette est réduite (bleu,blanc,crème,ocre rouge et noir sous forme d’un trait épais soulignant les scènes et les visages).Mais l’association de bleus un peu fanés et de rouge encore puissant,un peu comme aux fresques de St Polycarpe,ne manque pas d’attraits.

Bleus et rouge au visage de l'ange

Bleus et rouge au visage de l’ange

 

 

 

St Michel d’Aiguilhe

7 mars, 2016
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

L’exceptionnelle chapelle St Michel d’Aiguilhe au Puy en Velay,plantée sur un dyke de 82 métres de haut est accessible par la rude montée d’un escalier de 268 marches.Au sommet un chemin de ronde permet  de magnifiques vues sur la belle cité du Puy et ses environsaigui dL’entrée dans le monument se fait par un magnifique portail trilobé aux influences trés byzantines tout comme les fresques qui occupent une partie des murs de l’intérieur

50La chapelle est composée de deux parties.L’une du XII ième siècle constituée d’un petit narthex se prolongeant par une nef à deambulatoire à laquelle est accolé le clocher.La seconde renfermant les peintures est l’oratoire primitif du X ième siècle situé à droite du narthex.C’est un petit quadrilatére s’ouvrant sur deux absidioles au nord et a l’est(l’absidiole sud a disparu)couvert d’une voute pyramidale .

Oratoire primitif abritant les peintures

Oratoire primitif abritant les peintures

A la voute pyramidale un peu excentrée à l’est ,trone un Christ dans une gloire circulaire.A l’intérieur de disques,de part et d’autre sont figurés le soleil et la lune.A l’ouest face à lui une image trés dégradée avant restauration de St Michel entre deux seraphins.Aux quatres coins,toujours dans des cercles apparaissent les quatre symboles evangéliques

Ensemble de la voute aprés restauration

Ensemble de la voute aprés restauration

Le Christ à la voute avant restauration

Le Christ à la voute avant restauration

Deux anges en bustes s’intercalent au nord et au sud entre les cercles des symboles évangéliques.Une bande décorative marque la limite entre la voute évoquant le ciel et les murs dont la base carrée symbolise le monde terrestre selon une tradition bien byzantine.Sous la retombée de la voute figure le collége apostolique

Détail des peintures de la voute,le Christ et St Michel se faisant face.

Détail des peintures de la voute,le Christ et St Michel se faisant face.

Ange entre les deux symboles evangéliques accompagné d'insolites ondulations blanches évoquant des nuages

Ange entre les deux symboles evangéliques accompagné d’insolites ondulations blanches évoquant des nuages

Sur le mur derrière l’autel l’archange St Michel est figuré deux fois de part et d’autre de la fenètre.A gauche il introduit un petit personnage représentant une ame dans uns sorte de palais ou figurent les bustes de personnages regroupés par deux sous des arcades.A droite l’image plus dégradée,le montre poussant des damnés vers l’enfer

St Michel de part et d'autre de la fenètre avant restauration

St Michel de part et d’autre de la fenètre avant restauration

On relève aussi des traces de peintures indéchiffrables au niveau des absidioles de l’oratoire ainsi qu’aux parties du XII ième siècle.Les fresques sont communèment datées du XII ième siecle en raison de leur ordonnancement en registres et en bandes mais des spécialistes s’appuyant sur des ressemblances avec les frresques de la crypte de Ternand dans le Beaujolais les datent du Xième.

 

 

 

 

 

La crypte de Tavant en images

5 mars, 2016
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La crypte de Tavant  en Indre et Loire présente un ensemble de peintures murales du XII ième siècle,incomparable.Si le programme iconographique ne brille pas par sa cohérence,le style des peintures est unique.Le dessin trés stylisé confine sur certaines scènes à un cubisme avant l’heure.A Tavant l’artiste a utilisé à merveille la configuration des lieux.La crypte est constituée d’une nef trés basse terminée par une abside en hémicycle.Deux rangées de quatre enormes piliers scindent la nef en trois etroites travées.Les murs de la nef sont épaulés de  neuf grosses colonnes engagées et au centre des murs latéraux les colonnes sont remplacées par deux contreforts plats.

La faible hauteur de l’ensemble met le visiteur au contact direct des peintures qui tapissent les voutes brisées jusqu’à la retombée des arcs en 25 scènes dont la plus part sont limitées par une double bande colorée ocre rouge et jaune soulignant les arétes vives.Deux autres scènes figurent sur les murs,l’une immédiatement à droite de la porte d’entrée montre un personnage à la barbe blanche coiffé d’un chapeau pointu,tenant un rameau dans une main et un baton dans l’autre et portant un sac.Peut etre s’agit il d’un pélerin.La seconde figure sur le mur en hémicycle à gauche de la colonne engagée centrale et évoque un épisode de l’histoire d’Abel et Cain(voir article sur Abel et Cain).

Certaines scènes donnent lieu à des interprétations différentes.Plusieurs sont consacrées à la vie de David

ta19On peut voir aussi une scène montrant le comabt de David contre Goliath.

David ou Saul sur un siège?

David ou Saul sur un siège?

Détail de David dansant devant l'arche d'Alliance?

Détail de David dansant devant l’arche d’Alliance?

le Roi David couronné jouant de la harpe

le Roi David couronné jouant de la harpe

Le christ apparait bénissant dans une mandorle a fond vert.Une belle image montre la Vierge en priére.Son visage présente des ressemblances avec celui de la Vierge de St André de Soréde en pays catalan

Chist dans sa mandorle

Chist dans sa mandorle

Détail de la veirge en priére

Détail de la veirge en priére

Ailleurs deux atlantes soutiennent une poutre

ta20deux autre scènes montrent l’une une belle descente de croix malheureusement dégradée,l’autre une crucifixion de St Pierre abimée

Déposition de croix

Déposition de croix

Crucifixion se St Pierre téte en bas

Crucifixion se St Pierre téte en bas

D’autres images sont consacrées au combat du bien contre le mal,par l’intérmédiaire d’une psychomachie ou un soldat transperce de sa lance un hideux petit homme rouge.Une femme dans une belle robe verte,se transperce le sein de sa lance (évocation de la luxure ou de la colère)

Scène de psychomachie

Scène de psychomachie

La Luxure ou la Colère?

La Luxure ou la Colère?

Une belle image montre le Christ sortant des griffes d’un diable rouge cornu Adam et Eve que l’on retouve dans une autre scène au travail aprés qu’ils aient été exclus du paradis terrestre(voir article sur la création)Adam et Eve que l’on retrouve dans une autre scène figurés nus

Le Christ retirant Adam et Eve de l'enfer

Le Christ retirant Adam et Eve de l’enfer

Deux femmes tiennent delicatement deux rameaux,peut etre une évocation de l’Arbre de Jéssé.Deux anges tiennent chacun un enorme chandelier

Evocation de l'arbre de Jessé?

Evocation de l’arbre de Jessé?

Ange tenant un chandelier

Ange tenant un chandelier

Deux images plus profanes montrent un centaure sagittaire et un serpent enroulé autour d’un arbre,le Caducée

Le sagittaire

Le sagittaire

Enfin un image assez mystérieuse montant deux personnages

ta2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

St Christophe et le roi Dannus

3 mars, 2016
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Le culte de St Christophe a débuté trés tot,notamment en Espagne,mais les représentations peintes de St Christophe ne sont pas antérieures au XI ième siècle pour les manuscrits et à la fin du XII iéme siècle poue la peinture murale.

La légende dit que le géant Christophe,Réprobus (le réprouvé avant sa conversion)s’opposa au roi Dannus qui le fit arréter aprés que Christophe( le porte Christ en grec) ait converti nombre de soldats.Arrété il parvint à convertir les deux courtisanes envoyées par Dannus pour le pervertir.Dannus utilisa en vain divers supplices contre Christophe avant de le décapiter.Des épisodes de sa confrontation avec Dannus sont évoqués sur les murs de deux édifices,en l’église des Salles Lavauguyon au sud de Limoges et à Couddes petite église solognote du Loir et Cher.

Aux Salles Lavauguyon,sur l’une des travées du mur sud de la nef,sont figurés des épisodes de la confrontation entre Dannus et Christophe.Les images sont malheureusement assez dégradées.On y voit le roi Dannus accompagné de son épouse sous des arcades matérialisant son palais

Dannus et son épouse

Dannus et son épouse

Plus loin un grand St Christophe reçoit les fleches matérialisées par des traits jaunes,d’un archer de Dannus.L’une d’entre elle se retournera contre le roi et ira se ficher dans son oeil

St Christophe face aux fleches de Dannus

St Christophe face aux fleches de Dannus

A Couddes,dans le Loir et Cher des peintures ornent les murs de la nef du XI ième siècle de l’elise St Christophe.En grande partie du XIV ième siècle elles sont disséminées sur l’ensemble des murs avec un jugement dernier assez effacé au revers de la façade occidentale et une résurrection des mort du XIII ième sur la partie haute du mur nord de la nef.Les fresques romanes ,contemporaines de celles des Salles Lavauguyon,c’est a dire la fin du XII ième,se résument en une scène bien conservée au mur nord entre deux piliers de soutien de la charpente en bois.La scène montre St Chritophe face au roi Dannus identifié par une inscription au dessus de sa téte.Le roi est accompagné de trois bourreaux,couronné et moustachu sur un trone en X dont les bras se terminent par des tétes de dragons.

