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Archive pour février, 2016


La « chapelle des anges » à Arles sur Tech

28 février, 2016
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

Des restes de peintures murales ornent la voute et le mur en hémicycle d’une chapelle haute ,la chapelle St Michel,au revers de la façade occidentale de l’église de la trés ancienne abbaye Sainte Marie d’Arles sur Tech dans le Vallespir à 35 kms de Perpignan.Baptisée un peu pompeusement,chapelle des anges,en raison de la présence de deux beaux séraphins ,elle accueille des fresques découvertes en 1955.Dégradées au XVIII ième siècle lors de l’installation d’un buffet d’orgue,elles furent restaurées une première fois au début des années 70,puis à nouveau en 1985.Elles auraient été exécutées à l’époque de travaux ayant conduit à une nouvelle consécration de l’église abbatiale en 1157.

Ensemble des peintures de la "chapelles des anges"

Ensemble des peintures de la « chapelles des anges »

Au cul de four tronait un Christ dont il ne reste aujourd’hui qu’une partie de la mandorle et la partie haute de sa téte.A sa droite deux médaillons renferment l’un en haut la représentations presque indéchiffrable de l’ange de St Mathieu;l’autre en bas le lion de St Marc .Le médaillon borduré de jaune et à fond bleu ,montre un lion ailé qui apparait « coupé en deux ».La partie avant présente des tons rose saumonés,la partie arrière des tons bruns,résultat d’une restauration un peu abusive ou inachevée.Les articulations sont matérialisées par  des cercles concentriques blancs.Devant on distingue encore une partie d’un ange ailes au dessus de sa téte.Le reste des peintures de la voute a disparu.

Lion ailé de St Marc

Lion ailé de St Marc

Sous une trés belle bande de grecques les peintures en dessous ,s’étalent de part et d’autre d’une fenètre axiale,se détachant d’un fond composé de bandes colorées rouges et bleus.A droite les peintures sont presque totalement éffacées mais il subsiste un magnifique ange aux ailes osselées

Seraphin

Seraphin

Détail de l'aile osselée du Séraphin

Détail de l’aile osselée du Séraphin

 

Beau visage un peu trop restauré au niveau des cheveux notamment

Beau visage un peu trop restauré au niveau des cheveux notamment

De l’autre coté de la fenètre,un deuxième ange aux tonalités plus sombres ,moins restauré dont le visage présente les mémes caractéristiques(nez légérement busqué,lévres pincées).A coté ,a gauche de l’ange,les peintures sont difficilement interprétables .On distingue deux personnages,l’un debout,l’autre agenouillé.

Deuxième ange

Deuxième ange

Visage d'un personnage sous l'aile de l'ange?

Visage d’un personnage sous l’aile de l’ange?

Ces fresques de belle qualité,oeuvres probablement d’un atelier local,sont assez caractéristiques de la peinture roussillonnaise au XII ième siècle.Certains spécialistes y ont vu des ressemblances avec les fresques voisines de St Martin de Fenollar .

 

 

 

 

Les femmes de Montmorillon

27 février, 2016
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Montmorillon dans la Vienne,a l’ecart des grands axes de communications,déja presque limousine,petite « cité du livre »,est dotée d’un important patrimoine architectural et notamment de l’église Notre Dame et de sa crypte creusée dans la falaise,qui abrite des peintures murales éxécutées aux alentours de 1200 .La crypte est composée d’une petite abside en cul de four prolongeant une courte nef en berceau brisé .Les peintures occupent le cul de four et le mur en hémicycle percé d’une minuscule fénétre .Quelques vestiges subsistent a la voute de la nef.Ces peintures se caractérisent par l’utilisation d’un trés riche palette,a prédominance de verts au cul de four et de bleu sur le mur dessous.Les tons sont encore par endroits trés vifs.Les peintures au dessin élégant constituent une sorte d’ode à la femme.Pas moins de 6 personnages féminins tapissent le cul de four.Atour de la Vierge tenant l’enfant dans ses bras,dans une mandorle a fond bleu sont disposés six saintes femmes ,trois de chaque cotés.La seule identifiée est représentée a droite de la Vierge et contre la mandorle ,l’enfant pose la main sur sa téte.Il s’agit de Sainte Catherine d’Alexandrie dont la vie est relatée sur le mur dessous.Son visage est curieusement noir.Oxydation d’un pigment?ou reprise du visage de la sainte en noir à postériori?A coté deux saintes femmes aureolées en jaune tiennent des couronnes.A leur pieds ont été déposé des vases.Elles se détachent d’un fond de bandes colorées blanches et gris vert.L’enfant bras écartés semble assurer le lien entre la Vierge et Sainte Catherine.De l’autre coté l’image des trois autres saintes femmes portant de trés longs habits est plus dégradée dans les parties inférieures.

Le style de ces peintures,le dessin des vétements,l’attitude tout en tendresse de la Vierge téte penchée embrassant la main de l’enfant évoquent le XIII ième siècle.

Ensemble des peintures de l'abside

Ensemble des peintures de l’abside

Les trois Saintes Femmes à la droite de la Vierge

Les trois Saintes Femmes à la droite de la Vierge

Détail des deux saintes femmes tenant des couronnes accompagnant Ste Catherine

Détail des deux saintes femmes tenant des couronnes accompagnant Ste Catherine

Détail de l'une des trois Saintes femmes à la gauche de la Vierge

Détail de l’une des trois Saintes femmes à la gauche de la Vierge

Sur le mur en dessous les peintures moins bien conservées s’étalent de part et d’autre de la fenetre empiétant sur la bande décorative de séparation.Elles se détachent d’un fond bleu ciel et montrent à gauche Ste Catherine blonde et couronnée recevant l’onction divine d’une colombe ,sous l’image des batiments d’une cité.Devant elle un groupe de « docteurs » aux longs cheveux dont certains sont affublés d’une belle barbe blanche

Ste Catherine devant les "doteurs" de l'empereur Maxence

Ste Catherine devant les « docteurs » de l’empereur Maxence

Visages des "docteurs"

Visages des « docteurs »

A coté figure l’empereur Maxence assis sur un trone.De l’autre coté de la fenètre une évocation plutot « douce » de l’Enfer si on la compare a celles de Asnieres sur Vegre ou de Brioude par exemple,montre des paiens convertis jetés sur ordre de Maxence dans un entonoir déterminé par les rebords des visages de deux groupes de personnages

Paiens convertis jetés en enfer

Paiens convertis jetés en enfer

A la voute de la nef,figure l’image bien conservée d’un cheval divin dans un médaillon.Il remplace ici l’Agneau ordinairement figuré.Des vieillards de l’Apocalypse qui devaient l’accompagner il ne reste plus que deux images assez dégradées

L'image rare d'un cheval pascal remplaçant l'agneau

L’image rare d’un cheval pascal remplaçant l’agneau

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Images de saints

26 février, 2016
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Les représentations de saints ne manquent pas.Les saints personnages sont évoqués comme saint patrons,souvent en pied au revers d’un pilier(cathédrale du Puy,St Hilaire le grand de Poitiers)sur les mors de la nef,ou sous des arcatures sur le mur du choeur ou de l’abside(chapelle d’Yron)

Saint à St Julien de Brioude

Saint à St Julien de Brioude

Saint Thomas à Thevet dans l'Indre

Saint Thomas à Thevet dans l’Indre

La tour Charlemagne vestige de l’abbaye St Martin à Tours,conserve des fragments de peintures murales dont l’image d’un beau St Florent,reproduite sur toile por des raisons de conservation et déposée à l’etage.

Saint Florent à Tours

Saint Florent à Tours

La petite église du hameau de Ougy commune de Malay en Saone et Loire,conserve en un emplacement peu usité,l’image de St Philippe en buste ,utilisée comme un linteau au dessus de la porte d’entrée au revers de la façade

Saint Philippe à Ougy(Saone et Loire)

Saint Philippe à Ougy(Saone et Loire)

D’autres saints voient leur vie relatée en plusieurs tableaux,jusqu’à leur martyre,source des images les plus spectaculaires (Lapidation de St Etienne à Auxerre,se St Eutrope aux Salles Lavauguyon,Martyre de St Vincent et St Blaise cote à cote à Berzé la ville,Martyre de Ste Catherine au Puy,ou de St Jean Baptiste à Pritz.

Décapitation de St Jean Baptiste à Pritz

Décapitation de St Jean Baptiste à Pritz

Martyre de Saint Blaise à Berzé la ville

Martyre de Saint Blaise à Berzé la ville

Lapidation de Saint Eutrope aux Salles Lavauguyon

Lapidation de Saint Eutrope aux Salles Lavauguyon

Parfois ils sont dépeints dans l’accomplissement de leurs actes les plus glorieux,c’est le cas pour St Martin à Vic,pour St Laurent à Nogaro ou pour St Gilles à St Aignan sur Cher.

Les saints apotres sont eux figurés souvent sous des arcades,sur le mur en hémicycle des absides ou du choeur,chacun avec leurs attributs ou un élément distinctif.Il en est ainsi à Lutz en Dunois,à Ourjout dans l’Ariège,à Montbazin prés de Montpellier ou encore à Burnand en Saone et Loire.St Pierre est identifiable à sa clé,St Jean à sa jeunesse matérialisée par l’absence de barbe,St Paul à sa calvitie et à sa stature,St André à sa croix.Souvent une inscription en latin les accompagne et les identifie.

St Pierre et ses clès à Avord dans le Cher ou il accompagne St Paul

St Pierre et ses clès à Avord dans le Cher ou il accompagne St Paul

St Barthélémy à l'abside de Ourjout en Ariège

St Barthélémy à l’abside de Ourjout en Ariège

Collège apostolique à Montbazin (Hérault)

Collège apostolique à Montbazin (Hérault)

Mais certains apotres sont présents dans des scènes evoquant la naissance ,la vie et la passion du Christ.La Cène les représente tous.St Jean est présent dans le baptème du Christ et accompagne Marie dans les scènes de la passion.St Pierre dans l’épisode de son reniement,notamment.

Visage de Jean(détail de la Cène,à Amné en Champagne prés du Mans)

Visage de Jean(détail de la Cène,à Amné en Champagne prés du Mans)

Saint Jean « l’evangéliste « est probablement l’apotre le plus représenté en peinture.Il est le préféré du Christ et on le retrouve dans différentes scènes.Les noces de Cana à Brinay,la peche miraculeuse à Vendome,toutes les Cènes et les cruicfixions ou il accompagne Marie qui le rejoindra à Ephèse d’ou il rédigera l’Apocalypse.Auparavant il avait été exilé sur l’ile de Patmos ou il redigea son evangile.Jean est symboliquement représenté par l’aigle dans le tétramorphe.

