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Archive pour janvier, 2019


Lavaudieu

24 janvier, 2019
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, photos peitures murales | Pas de réponses »

Le charmant village de Lavaudieu non loin de Brioude esr repérable par son étonnant clocher rougeatre étété à la révolution.Jusqu’au XV iéme siécle la localité était connue sous le nom de St André des champs,avant que les nones qui séjournaient au prieuré obtinssent du roi que le village soit baptisé « Vallée de dieu ».En 1966 furent découvertes dans l’église,de belles fresques datées précisément de 1315.On remarquera surtout la représentation d’une « Peste Noire »sous les traits d’une femme brandissant des fléches des deux mains.Le cloitre accolé à l’église est admirable.La galerie inférieure sur bahut se compose d’arcades reliées par une alternance de colonnes simples et jumellées remarquables.La galerie supérieure est en bois.Le cloitre de Lavaudieu est l’unique cloitre roman encore conservé d’Auvergne(Auvergne historique).Au sud du cloitre le réfectoire des moines conserve une fresque de la fin du XII ième siécle tapissant entiérement le fond du mur est terminé en arc brisé.Il s’agit de la plus vaste fresque romane de la région.

fresque au réfectoire des moines de Lavaudieu

fresque au réfectoire des moines de Lavaudieu

L’ensemble de la vaste fresque est bordurée de motifs décoratifs bleus sur fond blanc.Une bande décorative scinde l’ensemble en deux partie bien distinctes.L’espace supérieur est occupé par un grand Christ en majesté aureolé de blanc qui parait tassé dans sa gloire,comme si l’artiste ayant commencé par peindre la partie inférieure avait mal évalué l’espace restant disponible dans les parties hautes.Il en est de méme pour les deux symboles des évangiles supérieurs (représentations de Jean et Mathieu).L’ensemble est traité quasi exclusivement dans des tonalités ocres rouge et jaune et du blanc.Le dessin est assez grossier en dehors des beaux drapés des vétements du Christ.

Christ en gloire et tetramorphe

Christ en gloire et tetramorphe

La partie inférieure se présente sous l’aspect d’un linteau renfermant l’image au centre d’une vierge couronnée encadrée de deux anges tenant une tenture blanche.De part et d’autres sont figurés deux groupes de 6 apotres alignés en pieds.La palette est ici beaucoup plus riche,aux ocres et aux blancs s’ajoutent du bleu,du gris ,des teintes violines et prunes.On a l’impression que ce n’est pas le méme artiste quia oeuvré ici.Le dessin des visages des apotres tend vers le réalisme et la stylisation,toutes carctéristiques de l’évolution de la peinture à l’orée de la ‘époque gothique.L’épais tres noir qui souligne le contour des visages confirme ue oeuvre de l’extréme fin du XII ième siécle

La vierge couronnée entre deux anges

La vierge couronnée entre deux anges

Détail de la vierge,hiératique,selon une tradition toute byzantine

Détail de la vierge,hiératique,selon une tradition toute byzantine

Détail de deux des apotres encadrant la Vierge.Le second jeune et imberbe est probablement Jean

Détail de deux des apotres encadrant la Vierge.Le second jeune et imberbe est probablement Jean

Visage de l'un de apotres,souligné d'un épais trés noir caractéristique de la peiture de fin d'époque romane et du début du XIII ième siécle

Visage de l’un de apotres,souligné d’un épais trés noir caractéristique de la peiture de fin d’époque romane et du début du XIII ième siécle

 

 

 

 

 

 

 

Peinture romane dans cathédrale gothique à Nevers

18 janvier, 2019
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

Si le fleuron de l’art roman à Nevers est la trés belle église St Etienne,la cathédrale gothique St Cyr et Sainte Juliette conserve des fresques au niveau de la seule partie romane de l’édifice ,l’abside surélevée sur une vaste crypte.Ces peintures restaurées en 1990,posent un probléme de datation.Habituellement considérées comme éxécutées dans la deuxiéme moitié du XII iéme siécle,de nouvelles recherches ont permis de les dater plus tot d’une période trés peu postérieure à la date de dédicace de la cathédrale primitive,c’est à dire 1058.Ainsi les peintures de la cathédrale seraient parmi les plus anciennes de Bourgogne (deuxiéme moitié du XI iéme siécle)