Peintures du mur nord de la nef

Peintures du mur nord de la nef

Dannus présente deux doigts devant sa bouche pour signifier qu’il parle.Une sorte de petit demon anoure et sans poil est dessiné sur son épaule .Les bourreaux tous trois figurés de profil montrent leur dents pour accentuer l’impression de férocité et les dévaloriser.Sur l’arcade limitant la scène est représenté un palais composé d’une galerie d’arcades entre de tours.Comme à la jérusalem celeste peinte aux arcades de la salle capitulaire de St Aubin d’Angers ,on retrouve ici une tentative de perspective;

Dannus et les bourreaux

Dannus et les bourreaux

Palais de Dannus

Palais de Dannus

St Christophe dont la tète a malheureusement disparu est figuré devant,longiligne et aérien dans une longue robe jaunes aux beaux drapés soulignés d’ocre rouge,la main levée devant le roi.

Cristophe devant Dannus

Cristophe devant Dannus

L’ensemble de la scène est limité par un cadre rectangulaire composé d’une bordure de deux doubles bandes jaune et ocre rouge ornée de pointes de diamants enserrant une frise de rinceaux.Ces peintures découvertes récemment auraient été éxécutées selon la technique de la vrai fresque

La peinture murale romane nous offre une troisième image d’un immense St Christophe sur un des murs du croisillon nord du transept de l’église de St Junien en Limousin.Le saint auréolé est inséré dans un cadre rectangulaire borduré d’ocre rouge et jaune et se détache d’un fond bleuté.Il est affublé de longs cheveux bouclés et d’une barbe et tient un rameau fleuri.Son corps est traversé par une bande blanche en diagonale portant une inscription en latin dont une partie peut etre traduisible ainsi « Veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure ».La partie inférieure de la scène est malheureusement effacée.

St Christophe à St Junien

St Christophe à St Junien

 

 

 

La crypte de St Aignan sur Cher

1 mars, 2016
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La belle crypte de St Aignan renferme un ensemble de peintures murales de différentes époques,du XII ième du début XIII ième et des XV ième et XV iéme siècles.Construite au XI ième et au début du XII ième siècle ,elle conserve encore une série de 36 chapiteaux tous d’origine.La crypte est un modèle d’équilibre et de symétrie.Autour d’une abside centrale au mur en hémicycle ,précédée d’une courte nef carrée a la voute brisée encadrée de deux bas cotés ,s’enroule un deambulatoire d’ou s’échappent trois chapelles rayonnantes.L’ensemble est eclairé par trois petites ouvertures et précédé à l’ouest par un ossuaire.Les peintures occupent l’abside centrale,la voute de la nef et les chapelles axiale et méridionnale .Aux murs de la chapelle Nord les peintures ont disparues ,mais on retrouve des traces sur toutes les surfaces de la crypte,ce qui donne a penser que non seulement elle avait été conçue pour etre peinte mais qu’elle était a l’origine entiérement décorée.

Localisation des peintures

Localisation des peintures

A l’abside centrale (Emplacement I ) trone au cul de four un grand Christ dans une double gloire.La grande mandorle présente une bordure festonnée et un fond blanc garni de quelques étoiles ocre rouge.La petite mandorle inférieure fait office de fauteuil ,son fond jaune contraste avec le bleu de la robe du Christ dont les pieds reposent sur un escabeau.Le Christ bras écarté tient dans sa main droite un objet difficilement identifiable.

Christ en majesté à la voute de l'abside principale

Christ en majesté à la voute de l’abside principale

A droite de la mandorle ,les fonds blancs sont occupés par l’image de St Jacques le »mineur »guérissant un paralytique agenouillé à ses pieds.Le saint déroule un phylactére dont l’inscription est en partie effacée

Paralytique guéri par St Jacques

Paralytique guéri par St Jacques

De l’autre coté St Pierre vétu de jaune est au chevet d’un cul de jatte s’appuyant sur des fers

St Pierre et le cul de jatte

St Pierre et le cul de jatte

L’ensemble des scènes s’insére dans un panneau limité par une double bordure jaune et ocre rouge.Tout autour de la scène des angelots du XV ième siècle font le lien avec des images figurées sur les murs latéraux,dans de grands panneaux rectangulaires montrant une vierge allaitant et des épisodes de la vie familiale du seigneur de St Aignan.Elles datent du XV ième siècle.

A la nef(Emplacement II )des anges jouent de la trompette à la voute brisée et devant l’ossuaire ,au mur occidental,une scène montre un amoncellement d’os.Ces peintures sont du XV ième

Peinture du XV ième au mur ouest de la nef

Peinture du XV ième au mur ouest de la nef

A la chapelle absidiale axiale (Emplacement III ) l’essentiel des peintures est consacré à la résurrection de Lazare.Au sommet de la voute apparaissent les peintures les plus anciennes de la crypte représentant l’agneau de Dieu .L’ensemble était accompagné des symboles des évangiles dont il ne reste que l’aigle de St Jean surmonté de l’inscription IONES,et l’ange de St Mathieu.Tous deux sont porteurs du Livre des évangiles

Aigle de St Jean

Aigle de St Jean

La scène consacrée à Lazare montre le Christ au nimbe crucifère gris,vétu d’un long manteau rouge,suivi de ses apotres

Le Christ et ses apotres

Le Christ et ses apotres

En face Lazare que le Christ vient de ressusciter ouvre ses mains en signe de remerciement.A ses cotés ses deux soeurs Marthe et Marie voilées de blanc et gris,sont suivis d’une cohorte de personnages tétes contre tétes,grands yeux ouverts ,visages ovales,le nez parfaitement rectiligne prenant racine trés haut.L’intrados de l’arc d’entrée de la chapelle est orné de beaux rinceaux.

Lazare devant ses soeurs

Lazare devant ses soeurs

Les peintures de la chapelle absidiale (Emplacement IV )

269En  1 l’agneau de Dieu trone dans un médaillon festonné à large bordure et à fond bleu.De part et d’autre deux grands anges les ailes jaunes et blanches déployées dans le dos soutiennent le cercle.L’ange situé à l’avant ,le mieux conservé est figuré dans une étrange posture;son bras  droit est complétement retourné au dessus de sa tète,tandis que sa main vient agripper le rebord du cercle.Les nimbes,tous blancs viennent éclairer la scène aux tons dominants,bleus verts et bruns assez foncés.

Ange soutenant l'Agneau

Ange soutenant l’Agneau

En 2 est relatée la légende de St Gilles sur une triple bande brune ocre jaune et verte.A gauche St Gilles vétu de bleu tient une longue robe qu’il semble offrir à un personnage dénudé appuyé sur un baton

St Gilles offrant un vétement à un pauvre

St Gilles offrant un vétement à un pauvre

Sur la scène suivante St Gilles vétu de brun,nimbe blanc et cape orange guérit un homme aux cheveux gris mordu par un serpent

St Gilles guérit un homme puis prie agenouillé devant la mer représentée par des volutes rose orangées

St Gilles guérit un homme puis prie agenouillé devant la mer représentée par des volutes rose orangées

En 3 ,au niveau des fenetres subsistent des fragments de peintures,un végétal,un personnage non identifié,et une téte aureolée

En 4 à l’intrados de l’arc d’entrée apparaissent des motifs décoratifs(grecques et arabesques en alternance)

 

 

 

 

 

 

 

 

La « chapelle des anges » à Arles sur Tech

28 février, 2016
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Des restes de peintures murales ornent la voute et le mur en hémicycle d’une chapelle haute ,la chapelle St Michel,au revers de la façade occidentale de l’église de la trés ancienne abbaye Sainte Marie d’Arles sur Tech dans le Vallespir à 35 kms de Perpignan.Baptisée un peu pompeusement,chapelle des anges,en raison de la présence de deux beaux séraphins ,elle accueille des fresques découvertes en 1955.Dégradées au XVIII ième siècle lors de l’installation d’un buffet d’orgue,elles furent restaurées une première fois au début des années 70,puis à nouveau en 1985.Elles auraient été exécutées à l’époque de travaux ayant conduit à une nouvelle consécration de l’église abbatiale en 1157.

Ensemble des peintures de la "chapelles des anges"

Ensemble des peintures de la « chapelles des anges »

Au cul de four tronait un Christ dont il ne reste aujourd’hui qu’une partie de la mandorle et la partie haute de sa téte.A sa droite deux médaillons renferment l’un en haut la représentations presque indéchiffrable de l’ange de St Mathieu;l’autre en bas le lion de St Marc .Le médaillon borduré de jaune et à fond bleu ,montre un lion ailé qui apparait « coupé en deux ».La partie avant présente des tons rose saumonés,la partie arrière des tons bruns,résultat d’une restauration un peu abusive ou inachevée.Les articulations sont matérialisées par  des cercles concentriques blancs.Devant on distingue encore une partie d’un ange ailes au dessus de sa téte.Le reste des peintures de la voute a disparu.