Saint Pierre est pour le Christ le premier des apotres.Il lui confiera les clés de l’église.Il accomplira plusieurs miracles avant d’étre emprisonné par Herode.Libéré selon la légende par un ange,il gagne Rome ou il est une nouvelle fois enfermé.Il sera libéré par ses geoliers qu’il aura réussi à convertir.Désireux de quitter Rome,le Christ lui demandera de rester.Il sera finalement crucifié selon le chatiment réservé aux esclaves mais demandera de l’étre tète en bas par respect pour son maitre.Reconnaissable à ses clès il figure dans de nombreux episodes peints,la Céne,le Jugement dernier,la résurrection ou le lavement de pieds.

Crucifixion de St Pierre à Vic

Crucifixion de St Pierre à Vic

Saint Jacques le « Majeur »ainsi qualifié car il était le frére ainé de St Jean l’ »évangeliste ».Comme Pierre il est l’auteur de plusieurs miracles.Mais il doit surtout sa notoriété à la construction de la basilique de Compostelle et au transfert de ses reliques qui induirent l’extraordinaire pélerinage de St Jacques.D’ailleurs St Jacques est souvent figuré en pèlerin.En peinture romane les images de St Jacques ne sont pas trés nombreuses.Il est figuré aux cotés d’autres apotres à la crypte de la cathédrale de Chartres,en saint évéque à St Jacques des Guérets et surtout au travers de son martyre dans la méme église.St Jacques fut décapité à Jérusalem et il est souvent représenté avec l’épée symbole de son martyre.

Décollation de St Jacques à St Jacques des guérets

Décollation de St Jacques à St Jacques des guérets

Saint Paul est un cas particulier,car né juif et d’abord persécuteur,ce n’est que aprés sa conversion,à la suite du fameux épisode du « chemin de Damas »,qu’il oeuvra pour le Christ.Missionnaire du Christ à travers toute l’Asie mineure,il sera arrété à Jérusalem par les romains.Sollicitant la clèmence de l’empereur,il sera maintenu prisonnier à Rome ou il sera finalement décapité sous le règne de Neron.St Paul n’est pas beaucoup représenté en peinture murale romane(Avord,St Lizier,Ourjout)

Saint Paul à l'église ariégeoise d'Ourjout(commune des Bordes sur le Lez)

Saint Paul à l’église ariégeoise d’Ourjout(commune des Bordes sur le Lez)

 

 

 

 

 

 

 

 

St Hilaire le grand de Poitiers

24 février, 2016
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La belle église St Hilaire le Grand bien que moins spectaculaire et donc moins connue que Notre Dame la grande,est le monument majeur du Poitiers roman.L’église aurait été batie sur les fondations de la basilique primitive ou aurait été enseveli Hilaire grand combattant de l’hérésie et évéque de Poitiers.C’est d’ailleurs en grande partie à la vie d’Hilaire que sont consacrées les peintures murales du XII ième siècle parsemant les murs et les piliers de l’édifice.Les peintures claires offrent une palette assez riche,a dominante de tons rouge orangé,verts et blanc.Mais on trouve aussi du bleu sur les bandes colorées de fond et du jaune.Ces peintures de qualité n’ont pas encore levé tous leur secrets notamment a propos de leur iconographie.

Sur les murs de soutien du clocher subsistent les vestiges d’une belle frise décorative et l’image d’un saint auréolé.Sur les piliers de la nef figurent des images de saints évéques superposées,dans leurs habits d’apparat,tenant la crosse ou le livre dans la main gauche;

Un évéque tenant le Livre

Un évéque tenant le Livre

L’un des évéques ,se détachant d’un fond de bandes alternées blanches et vertes porte une chasuble à l’encolure trés richement décorée de pierres précieuses.Son nimbe est jaune borduré de rouge.

Saint eveque

Saint eveque

Un autre apparait dans la méme posture mais les couleurs sont inversées,nimbe rouge,robe jaune

 

Deuxième eveque

Deuxième eveque

Les chapelles rayonnantes sont décorées de 4 tableaux rectangulaires tous bordurés d’une double bande ocre rouge et jaune.Les scènes par endroits détériorées et incomplètes rendant l’interprétation difficile,se détachent d’un fond de bandes colorées blanches vertes et bleues.L’image la plus caractéristique montrent un saint armé d’une grande épée s’en prenant à un petit personnage devant lui.Une main divine descend en haut de la scène.Les spécialistes y voient une représentation de St Hilaire pourfandant un hérétique.

St Hilaire combattant

St Hilaire combattant

Un deuxième tableau montre un saint vétu d’une robe blanche et d’un long manteau rouge,présentant une couronne à un groupe de personnages

Saint présentant une couronne

Saint présentant une couronne

La troisième scène est consacrée à deux personnages.L’un d’eux vétu d’une tunique blanche est assis sur un imposant trone

Deux personnages

Deux personnages

Le dernier tableau montre un Christ seul bras étendus identifiable à son nimbe crucifère.En haut à gauche apparait une « sinopia »(ebauche)de deux volatiles

Le Christ bras écartés

Le Christ bras écartés

Plus loin apparaissent des apotres et des saints superposés sous une série d’arcatures

Saints

Saints

Saints,apotres?

Saints,apotres?

Le rebord des fenètres est décoré d’une belle bande de grecques révélant de beaux verts.Dans un écoinçon entre deux fenètres est figuré un combattant sur son cheval blanc

Cavalier entre deux bandes de grecques autour des fenètres

Cavalier entre deux bandes de grecques autour des fenètres

Au dessus d’une fenétre apparait un bel ange étiré tenant un manipule devant un groupe de petits personnages nus

Ange au manipule

Ange au manipule

Enfin sur la partie haute d’un mur du déambulatoire figure une deuxième »sinopia »(voir article Procédés techniques)montrant deux personnages ,l’un traité en noir ,l’autre à l’ocre rouge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Broc en Baugeois

23 février, 2016
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L’église Notre Dame de Broc en Baugeois,non loin du Lude renferme un petit ensemble de peintures murales localisées a la voute et aux murs de la minuscule abside percée de trois baies plein cintre.Des peintures trés effacées subsistent a la voute du choeur ,organisées comme en l’église voisine de Genneteil de part et d’autre d’une bande faitière. »Petit ensemble »car malheureusement la grande maorité des peitures tapissant les murs n’ont pu etre récupérées.Les fragments restant sont de qualité,la palette est riche,ocres rouges et jaune,beau bleu ressemblant au bleu « val de loire » voisin ,blanc,verts dont un vert puissant que l’on retrouve régulièrement dans la région et noir au contour des personnages et soulignant les visages equilibrés et finement traités.Une caractéristique donnant a penser que les peintures sont datables de la fin du XII ième siècle

Broc,ensemble des peintures

Broc,ensemble des peintures

Visage d'apotre souligné de noir

Visage d’apotre souligné de noir

La voute de l’abside est occupée par la masse ocre rouge un peu fanée d’un grand Christ dans une gloire circulaire livre blanc ouvert entouré par les symboles evangéliques a peine perceptibles.Le nimbe crucifére est jaune.Au bord de la gloire ocre rouge et jaune un ange ailes vertes déployées au dessus de sa téte a conservé la fraicheur de ses couleurs.Dessous séparant la scènes des peintures du mur une belle bande décorative composée d’une chaine de losanges sur fond blanc entre deux bandeaux ocre rouge et jaune enserrant une ligne de perles blanches

Christ en gloire à la voute de l'abside

Christ en gloire à la voute de l’abside

Ange gravitant autour de la gloire du Christ

Ange gravitant autour de la gloire du Christ

 

Sur le mur dessous,de part et d’autre de la fenètre axiale subsistent a gauche l’image d’une Annonciation et a droite celle tronquée d’une Vierge à l’enfant,dans une mandorle.La partie basse de la scène a disparu.La Vierge est voilée de blanc ,couronnée et nimbée de bleu.L’enfant montre un visage presque adulte

Vierge à l'enfant

Vierge à l’enfant

Visage de l'enfant

Visage de l’enfant

A gauche de la fenétre un saint personnage auréolé de bleu montre l’ange Gabriel au centre robe et nimbe jaunes,dont les ailes vertes déployées au dessus de sa téte tangentent la bordure décorative.La téte de la Vierge en position d’orante a disparu

Annonciation

Annonciation

 

 

 

Polychromie extérieure

22 février, 2016
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Il ne nous reste que peu de vestiges peints d’époque romane en extérieur.L’exemple le plus célèbre reste les images de l’Annonciation Visitation de Rocamadour protégées par la falaise

fresques exterieures à Rocamadour

fresques exterieures à Rocamadour

Quelques portails conservent des traces de polychromie.Le plus célèbre est le somptueux portail de Conques.Le tympan du portail occidental montre des traces d’un bleu assez fané qui occupe encore assez largement le fond de la mandorle du Christ.Ses habits comme ceux des apotres sont colorés d’un bleu qui parait plus doux notamment au niveau de St Pierre identifiable à ses clès.Un jaune colore les petits personnages situés à l’extrème gauche du Christ.Un rouge assez estompé tapisse tout le fond du linteau situé dessous.Les vétements des personnages sont colorés en bleu et rouge et on retrouve du jaune au niveau des personnages evoquant l’enfer

Polychromie du portail occidental de Conques

Polychromie du portail occidental de Conques

La trés particulière eglise St Ours de Loches en Touraine,avec ses deux pyramides octogonales surplombant la nef entre les flèches de ses deux clochers,selon un modéle aquitain,est précédée d’un grand porche qui communique avec la nef par un magnifique portail sans tympan.Il présente trois voussures ou subsistent des trace de polychromie.Le décor sculpté est composé de divers animaux,de monstres(sirènes barbues,harpies,griffons)de divers personnages(jongleurs,acrobates)et de motifs végétaux.Le fond des claveaux est coloré en ocre rouge ainsi que les personnages epousant la courbure externe.

Fond de l'arc externe peint en ocre rouge

Fond de l’arc externe peint en ocre rouge

Sur un bandeau gris et jaune trone une Vierge à l’enfant accompagnée de Joseph et des rois mages.Le fond est ocre rouge,la partie supérieure des habits de la Vierge est bleu la partie inférieure grise,le nimbe rougeatre.Le grand arc brisé limitant l’ensemble montre une alternance de segments gris et jaunes bordés de noir.

Polychromie du portail de Loches

Polychromie du portail de Loches

Le portail polychrome de Saillac prés du beau village de Collonges la rouge en Corrèze ,à l’abri de son clocher porche est dans un exceptionnel état de conservation.L polychromie concerne le tympan et son linteau.Au tympan est représentée une adoration des mages.Au centre les trois rois peints en jaune ,brun et orange le bas de leurs habits en blanc apportent leurs présents à la Vierge vétue d’une robe bleu,d’un chale vert.La partie inférieure de son vétement est orange borduré de blanc.L’enfant est tout en blanc.Derrière la Vierge un saint à demi agenouillé est traité en ocre rouge.A l’opposé les chevaux des mages,téte contre téte,sont peints en ocre jaune ,blanc et brun.