Lorsque je visitais l’église pour la premiére fois,les peintures n’avaient pas été restaurées et il était difficile de déchiffrer l’oeuvre et en particuler de l’apprécier.A la voute émergeait d’un fond bleu sombre,l’auréole du Christ en gloire dans un manteau rougeatre.Un médaillon renfermant un agneau pascal se détachait au centre de la voute de la travée droite

Fresque à la voute de l'abside de la cathédrale gothique de Nevers(milieu des années 80,avant restauration)

Fresque à la voute de l’abside de la cathédrale gothique de Nevers(milieu des années 80,avant restauration)

La restauration de 1990 a permis de révéler des peintures de qualité,à l’iconographie classique,mais dans une riche palette(Ocres,orangé ,vert,bleu,blanc,brun,jaune)Le grand Christ à la voute un peu disproportionné est inséré dans une mandorle borduré d’une large bande brune,elle méme limitée dans une gloire parfaitement réguliére.Le Christ dans une robe blanche recouverte d’un manteau ocre aux reflets orange léve sa petite main droite.Le visage aux grands yeux noir et à la longue chevelure bouclée porte un nimbe crucifére doré.Des symboles évangeliques ne restent que les ailes des representations

Ensemble des peintures

Ensemble des peintures

Détail du Christ en gloire dans sa mandorle

Détail du Christ en gloire dans sa mandorle

La voute de la courte travée droite qui précéde est ornée de peintures représentant les 24 vieillards de l’apocalypse,tenant chacun une coupe à la main,groupés par 4 sur 3 registres de par et d’autre d’un trés bel agneau de Dieu dans un médaillon a plusieurs cercles,circonscrit dans un rectange borduré d’une double bande ocre rouge et jaune.Il ne reste malheureusement des vieillards que 3 rangées de personnages,2 d’un coté,dont la deuxiéme tronquée et une de l’autre.

Vieillards de l'Apocalypse groupés par 4 de part et d'autre de l'Ageau de Dieu

Vieillards de l’Apocalypse groupés par 4 de part et d’autre de l’Ageau de Dieu

L’agneau de Dieu est assez particulier,déssiné de maniére stylisée,ses pates longues et fines lui donne plus l’aspect d’un cheval que d’un ovin.Le médaillon montre la présence d’un vert profond assez peu usité dans la région.Cette teinte serait le résultat de l’application préalable d’une sous couche foncée avant la mise en place d’un vert de cuivre clair.La sous couche étant destinée à assombrir l’ensemble

L'agneau pascal dans son médaillon,au centre d'une croix pattée richement décorée

L’agneau pascal dans son médaillon,au centre d’une croix pattée richement décorée

Il faut noter que l’intrados de l’arc doubleau de l’entrée montre des traces de cercles décorés.Peut etre s’agit il des vestiges d’un calendrier des mois ou d’un zodiaque

 

 

 

 

Dénezé sous le Lude

12 janvier, 2019
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

L’église St Jean Baptiste de Dénezé sous le Lude,sur le plateau du Beaujois dans le département de Maine et Loire,offre la particularité d’avoir été batie  sur une source à laquelle on accéde à l’intérieur de l’édifice,par une trappe et un escalier situés a l’entrée du choeur.Cette « source miraculeuse »nommée Fontaine St Jean Baptiste est censée guérir certaines affections ophtalmologiques.