Lion ailé de St Marc

Lion ailé de St Marc

Sous une trés belle bande de grecques les peintures en dessous ,s’étalent de part et d’autre d’une fenètre axiale,se détachant d’un fond composé de bandes colorées rouges et bleus.A droite les peintures sont presque totalement éffacées mais il subsiste un magnifique ange aux ailes osselées

Seraphin

Seraphin

Détail de l'aile osselée du Séraphin

Détail de l’aile osselée du Séraphin

 

Beau visage un peu trop restauré au niveau des cheveux notamment

Beau visage un peu trop restauré au niveau des cheveux notamment

De l’autre coté de la fenètre,un deuxième ange aux tonalités plus sombres ,moins restauré dont le visage présente les mémes caractéristiques(nez légérement busqué,lévres pincées).A coté ,a gauche de l’ange,les peintures sont difficilement interprétables .On distingue deux personnages,l’un debout,l’autre agenouillé.

Deuxième ange

Deuxième ange

Visage d'un personnage sous l'aile de l'ange?

Visage d’un personnage sous l’aile de l’ange?

Ces fresques de belle qualité,oeuvres probablement d’un atelier local,sont assez caractéristiques de la peinture roussillonnaise au XII ième siècle.Certains spécialistes y ont vu des ressemblances avec les fresques voisines de St Martin de Fenollar .

 

 

 

 

Les femmes de Montmorillon

27 février, 2016
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Montmorillon dans la Vienne,a l’ecart des grands axes de communications,déja presque limousine,petite « cité du livre »,est dotée d’un important patrimoine architectural et notamment de l’église Notre Dame et de sa crypte creusée dans la falaise,qui abrite des peintures murales éxécutées aux alentours de 1200 .La crypte est composée d’une petite abside en cul de four prolongeant une courte nef en berceau brisé .Les peintures occupent le cul de four et le mur en hémicycle percé d’une minuscule fénétre .Quelques vestiges subsistent a la voute de la nef.Ces peintures se caractérisent par l’utilisation d’un trés riche palette,a prédominance de verts au cul de four et de bleu sur le mur dessous.Les tons sont encore par endroits trés vifs.Les peintures au dessin élégant constituent une sorte d’ode à la femme.Pas moins de 6 personnages féminins tapissent le cul de four.Atour de la Vierge tenant l’enfant dans ses bras,dans une mandorle a fond bleu sont disposés six saintes femmes ,trois de chaque cotés.La seule identifiée est représentée a droite de la Vierge et contre la mandorle ,l’enfant pose la main sur sa téte.Il s’agit de Sainte Catherine d’Alexandrie dont la vie est relatée sur le mur dessous.Son visage est curieusement noir.Oxydation d’un pigment?ou reprise du visage de la sainte en noir à postériori?A coté deux saintes femmes aureolées en jaune tiennent des couronnes.A leur pieds ont été déposé des vases.Elles se détachent d’un fond de bandes colorées blanches et gris vert.L’enfant bras écartés semble assurer le lien entre la Vierge et Sainte Catherine.De l’autre coté l’image des trois autres saintes femmes portant de trés longs habits est plus dégradée dans les parties inférieures.

Le style de ces peintures,le dessin des vétements,l’attitude tout en tendresse de la Vierge téte penchée embrassant la main de l’enfant évoquent le XIII ième siècle.

Ensemble des peintures de l'abside

Ensemble des peintures de l’abside

Les trois Saintes Femmes à la droite de la Vierge

Les trois Saintes Femmes à la droite de la Vierge

Détail des deux saintes femmes tenant des couronnes accompagnant Ste Catherine

Détail des deux saintes femmes tenant des couronnes accompagnant Ste Catherine

Détail de l'une des trois Saintes femmes à la gauche de la Vierge

Détail de l’une des trois Saintes femmes à la gauche de la Vierge

Sur le mur en dessous les peintures moins bien conservées s’étalent de part et d’autre de la fenetre empiétant sur la bande décorative de séparation.Elles se détachent d’un fond bleu ciel et montrent à gauche Ste Catherine blonde et couronnée recevant l’onction divine d’une colombe ,sous l’image des batiments d’une cité.Devant elle un groupe de « docteurs » aux longs cheveux dont certains sont affublés d’une belle barbe blanche

Ste Catherine devant les "doteurs" de l'empereur Maxence

Ste Catherine devant les « docteurs » de l’empereur Maxence

Visages des "docteurs"

Visages des « docteurs »

A coté figure l’empereur Maxence assis sur un trone.De l’autre coté de la fenètre une évocation plutot « douce » de l’Enfer si on la compare a celles de Asnieres sur Vegre ou de Brioude par exemple,montre des paiens convertis jetés sur ordre de Maxence dans un entonoir déterminé par les rebords des visages de deux groupes de personnages

Paiens convertis jetés en enfer

Paiens convertis jetés en enfer

A la voute de la nef,figure l’image bien conservée d’un cheval divin dans un médaillon.Il remplace ici l’Agneau ordinairement figuré.Des vieillards de l’Apocalypse qui devaient l’accompagner il ne reste plus que deux images assez dégradées

L'image rare d'un cheval pascal remplaçant l'agneau

L’image rare d’un cheval pascal remplaçant l’agneau

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Images de saints

26 février, 2016
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Les représentations de saints ne manquent pas.Les saints personnages sont évoqués comme saint patrons,souvent en pied au revers d’un pilier(cathédrale du Puy,St Hilaire le grand de Poitiers)sur les mors de la nef,ou sous des arcatures sur le mur du choeur ou de l’abside(chapelle d’Yron)

Saint à St Julien de Brioude

Saint à St Julien de Brioude

Saint Thomas à Thevet dans l'Indre

Saint Thomas à Thevet dans l’Indre

La tour Charlemagne vestige de l’abbaye St Martin à Tours,conserve des fragments de peintures murales dont l’image d’un beau St Florent,reproduite sur toile por des raisons de conservation et déposée à l’etage.

Saint Florent à Tours

Saint Florent à Tours

La petite église du hameau de Ougy commune de Malay en Saone et Loire,conserve en un emplacement peu usité,l’image de St Philippe en buste ,utilisée comme un linteau au dessus de la porte d’entrée au revers de la façade

Saint Philippe à Ougy(Saone et Loire)

Saint Philippe à Ougy(Saone et Loire)

D’autres saints voient leur vie relatée en plusieurs tableaux,jusqu’à leur martyre,source des images les plus spectaculaires (Lapidation de St Etienne à Auxerre,se St Eutrope aux Salles Lavauguyon,Martyre de St Vincent et St Blaise cote à cote à Berzé la ville,Martyre de Ste Catherine au Puy,ou de St Jean Baptiste à Pritz.

Décapitation de St Jean Baptiste à Pritz

Décapitation de St Jean Baptiste à Pritz

Martyre de Saint Blaise à Berzé la ville

Martyre de Saint Blaise à Berzé la ville

Lapidation de Saint Eutrope aux Salles Lavauguyon

Lapidation de Saint Eutrope aux Salles Lavauguyon

Parfois ils sont dépeints dans l’accomplissement de leurs actes les plus glorieux,c’est le cas pour St Martin à Vic,pour St Laurent à Nogaro ou pour St Gilles à St Aignan sur Cher.

Les saints apotres sont eux figurés souvent sous des arcades,sur le mur en hémicycle des absides ou du choeur,chacun avec leurs attributs ou un élément distinctif.Il en est ainsi à Lutz en Dunois,à Ourjout dans l’Ariège,à Montbazin prés de Montpellier ou encore à Burnand en Saone et Loire.St Pierre est identifiable à sa clé,St Jean à sa jeunesse matérialisée par l’absence de barbe,St Paul à sa calvitie et à sa stature,St André à sa croix.Souvent une inscription en latin les accompagne et les identifie.

St Pierre et ses clès à Avord dans le Cher ou il accompagne St Paul

St Pierre et ses clès à Avord dans le Cher ou il accompagne St Paul

St Barthélémy à l'abside de Ourjout en Ariège

St Barthélémy à l’abside de Ourjout en Ariège

Collège apostolique à Montbazin (Hérault)

Collège apostolique à Montbazin (Hérault)

Mais certains apotres sont présents dans des scènes evoquant la naissance ,la vie et la passion du Christ.La Cène les représente tous.St Jean est présent dans le baptème du Christ et accompagne Marie dans les scènes de la passion.St Pierre dans l’épisode de son reniement,notamment.

Visage de Jean(détail de la Cène,à Amné en Champagne prés du Mans)

Visage de Jean(détail de la Cène,à Amné en Champagne prés du Mans)

Saint Jean « l’evangéliste « est probablement l’apotre le plus représenté en peinture.Il est le préféré du Christ et on le retrouve dans différentes scènes.Les noces de Cana à Brinay,la peche miraculeuse à Vendome,toutes les Cènes et les cruicfixions ou il accompagne Marie qui le rejoindra à Ephèse d’ou il rédigera l’Apocalypse.Auparavant il avait été exilé sur l’ile de Patmos ou il redigea son evangile.Jean est symboliquement représenté par l’aigle dans le tétramorphe.