Au dessous le linteau soutenu par un beau trumeau sculpté montre deux monstres ailés étirés encadrant un ange blanc.Le premier peint en jaune avale un nouveau né,le second au corps de serpent crache du feu.L’ensemble est étonnant de fraicheur ,la palette est riche

Portail polychrome de Saillac

Portail polychrome de Saillac

Dans les pyrénées orientales,au village de Catllar au dessus de Prades,la chapelle Sainte Marie de Riquer,montre des peintures en extérieur au portail d’accés méridional.Les peintures de belle qualité offrent une palette à dominante d’ocre rouge avec du blanc,du jaune,quelques traces de vert et du bleu utilisé de maniére assez singulière pour le contour des personnages à la place de l’habituel trait ocre rouge ou noir.

Au tympan les peintures sont trés effacées,on reconnait une Vierge à l’enfant accompagnée de deux anges encadrant sa mandorle.Les peintures de l’intrados de l’arc sont bien mieux conservées et montrent un agneau pascal blanc sur fond rouge dont l’auréole jaune déborde les limites du médaillon bordé de bleu

Agneau pascal à l'intrados de l'arc surmontant le tympan

Agneau pascal à l’intrados de l’arc surmontant le tympan

Deux beaux anges étirés vétus de robes ocres ,auréolés de jaune soutiennent le disque.Leur visage evoque ceux de Fenollar et plus encore ceux des Cluses Hautes,églises toute proches.Cette parenté stylistique pousse certains spécialistes à dater ces peintures du milieu du XII ième siècle,d’autres les considèrent comme contemporaines de la construction de la chapelle c’est a dire la fin du du XI ième siècle.Le bon état de conservation des peintures peut etre mis en rapport avec le climat trés sec de la région.

Peintures extérieures au portail de Ste Marie de Riquer à Catllar

Peintures extérieures au portail de Ste Marie de Riquer à Catllar

 

 

 

 

Poncé sur le Loir

21 février, 2016
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L’église St Julien de Poncé sur le Loir devait posseder un magnfique ensemble de peintures murales.Aujourd’hui les peintures ,de la deuxième moitié du XII ième siècle,s’eparpillent en fragments plutot fanés sur les murs de la nef essentiellement.Les peintures du choeur furent tellement restaurées qu’elles ne présentent plus aucun intéret.A coté des peintures romanes subsistent des fresques plus récentes sur les murs gouttereaux notamment.

Ce qu’il subsiste des peintures est de qualité .La palette ,bien que les tons soient fanés,a prédominance d’ocres rouges est assez riche avec de larges aplats de blanc,du bleu,et un beau vert un peu métallique ressemblant à celui des fresques d’Allouis dans le Cher.Sur les murs latéraux les fonds sont constitués de trois larges bandes colorées verte,blanche et bleue.

Au revers de la façade,le mur occidental de la nef percé de deux fenétres superposées au dessus de la porte d’entrée révèle les fragments d’un Jugement dernier reconnaissable à sa localisation et aux images trés crues des morts soulevant les couvercles de leur cercueils.

La resurection des morts

La resurection des morts

Dessous toujours à droite de la porte une roue de supplice à 8 branches avec un personnage enroulé autour.En haut a hauteur de la première fenétre a gauche des élus apparaissent dans une image assez effacée de rangées de médaillons.De l’autre coté on découvre St Pierre accompagnant les Elus

Jugement dernier,personnages dans des médaillons

Jugement dernier,personnages dans des médaillons

St Pierre et les Elus (mur occidental de la nef)

St Pierre et les Elus (mur occidental de la nef)

D’autres fragments apparaissent dispersés et difficilement identifiables

La nef est séparée des bas cotés par des murs percés de larges et hautes arcades.Au dessus court une rangée de fenètres;

Peintures du mur Nord de la nef

Peintures du mur Nord de la nef

L’Emplacement 1 représente la mort du Mauvais riche.Il est allongé coiffé de blanc se détachant d’un fond vert.Deux bustes de femmes apparaissent en arrière plan.Un demon hirsute au nez crochu vient emporter son ame matérialisée par un petit personnage

La mort du mauvais riche

La mort du mauvais riche

La parabole de Lazare et du Mauvais riche se poursuit à l’Emplacement 2.Le Mauvais riche derrière une table copieusement garnie est entouré de sa femme et de serviteurs,tandis qu’apparait devant la porte le Pauvre Lazare.

Lazare devant la porte

Lazare devant la porte

A l’Emplacement 4 figure un combat de cavaliers,puis à l’emplacement 5 une scène trés dégradée du Christ tirant Adam des limbes.

A l’Emplacement 6 il ne subsiste que les bustes d’apotres apprenant la resurection du Christ de la bouche de Madelaine

Apotres apprenant la résurection

Apotres apprenant la résurection

L’emplacement 7 à l’intrados du troisième arc montre une belle image d’un saint aureolé de gris ailes jaunes et manteau ocre rouge se détachant d’un fond blanc.Au sommet de l’arc est figurée une main divine dans un médaillon

Bel ange à l'intrados d'un arc

Bel ange à l’intrados d’un arc

Dessous semblant soutenir le chapiteau un danseur blond jambes croisées

Un atlante

Danseur ou plutot Atlante?

L’intrados du deuxième arc (Emplacement 8) est orné d’arabesques .On distingue deux médaillons l’un renfermant le buste du Christ,l’autre un ange.Les emplacements  9 sont réservés a des images de danseurs et de musiciens.La plus remarquable montre un joueur de viole et une danseuse

Musicien et danseuse

Musicien et danseuse

Le mur sud de la nef est moins garni mais il y subsiste quelques belles images relatives à l’enfance du Christ.Une annonce aux Bergers,une adoration des mages et un massacre des innocents avec un soldat d’Herode en cote de maille grise

Le massacre des innocents

Le massacre des innocents

La fuite en Egypte montre une vierge allaitant l’enfant en image ressemblant a celle représenté aux fresques de Pritz prés de Laval.Ici la Vierge est assise de face sur un ane blanc moucheté de beige

Détail de la fuite en Egypte

Détail de la fuite en Egypte

Visage de la Vierge

Visage de la Vierge

Une présentation au Temple en partie effacée montre l’enfant aux cotés de Simeon

La présentation au Temple(détail)

La présentation au Temple(détail)

Visage du vieillard Simeon

Visage du vieillard Simeon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La crypte de St Savin

20 février, 2016
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La crypte dédiée à St Savin et St Cyprien,est creusée sous l’abside de l’église abbatiale.On y accéde par des escaliers situés de part et d’autre de l’entrée du choeur.Elle est constituée d’une nef rectangulaire voutée en plein cintre,prolongée d’un choeur légérement surélevé terminé par un mur plat percé en son centre d’une petite ouverture.Les fresques tapissent l’intégalité des parois.Elles sont tés dégradées dans les parties basses et remplacées dans le nef par un large bandeau de bois lambrissé qui n’est pas du meilleur effet.J’ai eu la chance de pouvoir visiter ces peintures dans les années 80,à une époque ou l’accés a la crypte était libre et gratuit.

Les peintures plus anciennes que celles de la nef sont trés différentes.Le dessin est plus naif,moins élaboré et on ne retrouve pas l’elegance et le souffle des peintures de l’église haute.Le programme iconographique est ici plus restreint et les tonalités beaucoup plus sombres avec une abondance de tons bleus foncés et brun rehaussés de touches de jaune et de vermillon.

Vue générale des peintures

Vue générale des peintures

A la voute du choeur,trone un Christ entouré des 4 symboles.Les tonaltés sont plus claires qu’a la voute de la nef.Sur les murs apparaissent des images de saints.Sur le mur plat du choeur ,de part et d’autre de la fenètre,deux belles images de saints bras écartés auréolés de jaune se détachent d’un fond bleu.Les piédroits de l’arc d’entrée du choeur sont décorés d’ondulations bleues sur fond gris tranchant avec la bordure jaune de l’arc.

A la voute de la nef une large bande faitière bordurée de jaune et de rouge et composée de rubans plissés gris en accordeon sur fond bleu sépare les scenes en quatre registres ,deux de part et d’autre.Les registres inférieur sont trés éffacés.

Les peintures de la voutes sont entièrement consacrées a la vie et ausx martyres des deux saints Savin et Cyprien.D’un coté ils sont soumis au supplice de la roue,de l’autre ils sont torturés a l’aide d’enormes crochets

St Savin et St Cyprien devant  la cité d'Amphipolis

St Savin et St Cyprien devant la cité d’Amphipolis

St Savin et St Cyprien et le peuple d'Amphipolis

St Savin et St Cyprien et le peuple d’Amphipolis

Le supplice de la roue

Le supplice de la roue

Le martyre de St Cyprien

Le martyre de St Cyprien

Le proconsul Ladicius

Le proconsul Ladicius

 

 

 

 

 

Histoire de chevaux

18 février, 2016
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

Le peintre roman a démontré une prédilection pour la représentation des chevaux.Contrairement a d’autres animaux et aux motifs végétaux souvent déformés,stylisés parfois ébauchés le cheval n’est jamais baclé.Il faut dire que cet animal accompagnait quotidiennement l’homme du moyen age,au travail dans les déplacements,a la guerre comme à la chasse et qu’il cotoyait aussi bien le paysan que le prélat ,l’artisan que le seigneur,le guerrier que le chasseur.Le cheval est par ailleurs, mis en scène dans les scenes bibliques de l’ancien comme du nouveau testament ,et de l’apocalypse.Il est présent aussi dans les calendriers des mois evoquant avec son cavalier le mois de la chasse,incontournable dans les scènes relatant les croisades, »attribut » de certains saints (St Martin et un peu plus tard St Georges et meme symbole divin comme en la crypte de Montmorillon ou il remplace l’agneau divin dans son disque.

Cheval "divin" dans son médaillon à Montmorillon

Cheval « divin » dans son médaillon à Montmorillon

On retrouve le cheval dans les représentations peintes de la nativité,accompagnant le boeuf pres du berceau de l’enfant.

Cheval blanc à la nativité de Boussac Bourg.

Cheval blanc à la nativité de Boussac Bourg.

Le cheval semble d’ailleurs avoir exercé une sorte de fascination sur le peintre de Boussac qui est allé jusqu’a représenter un cheval sans cavalier ,tout comme l’artiste de la basilique St Julen de Brioude auteur d’une belle image de cheval sur l’un des piliers.

téte de cheval à Boussac Bourg

téte de cheval à Boussac Bourg

Le cheval est évidemment constamment présent dans l’épopée des rois mages.A Brinay les tétes des trois chevaux sont magnifiques.A Vic le dessin est plus stylisé.Les chevaux sont figurés en mouvement chacun levant simultanèment la patte avant gauche et la patte arrière droite.Les yeux globuleux sont grands et ronds comme ceux des personnages .

La chevauchée des rois mages à Brinay

La chevauchée des rois mages à Brinay

Téte de l'un des chevaux à Brinay

Téte de l’un des chevaux à Brinay

Extraordinaires chevaux des rois mages à Vic

Extraordinaires chevaux des rois mages à Vic

On retrouve le cheval dans les scènes de l’Entrée du Christ à Jérusalem.Juché sur son cheval blanc ,il est accueilli à l’entrée de la cité.