La voute du choeur conserve un tétramorphe relativement bien conservé constitué de peintures d’époques différentes .Une partie de la fresque est datable de l’extréme fin du XII ième siécle ,l’autre des XIViéme ou XViéme siécle.Il s’en suit une incongruité iconographique puisque le tétramorphe montre deux représentations de l’homme ou ange de St Mathieu,l’aigle de St Jean d’époque romane ayant lui disparu sous les peintures du XViéme.La mandorle du Christ est également déformée du fait de l’intervention postérieures  et les bordures des deux gloires apparaissent cote à cote par endroits.

Le tetramorphe de Dénezé

Le tetramorphe de Dénezé

Les symboles des evangiles entourant la gloire du Christ se répartissent en une belle image de St Mathieu en haut à gauche identifié par une inscription en lettres ocres.L’image en dessous plus effacée montre le lion ailé de St Marc.Toutes deux appartenant à la fin du XII ième siècle,tandis que de l’autre coté de la mandorle une deuxiéme image de St Mathieu du XViéme siécle remplace l’habituel aigle de St Jean.Dessous le peintre du XViéme a encadré de bordures  l’image du Taureau de St Luc figuré peint en ocre jaune ,les ailes noires.

Belle image de l'ange de St Mathieu (fin du XII iéme siécle)

Belle image de l’ange de St Mathieu (fin du XII iéme siécle)

Image du lion de St Marc (Fin du XII iéme siécle)

Image du lion de St Marc (Fin du XII iéme siécle)précédée de la représentation d’un ange du XV iéme siécle

Le peintre du XV iéme siécle a garni l’intérieur de la mandorle de belles images d’anges musiciens,selon un parti pris inimaginable au XII ième siécle.A droite deux images particuliérement réussies montrent deux musiciens  vétus de blanc,l’un jouant du luth,l’autre de la flute

Anges musiciens du XV iéme siécle à l'intérieur de la mandorle du Christ

Anges musiciens du XV iéme siécle à l’intérieur de la mandorle du Christ

dene1                                                                                                                                                                                                                  Ange musicien a l’intérieur de la mandorle et ange soutenant la mandorle a l’extérieur

Le dessin des peintures du XII iéme est assez quelconque en dehors de la belle image de l’ange de St Mathieu.La palette est a dominante claire (Blanc ,créme ,ocre jaune et rouge ,vert et un beau gris bleuté)Les fonds clairs sont parsemés d’étoiles à quatre rais ocre rouge trés réguliéres

 

Des niches peintes à Illiat

6 janvier, 2019
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l’église St Symphorien d’Illiat dans l’Ain ,mais proche de Macon conserve des peintures murales d’époque romane localisées à l’abside.Il s’agit du seul témoin de peintures du XII iéme siécle dans les Dombes.L’abside trés élégante est constituée d’une série d’arcatures ornée de chapitraux trés intéressants reposant sur des colonnettes posées sur un bahut.Quatre des 7 arcatures sont décorées de peintures,ainsi à l’abri dans des sorte de niches un peu comme à Domfront en Normandie.Ces peintures restaurées dans les années 80 ,sont datables de la premiére moitié du XII iéme et probablement exécutées « a fresco ».J’ai eu l’occasion de visiter pour la premiére fois les fresques avant restauration,elles apparaissaient alors trés dégradées

Fresques avant restauration(détail de St Marc)

Fresques avant restauration(détail de St Marc)

L’intérieur de la premiére arcature ,a gauche,montre une image de St Mard se détachant d’un fond vert

St Marc

St Marc

L’image de l’arcature la plus a droite,montre St Pierre affublé d’une énorme clé

St Pierre

St Pierre

Les deux niches centrales sont occupées par deux images de saintes.Chacune est identifiée par l’inscription MARIA.Les fonds sont occupés de larges bandes aux couleurs alternées