Saint Pierre est pour le Christ le premier des apotres.Il lui confiera les clés de l’église.Il accomplira plusieurs miracles avant d’étre emprisonné par Herode.Libéré selon la légende par un ange,il gagne Rome ou il est une nouvelle fois enfermé.Il sera libéré par ses geoliers qu’il aura réussi à convertir.Désireux de quitter Rome,le Christ lui demandera de rester.Il sera finalement crucifié selon le chatiment réservé aux esclaves mais demandera de l’étre tète en bas par respect pour son maitre.Reconnaissable à ses clès il figure dans de nombreux episodes peints,la Céne,le Jugement dernier,la résurrection ou le lavement de pieds.

Crucifixion de St Pierre à Vic

Crucifixion de St Pierre à Vic

Saint Jacques le « Majeur »ainsi qualifié car il était le frére ainé de St Jean l’ »évangeliste ».Comme Pierre il est l’auteur de plusieurs miracles.Mais il doit surtout sa notoriété à la construction de la basilique de Compostelle et au transfert de ses reliques qui induirent l’extraordinaire pélerinage de St Jacques.D’ailleurs St Jacques est souvent figuré en pèlerin.En peinture romane les images de St Jacques ne sont pas trés nombreuses.Il est figuré aux cotés d’autres apotres à la crypte de la cathédrale de Chartres,en saint évéque à St Jacques des Guérets et surtout au travers de son martyre dans la méme église.St Jacques fut décapité à Jérusalem et il est souvent représenté avec l’épée symbole de son martyre.

Décollation de St Jacques à St Jacques des guérets

Décollation de St Jacques à St Jacques des guérets

Saint Paul est un cas particulier,car né juif et d’abord persécuteur,ce n’est que aprés sa conversion,à la suite du fameux épisode du « chemin de Damas »,qu’il oeuvra pour le Christ.Missionnaire du Christ à travers toute l’Asie mineure,il sera arrété à Jérusalem par les romains.Sollicitant la clèmence de l’empereur,il sera maintenu prisonnier à Rome ou il sera finalement décapité sous le règne de Neron.St Paul n’est pas beaucoup représenté en peinture murale romane(Avord,St Lizier,Ourjout)

Saint Paul à l'église ariégeoise d'Ourjout(commune des Bordes sur le Lez)

Saint Paul à l’église ariégeoise d’Ourjout(commune des Bordes sur le Lez)

 

 

 

 

 

 

 

 

St Hilaire le grand de Poitiers

24 février, 2016
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La belle église St Hilaire le Grand bien que moins spectaculaire et donc moins connue que Notre Dame la grande,est le monument majeur du Poitiers roman.L’église aurait été batie sur les fondations de la basilique primitive ou aurait été enseveli Hilaire grand combattant de l’hérésie et évéque de Poitiers.C’est d’ailleurs en grande partie à la vie d’Hilaire que sont consacrées les peintures murales du XII ième siècle parsemant les murs et les piliers de l’édifice.Les peintures claires offrent une palette assez riche,a dominante de tons rouge orangé,verts et blanc.Mais on trouve aussi du bleu sur les bandes colorées de fond et du jaune.Ces peintures de qualité n’ont pas encore levé tous leur secrets notamment a propos de leur iconographie.

Sur les murs de soutien du clocher subsistent les vestiges d’une belle frise décorative et l’image d’un saint auréolé.Sur les piliers de la nef figurent des images de saints évéques superposées,dans leurs habits d’apparat,tenant la crosse ou le livre dans la main gauche;

Un évéque tenant le Livre

Un évéque tenant le Livre

L’un des évéques ,se détachant d’un fond de bandes alternées blanches et vertes porte une chasuble à l’encolure trés richement décorée de pierres précieuses.Son nimbe est jaune borduré de rouge.

Saint eveque

Saint eveque

Un autre apparait dans la méme posture mais les couleurs sont inversées,nimbe rouge,robe jaune

 

Deuxième eveque

Deuxième eveque

Les chapelles rayonnantes sont décorées de 4 tableaux rectangulaires tous bordurés d’une double bande ocre rouge et jaune.Les scènes par endroits détériorées et incomplètes rendant l’interprétation difficile,se détachent d’un fond de bandes colorées blanches vertes et bleues.L’image la plus caractéristique montrent un saint armé d’une grande épée s’en prenant à un petit personnage devant lui.Une main divine descend en haut de la scène.Les spécialistes y voient une représentation de St Hilaire pourfandant un hérétique.

St Hilaire combattant

St Hilaire combattant

Un deuxième tableau montre un saint vétu d’une robe blanche et d’un long manteau rouge,présentant une couronne à un groupe de personnages

Saint présentant une couronne

Saint présentant une couronne

La troisième scène est consacrée à deux personnages.L’un d’eux vétu d’une tunique blanche est assis sur un imposant trone

Deux personnages

Deux personnages

Le dernier tableau montre un Christ seul bras étendus identifiable à son nimbe crucifère.En haut à gauche apparait une « sinopia »(ebauche)de deux volatiles

Le Christ bras écartés

Le Christ bras écartés

Plus loin apparaissent des apotres et des saints superposés sous une série d’arcatures

Saints

Saints

Saints,apotres?

Saints,apotres?

Le rebord des fenètres est décoré d’une belle bande de grecques révélant de beaux verts.Dans un écoinçon entre deux fenètres est figuré un combattant sur son cheval blanc

Cavalier entre deux bandes de grecques autour des fenètres

Cavalier entre deux bandes de grecques autour des fenètres

Au dessus d’une fenétre apparait un bel ange étiré tenant un manipule devant un groupe de petits personnages nus

Ange au manipule

Ange au manipule

Enfin sur la partie haute d’un mur du déambulatoire figure une deuxième »sinopia »(voir article Procédés techniques)montrant deux personnages ,l’un traité en noir ,l’autre à l’ocre rouge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Broc en Baugeois

23 février, 2016
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L’église Notre Dame de Broc en Baugeois,non loin du Lude renferme un petit ensemble de peintures murales localisées a la voute et aux murs de la minuscule abside percée de trois baies plein cintre.Des peintures trés effacées subsistent a la voute du choeur ,organisées comme en l’église voisine de Genneteil de part et d’autre d’une bande faitière. »Petit ensemble »car malheureusement la grande maorité des peitures tapissant les murs n’ont pu etre récupérées.Les fragments restant sont de qualité,la palette est riche,ocres rouges et jaune,beau bleu ressemblant au bleu « val de loire » voisin ,blanc,verts dont un vert puissant que l’on retrouve régulièrement dans la région et noir au contour des personnages et soulignant les visages equilibrés et finement traités.Une caractéristique donnant a penser que les peintures sont datables de la fin du XII ième siècle

Broc,ensemble des peintures

Broc,ensemble des peintures

Visage d'apotre souligné de noir

Visage d’apotre souligné de noir

La voute de l’abside est occupée par la masse ocre rouge un peu fanée d’un grand Christ dans une gloire circulaire livre blanc ouvert entouré par les symboles evangéliques a peine perceptibles.Le nimbe crucifére est jaune.Au bord de la gloire ocre rouge et jaune un ange ailes vertes déployées au dessus de sa téte a conservé la fraicheur de ses couleurs.Dessous séparant la scènes des peintures du mur une belle bande décorative composée d’une chaine de losanges sur fond blanc entre deux bandeaux ocre rouge et jaune enserrant une ligne de perles blanches

Christ en gloire à la voute de l'abside

Christ en gloire à la voute de l’abside

Ange gravitant autour de la gloire du Christ

Ange gravitant autour de la gloire du Christ

 

Sur le mur dessous,de part et d’autre de la fenètre axiale subsistent a gauche l’image d’une Annonciation et a droite celle tronquée d’une Vierge à l’enfant,dans une mandorle.La partie basse de la scène a disparu.La Vierge est voilée de blanc ,couronnée et nimbée de bleu.L’enfant montre un visage presque adulte

Vierge à l'enfant

Vierge à l’enfant

Visage de l'enfant

Visage de l’enfant

A gauche de la fenétre un saint personnage auréolé de bleu montre l’ange Gabriel au centre robe et nimbe jaunes,dont les ailes vertes déployées au dessus de sa téte tangentent la bordure décorative.La téte de la Vierge en position d’orante a disparu

Annonciation

Annonciation

 

 

 

Polychromie extérieure

22 février, 2016
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Il ne nous reste que peu de vestiges peints d’époque romane en extérieur.L’exemple le plus célèbre reste les images de l’Annonciation Visitation de Rocamadour protégées par la falaise

fresques exterieures à Rocamadour

fresques exterieures à Rocamadour

Quelques portails conservent des traces de polychromie.Le plus célèbre est le somptueux portail de Conques.Le tympan du portail occidental montre des traces d’un bleu assez fané qui occupe encore assez largement le fond de la mandorle du Christ.Ses habits comme ceux des apotres sont colorés d’un bleu qui parait plus doux notamment au niveau de St Pierre identifiable à ses clès.Un jaune colore les petits personnages situés à l’extrème gauche du Christ.Un rouge assez estompé tapisse tout le fond du linteau situé dessous.Les vétements des personnages sont colorés en bleu et rouge et on retrouve du jaune au niveau des personnages evoquant l’enfer

Polychromie du portail occidental de Conques

Polychromie du portail occidental de Conques

La trés particulière eglise St Ours de Loches en Touraine,avec ses deux pyramides octogonales surplombant la nef entre les flèches de ses deux clochers,selon un modéle aquitain,est précédée d’un grand porche qui communique avec la nef par un magnifique portail sans tympan.Il présente trois voussures ou subsistent des trace de polychromie.Le décor sculpté est composé de divers animaux,de monstres(sirènes barbues,harpies,griffons)de divers personnages(jongleurs,acrobates)et de motifs végétaux.Le fond des claveaux est coloré en ocre rouge ainsi que les personnages epousant la courbure externe.