L'entrée du Christ à Jérusalem à Vic

L’entrée du Christ à Jérusalem à Vic

Dans les représentations de l’Ancien Testament le cheval est présent dans l’histoire de Moise

Les chevaux du char de pharaon cabrés devant la mer rouge à St Savin

Les chevaux du char de pharaon cabrés devant la mer rouge à St Savin

La relation de l’Apocalypse nous donne à admirer de schevaux notamment aux fresques de la crypte de la cathédrale d’Auxerre,ou au dessus d’une fenètre à Meobecq ou l’on peut observer le premier cavalier de l’Apocalypse bandant son arc juché sur un cheval blanc au galop

Christ à cheval d'Auxerre

Christ à cheval d’Auxerre

 

Auxerre,anges cavalier accompagnant le Christ à cheval

Auxerre,anges cavalier accompagnant le Christ à cheval

A noter que le peintre dans son souci de préeminence de l’image du Christ le montre chevauchant un étalon blanc,tandis que les chevaux aux quatre angles montés par 4 anges cavaliers ne sont plus blancs mais couleur crème et plus petits comme tassés.

Le cheval est aussi un animal de combat.Les peintures murales du Temple de Cressac montrent de belles images de chevaux participant aux combats des croisades

Chevaux affrontés à Cressac

Chevaux affrontés à Cressac

Les chevaux animent régulièrement les scène de chasse,toujours richement apprétés.La plus belle représentation orne les murs de la chapelle Ste Radegonde de Chinon ou l’on peut voir une frise de cinq cavaliers

Cavalier au faucon et Aliènor d'Aquitaine à Chinon

Cavalier au faucon et Aliènor d’Aquitaine à Chinon

Téte de cheval à Chinon

Téte de cheval à Chinon

Les chevaux accompagnaient ,bien sur les grands personnages.Au baptistére St Jean de Poitiers deux des quatres chevaux décorant les murs de la salle baptismale sont effacé ,mais il reste les images de l’empereur Constantin à cheval et d’un personnage non identifié sur un beau cheval pommelé

Cavalier inconnu au baptistère St Jean de Poitiers

Cavalier inconnu au baptistère St Jean de Poitiers

Le peintre roman ne matérialisait dans ses oeuvres les sentiments qu’il pouvait eprouver pour les animaux.Il faudra attendre le XIII ième siècle pour voir cette tendance s’affirmer.

Gargilesse(Indre).Galopin gardant les chevaux au regards tendres des rois mages(peintures du XIII ième siècle)

Gargilesse(Indre).Galopin gardant les chevaux au regards tendres des rois mages(peintures du XIII ième siècle)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

St Jean des vignes à St Plancard

17 février, 2016
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Des peintures murales romanes ornent,non pas l’église paroissiale du village de St Plancard dans le Comminges,elle méme décorée de peintures du XVII ième,mais la chapelle funéraire St Jean des Vignes située a quelques centaines de métres du bourg sur la route de Boulogne.La chapelle isolée dans son petit cimetière fut batie sur un ancien site gallo romain et présente deux ensembles différents de peintures du XII ième siècle.Les premieres,les plus anciennes (début du XII ième)occupent les murs de l’abside principale percée de trois petites ouvertures,dans un certain désordre iconographique.Oeuvres probable d’un atelier local elles auraient été exécutées selon la technique de la fresque avant d’étre reprises plusieurs fois à la détrempe.Le dessin est assez frustre,les couleurs assez effacées avec une forte prédominance des ocres rouge,donnant une impression de monochromie rougeatre.Pourtant on discerne ici ou la des traces de vert ,de gris,de bleu donnant a penser que les peintures ont avec le temps perdu une grande partie de leur valeur chromatique.Les deuxièmes sont localisées aux murs de l’absidiole sud voutée en cul de four(l’abside principale n’est pas voutée et l’absidiole nord a disparu) et montrent une palette plus riche,ocres,blanc,vert ,bleu,orangé.Le dessin est plus précis ,plus stylisé et souligné d’un trait ocre rouge.Les personnages se détachent d’un fond composé de larges bandes colorées alternées.Ces peintures de meilleure qualité ,bien que par endroit assez effacées,sont un peu plus récentes et datées du milieu du XII ième siècle.

Ces deux ensembles différents présentent néanmoins des ressemblances (Lignes ondulées marquant les rides du front,Pouces delimitant avec la paume de la main un angle trés ouvert,couronnes carrées identiques)au point que l’hypothèse débouchant sur une réalisation des deux ensembles par le méme peintre à quelques années d’intervalle,n’est pas tout à fait à exclure.

Main du Christ de l'absidiole sud

Main du Christ de l’absidiole sud

Localisation des peintures à l'abside principale

Localisation des peintures à l’abside principale

A l’emplacement 1 apparait un Christ dans une demi mandorle reposant sur les bras d’un enorme siège.Ses pieds reposent sur un tabouret ,il tient le Livre ouvert et est accompagné des quatre evangélistes et de leurs symboles.Main droite levée il apparait disproportionné.

Grand Christ à l'abside principale

Grand Christ à l’abside principale

A l’emplacement 2 un ange de grande taille portant un sceptre désigne deux personnages nimbés.

A l’emplacement 3 les remparts crenellés d’une cité evoquent la Jerusalem Céleste.

A l’emplacement  4 St Jean nimbé de jaune dans une longue robe bleutée bénit de sa main droite

St  Jean ,cape bleue devant les rois mages

St Jean ,cape bleue devant les rois mages

A l’emplacement  5 figure l’adoration des mages.Les trois rois couronnés apportent leurs offrandes a la Vierge tenant l’enfant sur ses genoux.Derrière se tient Joseph.

L'adoration des mages

L’adoration des mages

A l’emplacement  6 est représentée une crucifixion incomplète.A droite Jean et le porte éponge ont disparu.A gauche la Vierge auréolée de jaune est accompagné du porte lance dont la téte déborde sur l’un des bras de la croix.Le bras vertical est raccourci afin de liberer de l’espace pour la scène qui se déroule au dessus.

L’emplacement 7 est consacré à l’Ascension,tandis que les ébrasement de la fenètre centrale sont ornés en haut d’une main divine et sur les cotés de deux anges(emplacement 8 )

Le registre inférieur(emplacement 9) dévoile des personnages barbus,vestiges d’un décor gothique.

L’absidiole méridionale est percée d’une minuscule ouverture.A la voute trone un grand Christ dans une double gloire soutenue par deux beaux anges.Le fond est vert limité par une bande d’un vert plus soutenu.La bordure est composée d’une large bande blanche limitée en haut par un bandeau rouge et en bas par deux bandes rouge et jaune séparées par une rangée de perles

Christ à la voute de l'absidiole sud

Christ à la voute de l’absidiole sud

Ange-atlante soutenant la mandorle

Ange-atlante soutenant la mandorle

Sur le mur de retombée de la voute,coté gauche,une colonne verte portant l’inscription « aparuit caro salutis » sépare Jean à gauche contre la mandorle,d’un groupe de trois personnage conduits par le Christ au nimbe crucifére jaune et aux branches vertes identique a celui de la voute.

Visage de Jean contre la mandorle

Visage de Jean contre la mandorle

Le Christ suivi de deux apotres

Le Christ suivi de deux apotres

Sur le mur de retombée de la voute,à droite,figure la décollation de St Jean Baptiste.Le roi Herode précède un bourreau tenant une enorme épée a la main,vétu d’une tunique grise se détachant d’un fond de bandes colorées,rouge ,blanche verte et jaune.Le corps décapité de Jean Baptiste apparait à la suite.

Le bourreau de Jean Baptiste

Le bourreau de Jean Baptiste

 

Visage du bourreau

Visage du bourreau

Le mur de façade est percée d’une grande baie plein cintre soulignée d’une large bande de grecques.Au dessus apparait une main divine dans un médaillon.De part et d’autre deux anges agenouillées tendent leur mains vers le cercle

Main divine au dessus de l'arc d'entrée

Main divine au dessus de l’arc d’entrée

Ange accompagnant la main divine

Ange accompagnant la main divine

 

A l’intrados de l’arc apparait une décoration d’entrelacs garnis de l’image de deux oiseaux tandis qu’en haut du mur figure dans un cadre à fond blanc bordé de rouge  une belle évocation de la tentation (Voir article Images de la création)

Adam (détail de la Tentation)

Adam (détail de la Tentation)

Sur le piedroit à gauche de la façade figure l’image d’un saint auréolé

 

 

 

 

 

Asniéres sur Végre

16 février, 2016
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Non loin de Sablé sur Sarthe le charmant village d’Asniéres sur Végre,possède un riche patrimoine culturel(Pont du XII ième enjambant la rivière,maisons des XIV ième et XVI ième siècle,batiment du XIII ième baptisé la « cour d’Asnières » et chateau de Moulivieux dans un parc bordant la Végre).L’église renferme un ensemble de peintures murales datées pour la pluspart de la fin du XII ième mais aussi du XV ième siècle,relatant la légende de St Gilles.

Au revers de la façade occidentale figure classiquement un extraordinaire jugement dernier.Les scènes se déroulent autour d’une petite fenètre axiale en débordant légèrement sur les murs lateraux de la nef.A droite de la fenetre un demon actionne une grande roue sur laquelle s’enroulent des suppliciés.Au dessus les damnés cuisent dans une grande marmite.Deux diables remuent les tétes à l’aide de deux grandes louches.

Damnés cuisant dans un chaudron

Damnés cuisant dans un chaudron

Sous la fenétre apparait une sorte de cerbère tricephale et au dessus un hideux demon portant sur son dos le corps d’une femme.A gauche de la fenètre trois petits personnages nus sont tirés de l’enfer par un personnage porteur d’une lance.Son nimbe crucifére a peine discernable suffit à identifier le Christ.Au dessus l’enorme gueule du Léviathan crache des damnés.Le peintre a utilisé à dessein des tonalités ocres brunes et jaune et souligné les personnages d’un épais trait noir .

Monstre à trois tétes

Monstre à trois tétes

Démon transportant un corps

Démon transportant un corps

Au mur nord de la nef les peintures s’étalent en trois registres sur un fond blanc.

répartition des peintures au mur Nord

répartition des peintures au mur Nord

Au registre inférieur (Emplacement 1 ) il ne reste que quelques traces d’un ruban plissé et d’une fausse draperies;Les autres vestiges datent du XV ième siècle.

Au registre supérieur ,à hauteur des fenètres (Emplacement 2 ) subsiste un tableau de médaillons renfermant des oiseaux et un décor de rinceaux aux intrados.

Peintures du mur  nord de la nef

Peintures du mur nord de la nef

L’adoration des mages figure à l’Emplacement 3.La Vierge sur un trés beau trone est coiffée d’une large couronne sertie de pierres précieuses,identique à celle que portent les rois mages.Dans sa main droite elle tient delicatement entre pouce et index une petite sphère.L’enffant tend les bras vers le premier roi porteur d’un présent.A droite deux personnages auréolés se tiennent debout,le premier tient contre sa poitrine un petit panier vert contenant deux oiseaux.