Deux saintes femmes aux arcatures centrales

Deux saintes femmes aux arcatures centrales

L’identification de ses deux femmes pose un probléme.Celle de droite identifiée par l’inscription SANCTA  MARIA  tenant dans sa main droite un rameau serait la vierge Marie.Celle de gauche identifiée par l’inscription MARIA;Marie Magdaléne l’une des Saintes femmes au tombeau.Au XII iéme siécle l’évocation de la résurrection du Christ se matérialisait par la représentation des Saintes Femmes ou myrophores au tombeau.Généralement en peintures les Saintes femmes sont figurées au nombre de 3(Cathédrale du Puy,St Bohaire..),Marie Magdalene,Marie mére de Jacques et Salomé.selon l’évangile de Marc ,présent ici.Trois également selon l’evangile de Luc  également, Jeanne remplaçant Salomé.Selon Jean seule Marie Magdaléne se rend au tombeau.Selon Mathieu elles ne sont que deux Marie Magdaléne et Marie mère de Jacques.Méme si Mathieu n’est pas représenté a Illiat on peut penser que les deux saintes figurées  sont Magdalena et Marie mère de Jacques ,conformément a l’évangile de Mathieu.

Maria Magdalène

Maria Magdalène

Marie mère de Jacques

Marie mère de Jacques?

L’ensemble est trés harmonieux.La palette riche(Verts,Bleu,gris,ocres,blanc).Le dessin est graphique,notamment au niveau des drapés,donnant aux peintures une impression statique,avec quelques disproportions au niveau des mains en particulier.Le hiératisme byzantin des personnages n’est pas sans évoquer les peintures de St Lizier en Ariége ,voire des Grottes de Jonas en Auvergne(Voir articles).Il est probable que figurait à l’origine un Christ en majesté figuré à la voute

 

 

 

 

 

 

 

Coulongé

1 janvier, 2019
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L’église St Lubin de Coulongé,au sud du département de la Sarthe,non loin du Lude,conserve des vestiges de peintures murales de fin d’époque romane,localisées à la voute  et au mur en hemicycle de l’abside semi circulaire.Les fresques sont dégradées et les tons utilisés clairs ,comme souvent dans ces régions du centre ouest.La palette comporte des ocres rouges et jaunes,du vert,du blanc et du gris ainsi que des traces de bleu.Le dessin est souligné d’un fin trait gris

Christ en gloire de Coulongé

Christ en gloire de Coulongé

Le Christ dnas une gloire allongée bénit d’une main droite pataude ,sa main gauche tenant le livre a disparu,la voute à cet endroit étant percée par une poutre.La gloire est assez irréguliérement dessinée ,délimitée par une double bordure brune et ocre jaune enfermant un décor végétal élégant composé d’une alternance  de rameaux verts et ocres sur fond blanc.Le visage du Christ est assez sommairement traité à l’exception des cheveux aux reflets roux parfaitement peignés

Le visage du Christ

Le visage du Christ entoué de son nimbe crucifére

Autour de la mandorle apparaissent encore les symboles évangéliques dégradés se détachant d’un fond blanc constéllé d’étoiles à 6 branches ocres rouges trés réguliéres.L’aigle de St Jean est le mieux conservé,affublé d’une auréole d’un vert encore trés soutenu.

Aigle de St Jean

Aigle de St Jean

Le taureau ailé de St Luc

Le taureau ailé de St Luc

 

Autour on distingue encore des images d’anges complétant la décoration de la voute

Détail d'un ange à la voute de l'abside

Détail d’un ange à la voute de l’abside

La large bordure de séparation séparant la voute du mur en hémycycle ,bien que trés dégradée ,est intéressante.On y distingue ,à coté de motifs végétaux,des personnages et des animaux.Une des images montre deux personnages en habits de paysans légérement penchés  vers deux animaux.La scéne evoque la glandée,généralement représentée aux calendriers des mois des intrados de l’arc triomphal.L’artiste a t il utilisé la bordure comme support des représentations des travaux des mois?

Détail de la bordure de séparation de la voute et du mur en hémicycle

Détail de la bordure de séparation de la voute et du mur en hémicycle

Le mur en hémicycle laisse encore apparaitre des traces de peintures.On y distingue des personnages nimbés.S’agit il du collége apostolique?l’un des personnages trés effacés tient un livre entre ses doigts.

 

 

 

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