Fond de l'arc externe peint en ocre rouge

Fond de l’arc externe peint en ocre rouge

Sur un bandeau gris et jaune trone une Vierge à l’enfant accompagnée de Joseph et des rois mages.Le fond est ocre rouge,la partie supérieure des habits de la Vierge est bleu la partie inférieure grise,le nimbe rougeatre.Le grand arc brisé limitant l’ensemble montre une alternance de segments gris et jaunes bordés de noir.

Polychromie du portail de Loches

Polychromie du portail de Loches

Le portail polychrome de Saillac prés du beau village de Collonges la rouge en Corrèze ,à l’abri de son clocher porche est dans un exceptionnel état de conservation.L polychromie concerne le tympan et son linteau.Au tympan est représentée une adoration des mages.Au centre les trois rois peints en jaune ,brun et orange le bas de leurs habits en blanc apportent leurs présents à la Vierge vétue d’une robe bleu,d’un chale vert.La partie inférieure de son vétement est orange borduré de blanc.L’enfant est tout en blanc.Derrière la Vierge un saint à demi agenouillé est traité en ocre rouge.A l’opposé les chevaux des mages,téte contre téte,sont peints en ocre jaune ,blanc et brun.

Au dessous le linteau soutenu par un beau trumeau sculpté montre deux monstres ailés étirés encadrant un ange blanc.Le premier peint en jaune avale un nouveau né,le second au corps de serpent crache du feu.L’ensemble est étonnant de fraicheur ,la palette est riche

Portail polychrome de Saillac

Portail polychrome de Saillac

Dans les pyrénées orientales,au village de Catllar au dessus de Prades,la chapelle Sainte Marie de Riquer,montre des peintures en extérieur au portail d’accés méridional.Les peintures de belle qualité offrent une palette à dominante d’ocre rouge avec du blanc,du jaune,quelques traces de vert et du bleu utilisé de maniére assez singulière pour le contour des personnages à la place de l’habituel trait ocre rouge ou noir.

Au tympan les peintures sont trés effacées,on reconnait une Vierge à l’enfant accompagnée de deux anges encadrant sa mandorle.Les peintures de l’intrados de l’arc sont bien mieux conservées et montrent un agneau pascal blanc sur fond rouge dont l’auréole jaune déborde les limites du médaillon bordé de bleu

Agneau pascal à l'intrados de l'arc surmontant le tympan

Agneau pascal à l’intrados de l’arc surmontant le tympan

Deux beaux anges étirés vétus de robes ocres ,auréolés de jaune soutiennent le disque.Leur visage evoque ceux de Fenollar et plus encore ceux des Cluses Hautes,églises toute proches.Cette parenté stylistique pousse certains spécialistes à dater ces peintures du milieu du XII ième siècle,d’autres les considèrent comme contemporaines de la construction de la chapelle c’est a dire la fin du du XI ième siècle.Le bon état de conservation des peintures peut etre mis en rapport avec le climat trés sec de la région.

Peintures extérieures au portail de Ste Marie de Riquer à Catllar

Peintures extérieures au portail de Ste Marie de Riquer à Catllar

 

 

 

 

Poncé sur le Loir

21 février, 2016
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L’église St Julien de Poncé sur le Loir devait posseder un magnfique ensemble de peintures murales.Aujourd’hui les peintures ,de la deuxième moitié du XII ième siècle,s’eparpillent en fragments plutot fanés sur les murs de la nef essentiellement.Les peintures du choeur furent tellement restaurées qu’elles ne présentent plus aucun intéret.A coté des peintures romanes subsistent des fresques plus récentes sur les murs gouttereaux notamment.

Ce qu’il subsiste des peintures est de qualité .La palette ,bien que les tons soient fanés,a prédominance d’ocres rouges est assez riche avec de larges aplats de blanc,du bleu,et un beau vert un peu métallique ressemblant à celui des fresques d’Allouis dans le Cher.Sur les murs latéraux les fonds sont constitués de trois larges bandes colorées verte,blanche et bleue.

Au revers de la façade,le mur occidental de la nef percé de deux fenétres superposées au dessus de la porte d’entrée révèle les fragments d’un Jugement dernier reconnaissable à sa localisation et aux images trés crues des morts soulevant les couvercles de leur cercueils.

La resurection des morts

La resurection des morts

Dessous toujours à droite de la porte une roue de supplice à 8 branches avec un personnage enroulé autour.En haut a hauteur de la première fenétre a gauche des élus apparaissent dans une image assez effacée de rangées de médaillons.De l’autre coté on découvre St Pierre accompagnant les Elus

Jugement dernier,personnages dans des médaillons

Jugement dernier,personnages dans des médaillons

St Pierre et les Elus (mur occidental de la nef)

St Pierre et les Elus (mur occidental de la nef)

D’autres fragments apparaissent dispersés et difficilement identifiables

La nef est séparée des bas cotés par des murs percés de larges et hautes arcades.Au dessus court une rangée de fenètres;

Peintures du mur Nord de la nef

Peintures du mur Nord de la nef

L’Emplacement 1 représente la mort du Mauvais riche.Il est allongé coiffé de blanc se détachant d’un fond vert.Deux bustes de femmes apparaissent en arrière plan.Un demon hirsute au nez crochu vient emporter son ame matérialisée par un petit personnage

La mort du mauvais riche

La mort du mauvais riche

La parabole de Lazare et du Mauvais riche se poursuit à l’Emplacement 2.Le Mauvais riche derrière une table copieusement garnie est entouré de sa femme et de serviteurs,tandis qu’apparait devant la porte le Pauvre Lazare.

Lazare devant la porte

Lazare devant la porte

A l’Emplacement 4 figure un combat de cavaliers,puis à l’emplacement 5 une scène trés dégradée du Christ tirant Adam des limbes.

A l’Emplacement 6 il ne subsiste que les bustes d’apotres apprenant la resurection du Christ de la bouche de Madelaine

Apotres apprenant la résurection

Apotres apprenant la résurection

L’emplacement 7 à l’intrados du troisième arc montre une belle image d’un saint aureolé de gris ailes jaunes et manteau ocre rouge se détachant d’un fond blanc.Au sommet de l’arc est figurée une main divine dans un médaillon

Bel ange à l'intrados d'un arc

Bel ange à l’intrados d’un arc

Dessous semblant soutenir le chapiteau un danseur blond jambes croisées

Un atlante

Danseur ou plutot Atlante?

L’intrados du deuxième arc (Emplacement 8) est orné d’arabesques .On distingue deux médaillons l’un renfermant le buste du Christ,l’autre un ange.Les emplacements  9 sont réservés a des images de danseurs et de musiciens.La plus remarquable montre un joueur de viole et une danseuse

Musicien et danseuse

Musicien et danseuse

Le mur sud de la nef est moins garni mais il y subsiste quelques belles images relatives à l’enfance du Christ.Une annonce aux Bergers,une adoration des mages et un massacre des innocents avec un soldat d’Herode en cote de maille grise

Le massacre des innocents

Le massacre des innocents

La fuite en Egypte montre une vierge allaitant l’enfant en image ressemblant a celle représenté aux fresques de Pritz prés de Laval.Ici la Vierge est assise de face sur un ane blanc moucheté de beige

Détail de la fuite en Egypte

Détail de la fuite en Egypte

Visage de la Vierge

Visage de la Vierge

Une présentation au Temple en partie effacée montre l’enfant aux cotés de Simeon

La présentation au Temple(détail)

La présentation au Temple(détail)

Visage du vieillard Simeon

Visage du vieillard Simeon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La crypte de St Savin

20 février, 2016
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La crypte dédiée à St Savin et St Cyprien,est creusée sous l’abside de l’église abbatiale.On y accéde par des escaliers situés de part et d’autre de l’entrée du choeur.Elle est constituée d’une nef rectangulaire voutée en plein cintre,prolongée d’un choeur légérement surélevé terminé par un mur plat percé en son centre d’une petite ouverture.Les fresques tapissent l’intégalité des parois.Elles sont tés dégradées dans les parties basses et remplacées dans le nef par un large bandeau de bois lambrissé qui n’est pas du meilleur effet.J’ai eu la chance de pouvoir visiter ces peintures dans les années 80,à une époque ou l’accés a la crypte était libre et gratuit.

Les peintures plus anciennes que celles de la nef sont trés différentes.Le dessin est plus naif,moins élaboré et on ne retrouve pas l’elegance et le souffle des peintures de l’église haute.Le programme iconographique est ici plus restreint et les tonalités beaucoup plus sombres avec une abondance de tons bleus foncés et brun rehaussés de touches de jaune et de vermillon.