L'adoration des mages

L’adoration des mages

La présentation au Temple suit à l’Emplacement 4.La Vierge est debout devant l’autel porteuse des mémes vétements que dans l’adoration ,mais un nimbe rouge a remplacé la couronne.A l’Emplacement 5 est figurée la Fuite en Egypte de maniére particulière.Trois soldats d’Hérode se présentent devant une femme travaillant les champs.Derrière elle une gerbe de blé protectrice aide la fuite de la famille.

De gauche à droite,Adoration des mages,Présentation au Temple et Fuite en Egypte

De gauche à droite,Adoration des mages,Présentation au Temple et Fuite en Egypte

Les soldats d’Herode cote de maille et haubert sont armés de lances et de grandes épées.Leur visage unique,sombre, avec de grands yeux blancs cernés de brun et un nez tombant sur la bouche est extraordinaire.

Soldats d'Hérode

Soldats d’Hérode

Visage de l'un des guerriers

Visage de l’un des guerriers

Le mur diaphragme a l’est fait communiquer la nef avec le mur gothique.I lest décoré de peintures a la palette plus riche .Les spécialistes pensent qu’elles sont un peu plus anciennes que les précédentes.Sous une image de la Vierge à l’enfant entourée d’anges figurent des bustes d’apotres dnas des tonalités rougeatres.On identifie St Pierre grace à ses clés.

Le mur sud de la nef est percé de la seule porte d’accés à l’edifice.Le portail occidental a été muré.Les peintures assez effacées montrent les Saintes Femmes au tombeau.Les Saintes se détachent d’un fond d’un fond blanc sous une triple arcade décorée de losanges.Les femmes sont voilées,inclinant la tète en signe d’affliction.Le peintre a utilisé en alternance du vert de l’ocre rouge et du blanc.

Il faut noter que de maigres fragments de fresques du XI ième, semblent temoigner de la présence d’un décor peint trés tot aprés la construction de l’église.

Deux Saintes Femmes

Deux Saintes Femmes

asnieres saint

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Images de la céation

15 février, 2016
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Dans la Genèse il est écrit qu’au premier jour fut la Lumière.Puis au deuxième jour eut lieu la séparation des eaux.Dieu sépara les eaux qui sont au dessus du firmament(le ciel)de celles qui sont au dessous.Au troisième jour furent crées la Terre et les mers.Au quatrième jour Dieu créa le Grand Luminaire(le soleil)et le Petit Luminaire(la lune).Cette scène est représentée à St Savin ou Dieu soutient le Soleil et la Lune figurés sous la forme d’un buste masculin et d’un buste féminin inclus dans deux médaillons.

St Savin,la Création du Soleil et de la Lune

St Savin,la Création du Soleil et de la Lune

Puis au cinquième jour survint la création des animaux.Le sixième jour fut celui de la création de l’Homme et de la Femme incarnés par Adam et Eve.Les représentations de cette scène sont nombreuses (St Savin,Chateau Gonthier,St Aventin prés de Luchon a l’intrados d’une arcade de séparation entre nef et bas coté,a Aime en Savoie,à Ligniéres de Touraine à la voute,et la plus belle aux Salles Lavauguyon en Limousin).

Les Salles Lavauguyon,la création d'Adam et Eve

Les Salles Lavauguyon,la création d’Adam et Eve

Création de l'Homme et de la Femme à Aime

Création de l’Homme et de la Femme à Aime

A Ligniéres de Touraine les scenes de la création s’étalent à la voute.De droite a gauche on peut admirer la creation d’Adam et d’Eve,le jardin d’Eden,la Tentation,Adam et Eve chassés du Paradis terrestre.

Lignières de Touraine,la Creation au registre supérieur

Lignières de Touraine,la Creation au registre supérieur

L’histoire d’Adam et d’Eve se poursuit ensuite au Jardin d’Eden avec le bestiaire présenté par Adam et l’union d’Adam et d’Eve,avant la scène la plus représentée,la Tentation.En peinture romane,la scène montre Adam et Eve nus de part et d’autre de l’Arbre autour duquel est entouré le serpent tenant le fruit dans sa bouche.On trouve de belles représentations de ce cèlèbre épisode à Rouillac dans le Lot à l’arc triomphal,à St Plancart en Haute Garonne ou encore à Plaincourault dans l’Indre.

Arbre de la tentation à Rouillas commune de Moncuq (Lot)

Arbre de la tentation à Rouillac commune de Montcuq (Lot)

Eve nue prés de l'Arbre à la chapelle de Plaicourault (Indre)

Eve nue prés de l’Arbre à la chapelle de Plaincourault (Indre)

A la chapelle St Jean des vignes de St Plancart prés de St Gaudens,une belle représentation de la tentation montre un serpent tenant dans sa bouche un fruit évoquant une pomme de pin

La Tentation à St Plancart

La Tentation à St Plancart

Aprés la Tentation,Adam et Eve sont chassés du Paradis Terrestre.Contraints alors de travailler on les retrouve a St Savin et a Tavant notamment,Eve filant la quenouille et Adam béchant.

Ligniéres de Touraine,Adam et Eve chassés du Paradis terrestre.

Ligniéres de Touraine,Adam et Eve chassés du Paradis terrestre.

cre11                                                                                                                                                                Crypte de Tavant,Adam et Eve au travail

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Les peintures de Saint Sernin

13 février, 2016
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Des peintures murales de la magnifique et immense église St Sernin de Toulouse,le plus vaste édifice roman en France,on ne connaissait qu’une fresque représentant St Augustin figurant dans une des galeries du cloitre,aujourd’hui reproduite sur toile et conservée a l’abri du deambulatoire

Saint Augustin

Saint Augustin

Le saint auréolé et portant la mitre est figuré assis.Il montre le livre ouvert à un personnage ,sans doute un scribe.

Un nettoyage des « décorations » du XIX ième dues a Viollet le duc,ont permit ,il y a quelques années de mettre à jour un ensemble epars de peintures romanes datées du début du XII ième siècle ,dont beaucoup ont été ,de l’avis des spécialistes,exécutées selon la technique de la vraie fresque.Les peintures sont dans l’ensemble de belle qualité montrant par endroit des couleurs etonnantes et encore vivves (rose ,pourpre ,verts).
De manière générale la palette est trés riche.L’ensemble le plus important et le plus intéressant car restitué dans son intégralité,s’étale en cinq registres superposés au bras nord du transept ,sur un mur haut rectangulaire dont l’intégrité n’est rompue que par la porte d’accés à un escalier à droite et par deux petites ouvertures tout en haut.

Localisation des fresques au bras nord du transept

Localisation des fresques au bras nord du transept

Le thème général est la résurrection du Christ.Le registre inférieur est ici,comme souvent dégradé (Emplacement 1) On distingue deux images de boucliers ocre rouge se détachant d’un fond blanc et des traces de personnages identifiés par les inscriptions « MILES »et « CUSTOS ».Sans doute des soldats de Pilate gardant le tombeau du Christ.La fausse tenture en dessous est presque totalement effacée.

Au dessus (Emplacement 2) figurent les Saintes Femmes au tombeau.Marie,mère de Jacques,Marie Magdaléne et Salomé se détachent d’un fond de trois bandes blanche ocre et verte.Le peintre parait avoir privilégié Marie Magdalène au centre ,vétue d’une longue robe claire aux beaux drapés,la téte penchée sur sa main en signe d’affliction.A droite un magnifique ange vétu de rose désigne le tombeau dérrière lui au dessus de la porte.

Ange de la résurrection

Ange de la résurrection

Les prophétes Jérémie et Isaie agenouillés(Emplacement 3 ) sont identifiés par les inscriptions « JEREMIA » et « …MIA » .Ils sont là pour temoigner de la résurrection du Christ.Au dessus(Emplacement 4) apparait le Christ dans une mandorle assis sur son trone tenant le Livre ouvert, entre l’Alpha et l’Omega entouré de Marie à droite et de Jean à gauche tous deux main droite ouverte et tendue vers lui.Devant eux sont figurés deux grands chandeliers,tandis que deux lampes suspendues à des chainettes semblent descendre du ciel.L’espace situé à gauche de la minuscule ouverture (Emplacement 5 )révèle l’image trés abimée d’un médaillon encadré de deux anges agenouillés.Enfin l’intrados de l’arc (Emplacement 6) est décoré d’une série de douze médaillons renfermant des bustes de vierges couronnées.

Ensemble des peintures au bras nord du transept

Ensemble des peintures au bras nord du transept

La voute d’arete qui précède est occupée par des peintures ,dont certains specialistes affirment qu’elles ont été exécutées par un artiste différent.Il est vrai que le graphisme n’est pas le méme,le dessin plus stylisé,les teintes plus soutenues (verts puissants,ocres trés rougeoyants).Au centre se détache une trés belle image de l’Agneau divin traité en jaune porteur d’un nimbe crucifére à fond rouge,dans un grand médaillon circulaire constitué de deux cercles concentriques blanc et vert bordés d’une série de cinq bandes colorées trés soutenues qui contrastent fortement avec les nimbes blancs des huit anges ,qui groupés par deux occupent les quatre voutains.Les arétes sont soulignées de deux larges traits ocre rouge.Les intrados des arcs délimitant la voute sont décorés de cercles renfermant d’un coté des oiseaux de l’autre différentes représentations animales.

Agneau pascal entouré par des anges

Agneau pascal entouré par des anges

Au niveau des bas cotés nord de la nef,sur l’un des piliers de la dernière arcade est figuré le »Noli me tangere »c’est à dire l’apparition du Christ ressuscité à Marie Magdalene.Le Christ dans une robe verte et une cape rouge aux beaux drapés,croise curieusement les pieds à l’envers.La sainte femme à sa droite dans une robe jaune et blanche ,sur un fond rougeatre trés soutenu,parait toute petite.Au dessus du tableau court une bande de grecques.Dessous on distingue un deuxième tableau trés effacé qui représentait la méme scène.Sur le pilier en face,au méme niveau apparait un ange assis sur des nuages.Ces fresques sont considéres comme légèrement antérieures à celles du transept nord.

Le "noli me tangere"

Le « noli me tangere »

Mais l’église St Sernin offre bien d’autres images peintes de différentes époques.L’abside principale conserve un décor peint du XVI ième siècle.Un Christ et ses symboles trone à la voute tandis que dessous les apotres siègent alignés.L’abside d’une des chapelles du bras sud du transept montre un assomption du XIX ième et un couronnement de la Vierge du XIV ième.Dessous on distingue des traces d’un décor du XIII ième évoquant la Vierge entourée par des anges

 

 

 

Le drakkar de Palluau

12 février, 2016
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Le village de Palluau et son chateau médièval sur un promontoire dominant la vallée de l’Indre,peut s’enorgueillir de posséder l’une des images les plus connues de la peinture murale romane en France.Des peintures du XII ième siècle occupent ,non pas l’église paroissiale,mais un édifice dont une partie ,lorsque je le visitais dans les années 80,était inclus dans une habitation.Les fresques romanes cotoyent des peintures du XVième siècle consacrées entre autre à la vie de St Laurent ,patron de l’église.Mais l’image « choc » est celle d’une vierge à l’enfant tronant à la voute de l’abside assise sur un extraordinaire siège en forme de drakkar dont la proue et le poupe seraient terminées par deux tétes de dragons.La Vierge coiffée d’une couronne carrée est affublée d’une enorme auréole jaune bordée de rouge.