Vue générale des peintures

Vue générale des peintures

A la voute du choeur,trone un Christ entouré des 4 symboles.Les tonaltés sont plus claires qu’a la voute de la nef.Sur les murs apparaissent des images de saints.Sur le mur plat du choeur ,de part et d’autre de la fenètre,deux belles images de saints bras écartés auréolés de jaune se détachent d’un fond bleu.Les piédroits de l’arc d’entrée du choeur sont décorés d’ondulations bleues sur fond gris tranchant avec la bordure jaune de l’arc.

A la voute de la nef une large bande faitière bordurée de jaune et de rouge et composée de rubans plissés gris en accordeon sur fond bleu sépare les scenes en quatre registres ,deux de part et d’autre.Les registres inférieur sont trés éffacés.

Les peintures de la voutes sont entièrement consacrées a la vie et ausx martyres des deux saints Savin et Cyprien.D’un coté ils sont soumis au supplice de la roue,de l’autre ils sont torturés a l’aide d’enormes crochets

St Savin et St Cyprien devant  la cité d'Amphipolis

St Savin et St Cyprien devant la cité d’Amphipolis

St Savin et St Cyprien et le peuple d'Amphipolis

St Savin et St Cyprien et le peuple d’Amphipolis

Le supplice de la roue

Le supplice de la roue

Le martyre de St Cyprien

Le martyre de St Cyprien

Le proconsul Ladicius

Le proconsul Ladicius

 

 

 

 

 

Histoire de chevaux

18 février, 2016
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Le peintre roman a démontré une prédilection pour la représentation des chevaux.Contrairement a d’autres animaux et aux motifs végétaux souvent déformés,stylisés parfois ébauchés le cheval n’est jamais baclé.Il faut dire que cet animal accompagnait quotidiennement l’homme du moyen age,au travail dans les déplacements,a la guerre comme à la chasse et qu’il cotoyait aussi bien le paysan que le prélat ,l’artisan que le seigneur,le guerrier que le chasseur.Le cheval est par ailleurs, mis en scène dans les scenes bibliques de l’ancien comme du nouveau testament ,et de l’apocalypse.Il est présent aussi dans les calendriers des mois evoquant avec son cavalier le mois de la chasse,incontournable dans les scènes relatant les croisades, »attribut » de certains saints (St Martin et un peu plus tard St Georges et meme symbole divin comme en la crypte de Montmorillon ou il remplace l’agneau divin dans son disque.

Cheval "divin" dans son médaillon à Montmorillon

Cheval « divin » dans son médaillon à Montmorillon

On retrouve le cheval dans les représentations peintes de la nativité,accompagnant le boeuf pres du berceau de l’enfant.

Cheval blanc à la nativité de Boussac Bourg.

Cheval blanc à la nativité de Boussac Bourg.

Le cheval semble d’ailleurs avoir exercé une sorte de fascination sur le peintre de Boussac qui est allé jusqu’a représenter un cheval sans cavalier ,tout comme l’artiste de la basilique St Julen de Brioude auteur d’une belle image de cheval sur l’un des piliers.

téte de cheval à Boussac Bourg

téte de cheval à Boussac Bourg

Le cheval est évidemment constamment présent dans l’épopée des rois mages.A Brinay les tétes des trois chevaux sont magnifiques.A Vic le dessin est plus stylisé.Les chevaux sont figurés en mouvement chacun levant simultanèment la patte avant gauche et la patte arrière droite.Les yeux globuleux sont grands et ronds comme ceux des personnages .

La chevauchée des rois mages à Brinay

La chevauchée des rois mages à Brinay

Téte de l'un des chevaux à Brinay

Téte de l’un des chevaux à Brinay

Extraordinaires chevaux des rois mages à Vic

Extraordinaires chevaux des rois mages à Vic

On retrouve le cheval dans les scènes de l’Entrée du Christ à Jérusalem.Juché sur son cheval blanc ,il est accueilli à l’entrée de la cité.

L'entrée du Christ à Jérusalem à Vic

L’entrée du Christ à Jérusalem à Vic

Dans les représentations de l’Ancien Testament le cheval est présent dans l’histoire de Moise

Les chevaux du char de pharaon cabrés devant la mer rouge à St Savin

Les chevaux du char de pharaon cabrés devant la mer rouge à St Savin

La relation de l’Apocalypse nous donne à admirer de schevaux notamment aux fresques de la crypte de la cathédrale d’Auxerre,ou au dessus d’une fenètre à Meobecq ou l’on peut observer le premier cavalier de l’Apocalypse bandant son arc juché sur un cheval blanc au galop

Christ à cheval d'Auxerre

Christ à cheval d’Auxerre

 

Auxerre,anges cavalier accompagnant le Christ à cheval

Auxerre,anges cavalier accompagnant le Christ à cheval

A noter que le peintre dans son souci de préeminence de l’image du Christ le montre chevauchant un étalon blanc,tandis que les chevaux aux quatre angles montés par 4 anges cavaliers ne sont plus blancs mais couleur crème et plus petits comme tassés.

Le cheval est aussi un animal de combat.Les peintures murales du Temple de Cressac montrent de belles images de chevaux participant aux combats des croisades

Chevaux affrontés à Cressac

Chevaux affrontés à Cressac

Les chevaux animent régulièrement les scène de chasse,toujours richement apprétés.La plus belle représentation orne les murs de la chapelle Ste Radegonde de Chinon ou l’on peut voir une frise de cinq cavaliers

Cavalier au faucon et Aliènor d'Aquitaine à Chinon

Cavalier au faucon et Aliènor d’Aquitaine à Chinon

Téte de cheval à Chinon

Téte de cheval à Chinon

Les chevaux accompagnaient ,bien sur les grands personnages.Au baptistére St Jean de Poitiers deux des quatres chevaux décorant les murs de la salle baptismale sont effacé ,mais il reste les images de l’empereur Constantin à cheval et d’un personnage non identifié sur un beau cheval pommelé

Cavalier inconnu au baptistère St Jean de Poitiers

Cavalier inconnu au baptistère St Jean de Poitiers

Le peintre roman ne matérialisait dans ses oeuvres les sentiments qu’il pouvait eprouver pour les animaux.Il faudra attendre le XIII ième siècle pour voir cette tendance s’affirmer.

Gargilesse(Indre).Galopin gardant les chevaux au regards tendres des rois mages(peintures du XIII ième siècle)

Gargilesse(Indre).Galopin gardant les chevaux au regards tendres des rois mages(peintures du XIII ième siècle)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

St Jean des vignes à St Plancard

17 février, 2016
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Des peintures murales romanes ornent,non pas l’église paroissiale du village de St Plancard dans le Comminges,elle méme décorée de peintures du XVII ième,mais la chapelle funéraire St Jean des Vignes située a quelques centaines de métres du bourg sur la route de Boulogne.La chapelle isolée dans son petit cimetière fut batie sur un ancien site gallo romain et présente deux ensembles différents de peintures du XII ième siècle.Les premieres,les plus anciennes (début du XII ième)occupent les murs de l’abside principale percée de trois petites ouvertures,dans un certain désordre iconographique.Oeuvres probable d’un atelier local elles auraient été exécutées selon la technique de la fresque avant d’étre reprises plusieurs fois à la détrempe.Le dessin est assez frustre,les couleurs assez effacées avec une forte prédominance des ocres rouge,donnant une impression de monochromie rougeatre.Pourtant on discerne ici ou la des traces de vert ,de gris,de bleu donnant a penser que les peintures ont avec le temps perdu une grande partie de leur valeur chromatique.Les deuxièmes sont localisées aux murs de l’absidiole sud voutée en cul de four(l’abside principale n’est pas voutée et l’absidiole nord a disparu) et montrent une palette plus riche,ocres,blanc,vert ,bleu,orangé.Le dessin est plus précis ,plus stylisé et souligné d’un trait ocre rouge.Les personnages se détachent d’un fond composé de larges bandes colorées alternées.Ces peintures de meilleure qualité ,bien que par endroit assez effacées,sont un peu plus récentes et datées du milieu du XII ième siècle.

Ces deux ensembles différents présentent néanmoins des ressemblances (Lignes ondulées marquant les rides du front,Pouces delimitant avec la paume de la main un angle trés ouvert,couronnes carrées identiques)au point que l’hypothèse débouchant sur une réalisation des deux ensembles par le méme peintre à quelques années d’intervalle,n’est pas tout à fait à exclure.

Main du Christ de l'absidiole sud

Main du Christ de l’absidiole sud

Localisation des peintures à l'abside principale

Localisation des peintures à l’abside principale

A l’emplacement 1 apparait un Christ dans une demi mandorle reposant sur les bras d’un enorme siège.Ses pieds reposent sur un tabouret ,il tient le Livre ouvert et est accompagné des quatre evangélistes et de leurs symboles.Main droite levée il apparait disproportionné.

Grand Christ à l'abside principale

Grand Christ à l’abside principale

A l’emplacement 2 un ange de grande taille portant un sceptre désigne deux personnages nimbés.

A l’emplacement 3 les remparts crenellés d’une cité evoquent la Jerusalem Céleste.

A l’emplacement  4 St Jean nimbé de jaune dans une longue robe bleutée bénit de sa main droite

St  Jean ,cape bleue devant les rois mages

St Jean ,cape bleue devant les rois mages

A l’emplacement  5 figure l’adoration des mages.Les trois rois couronnés apportent leurs offrandes a la Vierge tenant l’enfant sur ses genoux.Derrière se tient Joseph.

L'adoration des mages

L’adoration des mages

A l’emplacement  6 est représentée une crucifixion incomplète.A droite Jean et le porte éponge ont disparu.A gauche la Vierge auréolée de jaune est accompagné du porte lance dont la téte déborde sur l’un des bras de la croix.Le bras vertical est raccourci afin de liberer de l’espace pour la scène qui se déroule au dessus.

L’emplacement 7 est consacré à l’Ascension,tandis que les ébrasement de la fenètre centrale sont ornés en haut d’une main divine et sur les cotés de deux anges(emplacement 8 )

Le registre inférieur(emplacement 9) dévoile des personnages barbus,vestiges d’un décor gothique.

L’absidiole méridionale est percée d’une minuscule ouverture.A la voute trone un grand Christ dans une double gloire soutenue par deux beaux anges.Le fond est vert limité par une bande d’un vert plus soutenu.La bordure est composée d’une large bande blanche limitée en haut par un bandeau rouge et en bas par deux bandes rouge et jaune séparées par une rangée de perles

Christ à la voute de l'absidiole sud

Christ à la voute de l’absidiole sud

Ange-atlante soutenant la mandorle

Ange-atlante soutenant la mandorle

Sur le mur de retombée de la voute,coté gauche,une colonne verte portant l’inscription « aparuit caro salutis » sépare Jean à gauche contre la mandorle,d’un groupe de trois personnage conduits par le Christ au nimbe crucifére jaune et aux branches vertes identique a celui de la voute.

Visage de Jean contre la mandorle

Visage de Jean contre la mandorle

Le Christ suivi de deux apotres

Le Christ suivi de deux apotres

Sur le mur de retombée de la voute,à droite,figure la décollation de St Jean Baptiste.Le roi Herode précède un bourreau tenant une enorme épée a la main,vétu d’une tunique grise se détachant d’un fond de bandes colorées,rouge ,blanche verte et jaune.Le corps décapité de Jean Baptiste apparait à la suite.

Le bourreau de Jean Baptiste

Le bourreau de Jean Baptiste

 

Visage du bourreau

Visage du bourreau

Le mur de façade est percée d’une grande baie plein cintre soulignée d’une large bande de grecques.Au dessus apparait une main divine dans un médaillon.De part et d’autre deux anges agenouillées tendent leur mains vers le cercle

Main divine au dessus de l'arc d'entrée

Main divine au dessus de l’arc d’entrée

Ange accompagnant la main divine

Ange accompagnant la main divine

 

A l’intrados de l’arc apparait une décoration d’entrelacs garnis de l’image de deux oiseaux tandis qu’en haut du mur figure dans un cadre à fond blanc bordé de rouge  une belle évocation de la tentation (Voir article Images de la création)

Adam (détail de la Tentation)

Adam (détail de la Tentation)

Sur le piedroit à gauche de la façade figure l’image d’un saint auréolé

 

 

 

 

 

Asniéres sur Végre

16 février, 2016
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Non loin de Sablé sur Sarthe le charmant village d’Asniéres sur Végre,possède un riche patrimoine culturel(Pont du XII ième enjambant la rivière,maisons des XIV ième et XVI ième siècle,batiment du XIII ième baptisé la « cour d’Asnières » et chateau de Moulivieux dans un parc bordant la Végre).L’église renferme un ensemble de peintures murales datées pour la pluspart de la fin du XII ième mais aussi du XV ième siècle,relatant la légende de St Gilles.

Au revers de la façade occidentale figure classiquement un extraordinaire jugement dernier.Les scènes se déroulent autour d’une petite fenètre axiale en débordant légèrement sur les murs lateraux de la nef.A droite de la fenetre un demon actionne une grande roue sur laquelle s’enroulent des suppliciés.Au dessus les damnés cuisent dans une grande marmite.Deux diables remuent les tétes à l’aide de deux grandes louches.

Damnés cuisant dans un chaudron

Damnés cuisant dans un chaudron

Sous la fenétre apparait une sorte de cerbère tricephale et au dessus un hideux demon portant sur son dos le corps d’une femme.A gauche de la fenètre trois petits personnages nus sont tirés de l’enfer par un personnage porteur d’une lance.Son nimbe crucifére a peine discernable suffit à identifier le Christ.Au dessus l’enorme gueule du Léviathan crache des damnés.Le peintre a utilisé à dessein des tonalités ocres brunes et jaune et souligné les personnages d’un épais trait noir .

Monstre à trois tétes

Monstre à trois tétes

Démon transportant un corps

Démon transportant un corps

Au mur nord de la nef les peintures s’étalent en trois registres sur un fond blanc.

répartition des peintures au mur Nord

répartition des peintures au mur Nord

Au registre inférieur (Emplacement 1 ) il ne reste que quelques traces d’un ruban plissé et d’une fausse draperies;Les autres vestiges datent du XV ième siècle.

Au registre supérieur ,à hauteur des fenètres (Emplacement 2 ) subsiste un tableau de médaillons renfermant des oiseaux et un décor de rinceaux aux intrados.

Peintures du mur  nord de la nef

Peintures du mur nord de la nef

L’adoration des mages figure à l’Emplacement 3.La Vierge sur un trés beau trone est coiffée d’une large couronne sertie de pierres précieuses,identique à celle que portent les rois mages.Dans sa main droite elle tient delicatement entre pouce et index une petite sphère.L’enffant tend les bras vers le premier roi porteur d’un présent.A droite deux personnages auréolés se tiennent debout,le premier tient contre sa poitrine un petit panier vert contenant deux oiseaux.

L'adoration des mages

L’adoration des mages

La présentation au Temple suit à l’Emplacement 4.La Vierge est debout devant l’autel porteuse des mémes vétements que dans l’adoration ,mais un nimbe rouge a remplacé la couronne.A l’Emplacement 5 est figurée la Fuite en Egypte de maniére particulière.Trois soldats d’Hérode se présentent devant une femme travaillant les champs.Derrière elle une gerbe de blé protectrice aide la fuite de la famille.

De gauche à droite,Adoration des mages,Présentation au Temple et Fuite en Egypte

De gauche à droite,Adoration des mages,Présentation au Temple et Fuite en Egypte

Les soldats d’Herode cote de maille et haubert sont armés de lances et de grandes épées.Leur visage unique,sombre, avec de grands yeux blancs cernés de brun et un nez tombant sur la bouche est extraordinaire.

Soldats d'Hérode

Soldats d’Hérode

Visage de l'un des guerriers

Visage de l’un des guerriers

Le mur diaphragme a l’est fait communiquer la nef avec le mur gothique.I lest décoré de peintures a la palette plus riche .Les spécialistes pensent qu’elles sont un peu plus anciennes que les précédentes.Sous une image de la Vierge à l’enfant entourée d’anges figurent des bustes d’apotres dnas des tonalités rougeatres.On identifie St Pierre grace à ses clés.

Le mur sud de la nef est percé de la seule porte d’accés à l’edifice.Le portail occidental a été muré.Les peintures assez effacées montrent les Saintes Femmes au tombeau.Les Saintes se détachent d’un fond d’un fond blanc sous une triple arcade décorée de losanges.Les femmes sont voilées,inclinant la tète en signe d’affliction.Le peintre a utilisé en alternance du vert de l’ocre rouge et du blanc.

Il faut noter que de maigres fragments de fresques du XI ième, semblent temoigner de la présence d’un décor peint trés tot aprés la construction de l’église.

Deux Saintes Femmes

Deux Saintes Femmes

asnieres saint

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Images de la céation

15 février, 2016
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Dans la Genèse il est écrit qu’au premier jour fut la Lumière.Puis au deuxième jour eut lieu la séparation des eaux.Dieu sépara les eaux qui sont au dessus du firmament(le ciel)de celles qui sont au dessous.Au troisième jour furent crées la Terre et les mers.Au quatrième jour Dieu créa le Grand Luminaire(le soleil)et le Petit Luminaire(la lune).Cette scène est représentée à St Savin ou Dieu soutient le Soleil et la Lune figurés sous la forme d’un buste masculin et d’un buste féminin inclus dans deux médaillons.

St Savin,la Création du Soleil et de la Lune

St Savin,la Création du Soleil et de la Lune

Puis au cinquième jour survint la création des animaux.Le sixième jour fut celui de la création de l’Homme et de la Femme incarnés par Adam et Eve.Les représentations de cette scène sont nombreuses (St Savin,Chateau Gonthier,St Aventin prés de Luchon a l’intrados d’une arcade de séparation entre nef et bas coté,a Aime en Savoie,à Ligniéres de Touraine à la voute,et la plus belle aux Salles Lavauguyon en Limousin).

Les Salles Lavauguyon,la création d'Adam et Eve

Les Salles Lavauguyon,la création d’Adam et Eve

Création de l'Homme et de la Femme à Aime

Création de l’Homme et de la Femme à Aime

A Ligniéres de Touraine les scenes de la création s’étalent à la voute.De droite a gauche on peut admirer la creation d’Adam et d’Eve,le jardin d’Eden,la Tentation,Adam et Eve chassés du Paradis terrestre.