Vierge à l'enfant de Palluau sur Indre

Vierge à l’enfant de Palluau sur Indre

Le reste des peintures est localisé aux murs de l’abside,à la voute en berceau du choeur et sur toutes les faces de l’arc triomphal de séparation.Malheureusement si les couleurs demeurent encore vives,l’ensemble est trés effacé.

Ensemble des peintures

Ensemble des peintures

A la voute du choeur trone un Christ dans une gloire à fond jaune bordée de quatre bandes colorées ,porteur d’un nimbe crucifère rouge dont les bras à fond blanc sont richement décorés de pierres précieuses.Il tient le livre ouvert et est entouré de 3 symboles évangéliques,le quatrième est effacé.Le visage particulier,avec ses 4 petites taches rouges est identique à ceux de la Vierge et de l’enfant (Voir article Visages romans)

Visage du Christ à la voute du Choeur

Visage du Christ à la voute du Choeur

Le mur de l’abside est percé de trois baies,l’une des fenètres a été murée.Aux embrasures apparaissent des vestiges peints et sur les murs entre les baies on observe les visages de deux saintes et celle d’un évéque tenant la crosse.Au niveau de l’arc les peintures sont trés éffacées ,des visages apparaissent ici ou la

Voute de l'abside et arc triomphal

Voute de l’abside et arc triomphal

 

 

 

 

Répartition géographique des peintures

10 février, 2016
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Lorsque l’on sillonne la France en quéte de peintures murales romanes on constate trés vite que des pans entiers de notre territoire en sont totalement dépourvus ou presque.Cela parait d’autant plus etonnant que cette carence concerne parfois des régions ,par ailleurs grands « pays d’art roman ».On peut essayer des explications mais si pour certaines régions elles ont une certaine pertinence ,pour d’autres le mystère demeure.Il y a bien sur des causes générales les guerres les conflits locaux ,certaines exactions au cours de la révolution,les pillages ,les campagnes d’effacement au XIX ième siècle,mais comment expliquer que toutes ces causes n’aient pas touché uniformément notre territoire?Pour certaines régions on peut au moins avancer certaines hypothèses crédibles;l’influence cistercienne,la prolifération de l’art gothique,des influences climatiques et peut etre méme un parti pris artistique.

Les édifices recèlant des peintures romanes se concentrent sur un territoire comprenant le sud de l’Ile de France;la Bourgogne,le Lyonnais et une partie des Alpes,l’Auvergne et le Velay,le Rouergue,et plus au Sud le Languedoc,le Roussillon,les Pyrénées puis en remontant par le Quercy,le Limousin,le Berry tres riche en vestiges peints ,le Poitou la Touraine et plus généralement tous les territoires ligériens bien pourvus ,puis le Maine et au delà une partie de la Normandie.L’Alsace,la Franche Comté,la Lorraine,la Champagne,le Nord,la Picardie,la Bretagne,une grande partie du Sud Ouest,l’extreme Sud Est de la Provence à la Corse , plus curieusement la Saintonge et plus generalement la bande cotière atlantique ne possèdent quasiment pas de peintures romanes.Certaines régions disposent d’une concentration exceptionnelle de peintures romanes,la Vallée du Loir en particulier qui s’enorgueillit de posseder une dizaine d’édifices ornés de peintures romanes sur 80 kilométres.

Pour les régions du Nord et voisines de l’Ile de France l’absence de peintures romanes découle de la campagne systématique de destructions et de transformations des églises romanes des l’avénement du gothique,né tout prés à St Denis,et ce parfois dés la fin du XII ième siècle.Dans les édifices conservés le vitrail prit souvent la place de la peinture murale.Pour l’Alsace ,pourtant grande terre d’art roman et plus généralement pour les contrées du Nord Est,l’absence de peintures reste plus mystérieuse.En Alsace ,les seuls vestiges peints romans sont visibles a Avolsheim à une trentaine de kilométres au sud de Saverne.La petite cité possède deux édifices d’origine carolingienne,le célèbre Dompeter et la chapelle St Ulrich qui renferme des peintures murales de fin d’époque romane.Les fresques occupent la coupole que surplombe le clocher édifié dans la deuxième moitié du XII ième siècle.

Avolsheim,ensemble des peintures de la coupole

Avolsheim,ensemble des peintures de la coupole

COT URS

Au dome trone un Christ en majesté dans une gloire circulaire.Les symboles évangeliques sont cantonnés sur le tambour,dans des demi sphères accompagnés de leurs attributs habituels.Entre chaque symbole figurent des anges.Dessous,entre les fenètres décorées de rinceaux ocre rouge tant à l’intrados qu’à l’extrados,s’étalent des scènes difficilement identifiables.

Fenètre décorée de rinceaux

Fenètre décorée de rinceaux

Les peintures de la fin du XII ième ne sont pas d’une qualité exceptionnelle,le dessin est assez naif et grossier,la palette assez restreinte à forte dominante ocre rouge et l’état de conservation variable en fonction des secteurs.Néanmoins l’intérét architectural du batiment qui les accueille ,leur caractère exclusif pour l’Alsace imposent une visite.

Pour les provinces du Sud Est et la Bourgogne,relativement pauvre en peintures murales romanes ,si l’on tient compte de l’impressionnante densité d’églises romanes dans cette région,on peut avancer l’hypothèse de l’influence cistercienne.

L’absence de peintures romanes en Saintonge est plus difficile a expliquer.Les artistes auraient t ils concentré tout leur savoir faire sur la décoration sculptée?Ou l’humidité du climat aurait elle empéché la conservation des oeuvres peintes?A l’appui de cette hypothèse ,on peut remarquer que la bande cotière atlantique de la Bretagne au Pays Basque est dépourvue de peintures murales ,à l’exception des vestiges rongés par l’humidité et le salpètre de l’église de Sallertaines en Vendée ou des fresques du XIII ième siècle de Retjons protégées par le forét landaise.A Sallertaine,prés de Beauvoir sur mer,face à Noirmoutier dans une zone marécageuse subsistent des fragment s de peintures romanes.Le tronc dénudé d’un Christ sur sa croix et des médaillons évoquant les restes d’un calendrier des mois.

Corps du Christ en croix à Sallertaine

Corps du Christ en croix à Sallertaine

Sallertaine,vestiges d'un calendrier des mois

Sallertaine,vestiges d’un calendrier des mois

Pays Basque Gascogne Guyenne et Périgord sont quasiment dépourvus de peintures romanes.En Périgord il ne subsiste que les peintures de Montferrand,En Guyenne il ne subsite guère que des peintures de fin d’époque décorant l’église collégiale de St Emilion .On peut y voir une belle image de la Vierge,aux tonalités encore vives sur l’un des piliers.A coté une serie de gros médaillons renfermant des personnages non identifiés.Dans l’un des médaillons certains spécialistes pensent reconnaitre l’évocation du martyre de Sainte Catherine.Malheureusement les peintures sont trop abusivement restaurées.;

Saint Emilion,la Vierge

Saint Emilion,la Vierge

Médaillons renfermant des personnages à St Emilion

Médaillons renfermant des personnages à St Emilion

Le martyre de Sté Catherine?

Le martyre de Sté Catherine?

Récemment un bel ensemble de peintures murales a été dégagé en la belle église St Nicolas de Nogaro dans le Gers ,prés de Aire sur Adour.Les peintures ,semble t il exécutées selon la technique de la fresque sont datées du début du XII ième siècle et constituent le seul exemple de peintures romanes de Gascogne.(voir article « Des bleus et le bleu d’aérinite).Elles furent découvertes en deux temps.En 1995 à la suite de travaux à l’absidiole Nord fut dégagé un ensemble de tableaux sur deux registres consacrés à la vie et au martyre de St Laurent.En 2003 d’autres peintures furent dégagées à la voute de l’absidiole sud et notamment une belle théophanie ou le Chrst apparait dans une mandorle festonnée de bleu

St Laurent baptisant le soldat Romain(absidiole Nord)

St Laurent baptisant le soldat Romain(absidiole Nord)

Christ dans sa mandorle à l'absidiole sud

Christ dans sa mandorle à l’absidiole sud

En Bretagne on ne connaissait jusqu’à il y a peu que l’image d’un christ à la partie haute du mur oriental du croisillon sud du transept de l’église St Sauveur de Redon

Christ de Redon

Christ de Redon

Dans les années 80 furent découvertes ,à coté de peintures pré existentes du XVI ième et XVII ième siècle ,des fresques du XII ième en l’église de Langast au sud de St Brieuc.Ces peintures qui occupent la chapelle St Gall ,du nom d’un ermite irlandais compagnon du fameux St Colomban,cotoyent des élément architecturaux trés anciens dits en « arétes de poisson » et constituent le seul ensemble de peintures romanes de Bretagne.Elles occupent les intrados des grandes arcades et des piliers qui les soutiennent et révèlent une série d’anges aux ailes déployées.

Ange à Langast

Ange à Langast

Chaque ange tient un livre contre sa poitrine et présente sa main droite ouverte vers l’extérieur.Seuls les vétements et leurs coiffures les différencient.Mais les images les plus intéressantes sont celles de St Michel et de Mélchisedech.St Michel est figuré ailes déployées,un personnage sortant de son ventre.Le personnage evoquerait une ame.Nous serions donc en présence d’un St Michel psychopompe,c’est à dire interfèrant sur l’ame des morts.Cette représentation de St Michel est trés rare et habituellement sa fonction psychopompe est figurée dans les scènes du pèsement des ames.

Saint Michel

Saint Michel

Melchisedech est un personnage biblique assez mystérieux évoqué dans des textes probablement apocryphes de la Genèse ,consacrés à l’histoire d’Abraham.

Melchisedech face à St Michel

Melchisedech face à St Michel

A noter sur le mur entre les deux fenétres l’appareil en « opus spicatum ».Ces éléments archaisant ont entre autres,longtemps fait dater les peintures de Langasr du XI ième voire du Xième siècle.Des études ont démontré qu’elles n’étaient pas antérieures au XII ième siècle.En dépit d’une palette trés restreinte,d’un dessin geométrique,de personnages figés et disproportionnés,les peintures de Langast revètent pour la Bretagne un intérét archeologique considérable.

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre Dame del roure à Taillet

8 février, 2016
archeologie, ART ROMAN, fresques murales romanes, fresques romanes, Moyen age, photos peitures murales | Pas de réponses »

Le mot catalan « roure » signifie chène en français.La chapelle Notre Dame del Roure est un édifice du XII ième siècle isolé sur les contreforts du Canigou,à l’ecart du petit village de Taillet au dessus de Céret.Des peintures murales de la fin du XII ième siècle récemment restaurées occupent la voute et les murs de l’abside.La chapelle n’a été classée monument historique qu’en 2006.

A la voute tronait un Christ en gloire dont il ne reste quasiment plus rien;On peut encore voir une partie des bordures de la mandorle et un ange ,ailes déployées traité en ocre jaune se détachant d’un fond bleu clair animé d’étoiles rouges.Derrière un deuxième personnage non identifiable tend son bras vers la gloire du Christ comme l’ange qui le précède

ND del Roure à Taillet ,Ange autour de la mandorle

ND del Roure à Taillet ,Ange autour de la mandorle

Dessous,sur le mur en hémicycle,sous une bande décorative assez effacée bordée de deux traits ocre rouge figure une entrée du Christ à Jérusalem.Le Christ est juché sur une anesse blanche précédée de son anon.Le Christ vétu de bleu est accueilli par Zachée dans son arbre et accompagné de deux autres personnages.Les habits sont tous traités de la méme façon,les bas de robes blancs sont décorés de carrés et de losanges délimités de traits fins ocre rouge.On retrouve cette méme décoration au bas des robes des personnages de la voute.On distingue une cité sommairement déssinée.Les deux personnages accompagnant le Christ deux apotres, sont nimbés et tiennent un livre .

L'entrée du Christ à Jérusalem

L’entrée du Christ à Jérusalem

Le Christ est à califourchon sur son ane conformément à la tradition byzantine.Les couleurs sont etonnantes.Les larges surfaces rosées et bleu clair pastel,confèrent leur originalité à ces peintures.Il s’agissait sans doute à l’origine de rouges et de bleus plus soutenus délavés au fil du temps.Certains spécialistes affirment que ces peintures ont été éxécutées selon la technique de la vraie fresque,puis reprises plusieurs fois à la détrempe.Le dessin est de piètre facture,trés graphique,oeuvre probablement d’un atelier local.Certaines ressemblances avec les peintures voisines de le Chapelle du Vilar ont été soulignées ,mais ces dernières sont de meilleures qualité.Si l’artiste de Taillet n’était pas un génie il convient de saluer son souci du détail,allant jusqu’à représenter le crochet permettant de soutenir la fausse draperie figurée au registre inférieur sous un bandeau décoratif.459Cette fausse draperie est l’élément le plus intéressant de l’ensemble.Dans ses plis sont représentés des oiseaux blancs trés stylisés au contours soulignés de noir ,présentant des ressemblances avec ceux figurant aux peintures bien plus anciennes de San Quirce de Pedret.Malheureusement la draperie a été abimée par l’ouverture postérieure d’une porte

 

La jeunesse de la vierge à Vieux-Pouzauges

7 février, 2016
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L’église hors culte du bourg de Vieux Pouzauges en Vendée,sur un hauteur dominant la petite ville de méme nom renferme des peintures murales d’extréme fin d’époque romane localisées essentiellement au mur nord de la nef.Les larges aplats d’un bleu délavé conférent à l’ensemble une athmosphère singulière,mais c’est surtout les thèmes iconographiques relatifs à l’enfance de la Vierge,rares en peinture murales romane qui constituent l’intéret principal des fresques du Vieux Pouzauges

Visage de la Vierge

Visage de la Vierge

Au sommet du mur s’étale en frise un calendrier des mois.Les scènes sont incluses dans des médaillons ovalaires bleus reliés entre eux par un faisceau végètal.Les évocations estivales ,moisson,battage ainsi que le mois de Mai sont les mieux conservées.Mai est représenté par un cavalier devant son cheval ,prét pour le départ.Une femme lui confie un objet.

Calendrier des mois,évocation de Mai

Calendrier des mois,évocation de Mai

Au dessous un large bandeau d’ondulations ocres bleues et jaunes matérialisant le terre sépare le calendrier d’une large frise de grecques interrompue à intervalles réguliers de rectangles à fond blanc contenant des représentations hétéroclytes(animaux ,monstres,personnages)qui se prolonges sur les intrados des deux fenétres du mur.La colonne et le chapiteau soutenant l’arc doubleau ont reçu une décoration peinte.On y observe un curieux masque peint en rouge.

Colonne et chapiteau peints,bande de grecques et Calendrier des Mois

Colonne et chapiteau peints,bande de grecques et Calendrier des Mois

Dessous en plusieurs tableaux figurent des scènes de l’enfance de la Vierge.Le premier tableau en partant de la gauche évoque la présentation de la vierge au Temple.La vierge voilée de vert dans une longue robe bleu tend ses bras vers l’avant.Devant elle figure un enfant aux longs cheveux ocre rouge.Derrière apparait Joachim époux d’Anne et pére de Marie en position de prière suivi de deux personnages non identifiès.Au dessus de la scène apparaissent les toits d’une cité

La présentation de la Vierge au Temple

La présentation de la Vierge au Temple

La Vierge et Joachim,

La Vierge et Joachim,

La scène suivante décrit l’apparition de l’ange à Joachim.Joachim barbu aperçoit un ange qui descend du ciel

Devant ,deux bergers jouant d’un instrument de musique sont accompagnés de leur troupeau de chèvres.

Bergers musiciens

Bergers musiciens

vieux pouzauges chevreLe tableau qui suit évoque la rencontre de Joachim et d’Anne.Anne robe rouge voilée de blanc enlace tendrement son futur époux,Joachim coiffé d’un curieux couvre chef.Cette scène est assez dégradée

La rencontre de Joachim et Anne

La rencontre de Joachim et Anne

La derniére scéne présente la visite de l’ange à la Vierge.Celle ci nimbée de jaune est figurée agenouillée devant le Temple.Un ange porteur d’une palme emerge au dessus d’elle.

L'ange et la Vierge

L’ange et la Vierge

 

 

 

 

 

L’arbre de Jéssé

5 février, 2016
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Jéssé était le père du roi David.L’arbre de Jéssé symbolise la lignée conduisant au Christ.Jéssé en est la racine et à partir de lui le rameau se développe et mène au sommet jusqu’à Jésus qui en est le fruit ,en passant par la Vierge qui en est la fleur.E n peinture murale romane nos églises offrent quelques belles représentations de cet arbre.L’une à la chapelle du Liget en Indre et Loire,l’autre en l’église de Lavardin dans le Loir et Cher,une troisième assez différente a la voute de l’oratoire de l’ancien palais abbatial de Moissac.Enfin on peut en voir une évocation à la crypte de Tavant.

Bien que la chartreuse du Liget et l’église de Lavardin soient géographiquement assez proches et que les peintures aient été éxécutées à la méme époque( fin du XII ième siècle)c’est un parti pris bien différent qui fut choisi pour la réalisation de chacune de ces oeuvres.A Lavardin la scène fut réalisée selon un schéma que l’on pourrait qualifier de conventionnel.Jéssé est allongé sur le sol et le surgeon sort de son corps et se ramifie verticalement en enserrant le roi David puis au dessus de lui la Vierge pour donner à la cime le fruit c’est à dire le Christ.

le roi David dans les rameaux de l'Arbre à Lavardin

le roi David dans les rameaux de l’Arbre à Lavardin

Détail du roi David avec le rameau qui s'échappe de sa couronne

Détail du roi David avec le rameau qui s’échappe de sa couronne

la Vierge dans les rameaux de l'arbre de Lavardin

la Vierge dans les rameaux de l’arbre de Lavardin

Au Liget point de verticalité ,la scène est linéaire.Jéssé est figuré assis tenant délicatement le rameau de sa main droite tandis que la Vierge est représentée à ses cotés.Le Christ emmerge de sa téte entre deux rameaux fleuris

L'arbre de Jéssé au Liget

L’arbre de Jéssé au Liget

Jéssé au Liget

Jéssé au Liget

Ainsi dans un cas ,Le Liget,Jéssé est central et bénéficie de toutes les attentions du peintre,dans l’autre cas ,à Lavardin la priorité est donnée aux images de David et de la Vierge.Mais peut etre ne faut il voir dans ce décalage que de banales considérations pratiques.A Lavardin l’artiste a pu bénéficier de la surface étroite et haute d’un pilier lui permettant de restituer toute la verticalité de l’arbre.Au Liget la configuration des murs bas et en rotonde ont imposé au peintre la réalisation d’une scène horizontale.A Lavardin le visiteur retiendra l’image de l’entrelacement des rameaux de l’Arbre,au Liget il concentrera sas regards sur l’image de Jéssé particulièrement bien mise en valeur

A Moissac la profusion des rameaux terminés en fleur de lys se détachant d’un bleu vert trés particulier,le bleu d’aérinite,attire tous les regards.Ainsi cet entrelacement joue a la fois un role symbolique actif et un role de pure décoration.Il n’y a pas ici de continuité comme a Lavardin et l’effacement d’une partie des peintures ne facilite pas l’interprétation.

Rameaux fleurdelisés entrelacés et prophétes a la voute de l'oratoire de Moissac

Rameaux fleurdelisés entrelacés et prophétes a la voute de l’oratoire de Moissac

383Il n’y a pas ici d’image de Jéssé.Le rameau sort de David reconnaissable à son instrument de musique et figuré sur le mur ouest(emplacement 1).Le rameau s’étend ensuite a toute la voute enserrant un personnage dans sa mandorle dont on peut penser qu’il s’agit de la Vierge (emplacement 2).A coté figurent des prophétes assis au milieu des rameaux et déroulant des phylactères (emplacement 3 )

Prophéte déroulant un parchemin

Prophéte déroulant un parchemin

Au dela figure le Christ dans une mandorle plus volumineuse (emplacement 4) probablement entouré des 4 symboles,mais l’image est séparée de la précédente par une large bordure décorative.A l’emplacement 5 figurent des apotres.

A la crypte de Tavant on admire une évocation de l’arbre de Jéssé,sous la forme d’un personnage tenant  délicatement un rameau.S’agit il de Jéssé? ou plutot de David maintes fois représenté sur les images de la crypte.?ou alors de la Vierge?

Crypte de Tavant,personnage tenant le rameau

Crypte de Tavant,personnage tenant le rameau

 

 

 

 

La chapelle d’Yron

4 février, 2016
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L’ancien bourg d’Yron est aujourd’hui intégré à la commune de Cloyes sur le Loir.La chapelle prieuriale est incluse dans des batiments utilisés comme maison de retraite.C’est un édifice rectangulaire à nef unique terminée par une abside en cul de four percée de trois ouvertures.Les peintures s’étalent à la voute et sur le mur de l’abside ainsi que sur les murs de la nef et sont datées de la fin du XII ième siècle.

Ensemble des peintures de l'abside

Ensemble des peintures de l’abside

Le Christ tronant à la voute n’est que du XIV ième siècle.Il recouvre presque entièrement le Christ du XII ième dont on parvient à discerner la téte au dessus de celle du Christ actuel.La gloire en amande du XII ième est visible par endroits,les symboles évangéliques ainsi que les anges autour de la gloire du Christ sont du XIVième.