Lignières de Touraine,la Creation au registre supérieur

Lignières de Touraine,la Creation au registre supérieur

L’histoire d’Adam et d’Eve se poursuit ensuite au Jardin d’Eden avec le bestiaire présenté par Adam et l’union d’Adam et d’Eve,avant la scène la plus représentée,la Tentation.En peinture romane,la scène montre Adam et Eve nus de part et d’autre de l’Arbre autour duquel est entouré le serpent tenant le fruit dans sa bouche.On trouve de belles représentations de ce cèlèbre épisode à Rouillac dans le Lot à l’arc triomphal,à St Plancart en Haute Garonne ou encore à Plaincourault dans l’Indre.

Arbre de la tentation à Rouillas commune de Moncuq (Lot)

Arbre de la tentation à Rouillac commune de Montcuq (Lot)

Eve nue prés de l'Arbre à la chapelle de Plaicourault (Indre)

Eve nue prés de l’Arbre à la chapelle de Plaincourault (Indre)

A la chapelle St Jean des vignes de St Plancart prés de St Gaudens,une belle représentation de la tentation montre un serpent tenant dans sa bouche un fruit évoquant une pomme de pin

La Tentation à St Plancart

La Tentation à St Plancart

Aprés la Tentation,Adam et Eve sont chassés du Paradis Terrestre.Contraints alors de travailler on les retrouve a St Savin et a Tavant notamment,Eve filant la quenouille et Adam béchant.

Ligniéres de Touraine,Adam et Eve chassés du Paradis terrestre.

Ligniéres de Touraine,Adam et Eve chassés du Paradis terrestre.

cre11                                                                                                                                                                Crypte de Tavant,Adam et Eve au travail

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Les peintures de Saint Sernin

13 février, 2016
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

Des peintures murales de la magnifique et immense église St Sernin de Toulouse,le plus vaste édifice roman en France,on ne connaissait qu’une fresque représentant St Augustin figurant dans une des galeries du cloitre,aujourd’hui reproduite sur toile et conservée a l’abri du deambulatoire

Saint Augustin

Saint Augustin

Le saint auréolé et portant la mitre est figuré assis.Il montre le livre ouvert à un personnage ,sans doute un scribe.

Un nettoyage des « décorations » du XIX ième dues a Viollet le duc,ont permit ,il y a quelques années de mettre à jour un ensemble epars de peintures romanes datées du début du XII ième siècle ,dont beaucoup ont été ,de l’avis des spécialistes,exécutées selon la technique de la vraie fresque.Les peintures sont dans l’ensemble de belle qualité montrant par endroit des couleurs etonnantes et encore vivves (rose ,pourpre ,verts).
De manière générale la palette est trés riche.L’ensemble le plus important et le plus intéressant car restitué dans son intégralité,s’étale en cinq registres superposés au bras nord du transept ,sur un mur haut rectangulaire dont l’intégrité n’est rompue que par la porte d’accés à un escalier à droite et par deux petites ouvertures tout en haut.

Localisation des fresques au bras nord du transept

Localisation des fresques au bras nord du transept

Le thème général est la résurrection du Christ.Le registre inférieur est ici,comme souvent dégradé (Emplacement 1) On distingue deux images de boucliers ocre rouge se détachant d’un fond blanc et des traces de personnages identifiés par les inscriptions « MILES »et « CUSTOS ».Sans doute des soldats de Pilate gardant le tombeau du Christ.La fausse tenture en dessous est presque totalement effacée.

Au dessus (Emplacement 2) figurent les Saintes Femmes au tombeau.Marie,mère de Jacques,Marie Magdaléne et Salomé se détachent d’un fond de trois bandes blanche ocre et verte.Le peintre parait avoir privilégié Marie Magdalène au centre ,vétue d’une longue robe claire aux beaux drapés,la téte penchée sur sa main en signe d’affliction.A droite un magnifique ange vétu de rose désigne le tombeau dérrière lui au dessus de la porte.

Ange de la résurrection

Ange de la résurrection

Les prophétes Jérémie et Isaie agenouillés(Emplacement 3 ) sont identifiés par les inscriptions « JEREMIA » et « …MIA » .Ils sont là pour temoigner de la résurrection du Christ.Au dessus(Emplacement 4) apparait le Christ dans une mandorle assis sur son trone tenant le Livre ouvert, entre l’Alpha et l’Omega entouré de Marie à droite et de Jean à gauche tous deux main droite ouverte et tendue vers lui.Devant eux sont figurés deux grands chandeliers,tandis que deux lampes suspendues à des chainettes semblent descendre du ciel.L’espace situé à gauche de la minuscule ouverture (Emplacement 5 )révèle l’image trés abimée d’un médaillon encadré de deux anges agenouillés.Enfin l’intrados de l’arc (Emplacement 6) est décoré d’une série de douze médaillons renfermant des bustes de vierges couronnées.

Ensemble des peintures au bras nord du transept

Ensemble des peintures au bras nord du transept

La voute d’arete qui précède est occupée par des peintures ,dont certains specialistes affirment qu’elles ont été exécutées par un artiste différent.Il est vrai que le graphisme n’est pas le méme,le dessin plus stylisé,les teintes plus soutenues (verts puissants,ocres trés rougeoyants).Au centre se détache une trés belle image de l’Agneau divin traité en jaune porteur d’un nimbe crucifére à fond rouge,dans un grand médaillon circulaire constitué de deux cercles concentriques blanc et vert bordés d’une série de cinq bandes colorées trés soutenues qui contrastent fortement avec les nimbes blancs des huit anges ,qui groupés par deux occupent les quatre voutains.Les arétes sont soulignées de deux larges traits ocre rouge.Les intrados des arcs délimitant la voute sont décorés de cercles renfermant d’un coté des oiseaux de l’autre différentes représentations animales.

Agneau pascal entouré par des anges

Agneau pascal entouré par des anges

Au niveau des bas cotés nord de la nef,sur l’un des piliers de la dernière arcade est figuré le »Noli me tangere »c’est à dire l’apparition du Christ ressuscité à Marie Magdalene.Le Christ dans une robe verte et une cape rouge aux beaux drapés,croise curieusement les pieds à l’envers.La sainte femme à sa droite dans une robe jaune et blanche ,sur un fond rougeatre trés soutenu,parait toute petite.Au dessus du tableau court une bande de grecques.Dessous on distingue un deuxième tableau trés effacé qui représentait la méme scène.Sur le pilier en face,au méme niveau apparait un ange assis sur des nuages.Ces fresques sont considéres comme légèrement antérieures à celles du transept nord.

Le "noli me tangere"

Le « noli me tangere »

Mais l’église St Sernin offre bien d’autres images peintes de différentes époques.L’abside principale conserve un décor peint du XVI ième siècle.Un Christ et ses symboles trone à la voute tandis que dessous les apotres siègent alignés.L’abside d’une des chapelles du bras sud du transept montre un assomption du XIX ième et un couronnement de la Vierge du XIV ième.Dessous on distingue des traces d’un décor du XIII ième évoquant la Vierge entourée par des anges

 

 

 

Le drakkar de Palluau

12 février, 2016
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

Le village de Palluau et son chateau médièval sur un promontoire dominant la vallée de l’Indre,peut s’enorgueillir de posséder l’une des images les plus connues de la peinture murale romane en France.Des peintures du XII ième siècle occupent ,non pas l’église paroissiale,mais un édifice dont une partie ,lorsque je le visitais dans les années 80,était inclus dans une habitation.Les fresques romanes cotoyent des peintures du XVième siècle consacrées entre autre à la vie de St Laurent ,patron de l’église.Mais l’image « choc » est celle d’une vierge à l’enfant tronant à la voute de l’abside assise sur un extraordinaire siège en forme de drakkar dont la proue et le poupe seraient terminées par deux tétes de dragons.La Vierge coiffée d’une couronne carrée est affublée d’une enorme auréole jaune bordée de rouge.

Vierge à l'enfant de Palluau sur Indre

Vierge à l’enfant de Palluau sur Indre

Le reste des peintures est localisé aux murs de l’abside,à la voute en berceau du choeur et sur toutes les faces de l’arc triomphal de séparation.Malheureusement si les couleurs demeurent encore vives,l’ensemble est trés effacé.

Ensemble des peintures

Ensemble des peintures

A la voute du choeur trone un Christ dans une gloire à fond jaune bordée de quatre bandes colorées ,porteur d’un nimbe crucifère rouge dont les bras à fond blanc sont richement décorés de pierres précieuses.Il tient le livre ouvert et est entouré de 3 symboles évangéliques,le quatrième est effacé.Le visage particulier,avec ses 4 petites taches rouges est identique à ceux de la Vierge et de l’enfant (Voir article Visages romans)

Visage du Christ à la voute du Choeur

Visage du Christ à la voute du Choeur

Le mur de l’abside est percé de trois baies,l’une des fenètres a été murée.Aux embrasures apparaissent des vestiges peints et sur les murs entre les baies on observe les visages de deux saintes et celle d’un évéque tenant la crosse.Au niveau de l’arc les peintures sont trés éffacées ,des visages apparaissent ici ou la

Voute de l'abside et arc triomphal

Voute de l’abside et arc triomphal

 

 

 

 

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