Aigle de St Jean du XIV ième siècle.On distingue dans l'angle supérieur droit les bordures de la gloire du XII ième

Aigle de St Jean du XIV ième siècle.On distingue dans l’angle supérieur droit les bordures de la gloire du XII ième

On distingue encore excentrés par rapport à la gloire actuelle l’Aigle de St Jean et l’ange de St Mathieu romans.Les élus et les anges occupant la voute sont du XIV ième

Ange tenant l'épée(XIV ième siècle)

Ange tenant l’épée(XIV ième siècle)

Le mur en cul de four était à l’origine percé de trois baies identiques.Les quatre pans de murs disponibles étaient occupés par les images des 12 apotres reparties en 4 groupes de 3.Aux larges embrasures des fenètres sont figurés des évéques debout dans leurs habits sacerdotaux.Ils sont représentés simplement,hiératiques ,le visage sans expression.Chacun tient la crosse et le livre fermé.L’une des représentations a été détruite par l’elargissement postérieur de la baie coté Sud entrainant aussi l’effacement de deux images d’apotres.Les apotres sont mieux conservés coté nord.Chacun d’eux est figuré sous une arcade soutenue par deux colonnettes décorées de motifs géométriques en spirales.L’artiste s’est efforcé d’alterner les couleurs des robes et des alveoles,mais la teinte dominante demeure l’ocre rouge.Au dessus des arcades apparaissent des motifs géometriques,demi cercles à gauche,dessins trapézoidaux à droite.

Apotres et évèque

Apotres et évèque

Les peintures des murs de la nef sont circonscrites dans des tableaux rectangulaires limités de deux traits épais ocre rouge et jaune.Au mur Nord est figurée une adoration des mages.La vierge ,l’enfant sur ses genoux est adossée à une belle colonne à décoration spiralée surmontée d’un chapiteau peint en vert.La Vierge voilée de blanc au nimbe ocre rouge est assise jambe gauche repliée.L’enfant au large nimbe crucifère tend les bras vers les mages couronnés semblant arriver en courant

Les offrandes des mages

Les offrandes des mages

La Vierge à l'enfant (détail)

La Vierge à l’enfant (détail)

Le tableau suivant est consacré au Baiser de Judas,dans une « mise en scène »assez particulière ou Jésus et Judas apparaissent au centre encadrés de deux groupes identiques de personnages en armes.Le Christ tourne la téte et s’incline sur sa droite vers un Judas bien plus petit que lui.L’un des hommes du groupe de droite saisit le bras droit su Christ,tandis que Judas à gauche laisse tomber son bras droit en arrière,semblant désigner ainsi le groupe des traitres;Certains des hommes composant les deux groupes ne sont pas armés,les autre dérrière forment une haie de piques et de lances.

Le Baiser de Judas

Le Baiser de Judas

Le mur sud de la nef est percé de trois ouvertures.Deux baies et une porte ouverte plus tardivement dans la partie basse du mur.Entre les deux baies figure une image de saint identifié comme Bernard de Tiron disciple de Bernard de Clairvaux.Chasuble grise,auréole grise il tient le Livre et la crosse et figure sous une arcade dont les clonnes sont identiques à toutes celles que l’on observe sur l’ensemble peint.

Un troisième tableau évoque la Flagellation .Les limites du tableau sont matérialisées par des colonnes ocre rouges aux motifs décoratifs spiralés.La limite supérieure est figurée par une bande ocre jaune en forme de voute censée évoquer un toit.Le Christ est appuyé sur une large colonne rouge,à la fois bras vertical de la croix et pilier de soutien du toit.De part et d’autre deux bourreaux lèvent leur fouets.Le Christ est représenté bras écartés téte inclinée vers la gauche,jambes croisées.Un pagne vert et jaune enserre sa taille.Le visage semble apaisé.Il est porteur d’un large nimbe crucifère et non de l’habituelle couronne d’épine.Le peintre roman a quasiment ignoré la Flagellation ,peut etre la scène était elle considérée comme trop cruelle.Dans les rares représentations connues les bourreaux sont au nombre de trois.

Visage du Christ de la Flagellation

Visage du Christ de la Flagellation

 

 

 

 

Des gris à Ebreuil

3 février, 2016
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L’église St Léger d’Ebreuil en Bourbonnais ,à une cinquantaine de kilométres au nord de Clermont Ferrrand ne passe pas inaperçue tant le blanc clocher porche ressemblant à celui de St Benoit sur Loire qui la précéde est imposant.L’édifice mi roman mi gothique renferme un ensemble de peintures trés original,bien différent des peintures auvergnates voisines.Les fresques d’Ebreuil ne laissent pas indiffèrent on aime ou on aime pas.Le peintre a utilisé abondamment du gris ,une teinte ordinairement appliqué avec parcimonie.Ce gris associé a de vieux roses ,a des teintes orangées le tout rehaussé et éclairé par un utilisation sans modération de larges aplats de blanc donnant a cet ensemble une brillance remarquable,confère aux peintures un étonnant caractère de modernité.La palette est trés riche,blanc ,gris,rose,noir,ocres ,orangé,brun,bleu.

Les peintures datées des environs de 1130 ,date de construction de l’église,occupent les murs de la tribune occidentale s’ouvrant sur la nef.Sur la paroi Nord ,c’est à dire à gauche ,les peintures sont assez effacées.Une belle représentation de l’Annonciation est toutefois bien conservée.L’archange Gabriel ,désigné par une inscription au dessus de sa tète précède la Vierge.Entre les deux une main divine emerge de nuages.Le fond est composé de trois bandes colorées ,une large bande rouge en bas et au dessus une bande blanche puis une bande jaune.On peut voir aussi sur ce mur les images de Michel terrassant le dragon et de Raphael.

Annonciation au mur Nord

Annonciation au mur Nord

Le mur Sud,à gauche,montre trois personnages en pied,assez hiératiques.Le premier vétu d’une robe bleu n’est pas identifié.Les deux autres sont respectivement le pape Clément et St Austremoine dans un bel habit gris.Tous deux sont posées sur des ondulations ocres matérialisant la terre.Ils se détachent d’un fond composés de 7 bandes colorées à prédominance de roses et de blanc.A leur coté est figuré le martyre de St Pancrace .Le bourreau glaive au dessus de sa tète tient le supplicié par les cheveux.Pancrace dans une simple tunique sombre semble se jeter ,bras tendus en avant sur son bourreau.Au dessus de la scène court une large et belle frise de rinceaux blancs sur un fond vieux rose

Peintures de la paroi Sud

Peintures de la paroi Sud

Saint Austremoine

Saint Austremoine

St Clément et le martyre de St Pancrace

St Clément et le martyre de St Pancrace

La paroi ouest s’ouvrant sur la nef est creusée d’une porte plein cintre.Au registre supérieur court une frise garnie d’animaux(lions,aigle,dragon)mais aussi de motifs végétaux.Encadrant une femme assise au milieu des branches,apparaissent deux scènes de chasse.Un fauconnier précédé de chiens coursant un lièvre,et un homme a cheval soufflant dans une corne,chassant un cerf poursuivi par des chiens.Le tout se détache d’un fond gris bleu trés soutenu.

Frise représentant des scènes de chasse

Frise représentant des scènes de chasse

Au dessous sur un fond constitué d’un assemblage de carrés gris orangés bleus et blanc,est figuré comme sur un linteau,le martyre de Sainte Valerie.Etienne assis sur un curieux siège ,vétu d’un habit gris maintenu par un gros fermoir tient par la lame l’épée que lui tend un bourreau à demi allongé d’une main, tandis que de l’autre il désigne la victime

Martyre de Sainte Valérie (détail)

Martyre de Sainte Valérie (détail)

Etienne

Etienne

A coté figure la décollation de Valérie,téte baissée devant le bourreau.Le nom de la sainte « VALERIA » est inscrit au dessus.La scène suivante montre Valérie offrant sa tète à Martial qui est identifiable à la présence de lettres

Sur l’un des piliers de la nef figure une peinture du XV ième siècle représentant St Georges patron des croisés en chevalier casqué.

 

 

 

 

Visages romans

1 février, 2016
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Le moine Théophile explique dans sa « Scédula » comment étaient fabriquées et utilisées les couleurs.La réalisation des visages exigeaient la fabrication de couleurs dites complexes.L’une d’entre elles la »membrana »avait une importance capitale en peinture romane.C’était la couleur de la chair.Pour la fabriquer le moine préconise de placer de la céruse ou blanc de plomb ,sèche,dans un récipient en cuivre ou en fer et de mettre le tout à chauffer.On laissera ensuite refroidir la poudre ainsi obtenue que l’on mélangera avec du blanc de plomb et du cinabre(rouge).En augmentant la proportion de cinabre on obtenait une couleur » chair »plus foncée.Si l’on souhaitait une teinte plus pale on ajoutait du « vert de poireau »une teinte obtenue par reduction en poudre de quartz vert que l’on tamisait à travers un linge humide.Pour réaliser les visages,le peintre déposait sur le mur mouillé un aplat de couleur chair c’est à dire de « membrana ».En melangeant la « membrana » à de la chaux on obtenait une meilleure incorporation de la couleur sur le mur humide.Le peintre dessinait le contour et les traits du visage sur la teinte de base à l’aide du « posch »obtenu par adjonction à la « membrana »de vert et de rouge.Il mettra ensuite en place les ombres en utilisant un « posch » plus foncé dit « posch secondaire ».Il suffisait pour cela d’augmenter les doses de vert et de rouge mélées à la « membrana ».

Visages d'apotres a Vendome

Visages d’apotres a Vendome

.Pour obtenir les zones éclairées du visage,le peintre appliquait en des endroits bien précis la « lumina »obtenue par un mélange de couleur chair et de blanc de plomb broyé.La teinte rosée ainsi obtenue était d’autant plus claire que la proportion de blanc était importante.Ce rose clair ou « lumina »était réservé aux parties saillantes du visage et contrastait avec le »posch secondaire »limité aux zones en creux.Le coloriage du visage était ensuite affiné par application de traits rouge vif fins,notamment au niveau de la séparation des lévres et autour des pupilles.Le fond des yeux étaient exclusivement traités en blanc,les pupilles en gris.

Membrana posch et lumina aux visages de deux apotres à St Savin

Membrana posch et lumina aux visages de deux apotres à St Savin

A  Areines prés de Vendome,l’artiste a utilisé massivement un blanc quasiment pur en lieu et place de la « lumina »

Visage du Christ d'Areines

Visage du Christ d’Areines

Areines,un apotre

Areines,un apotre

Ces recommandations ne s’appliquaient que pour les peintures dites à fond clair.La ou les influences byzantines dominaient,le traitement des visages était sensiblement différent.

Visage d'apotre à Berzé la ville

Visage d’apotre à Berzé la ville

Il arrivait parfois que les teintes de fond étaient si « accrocheuses » qu’elles détournaient le regard du visage peint ,centre d’intérét principal de la scène .Il en est ainsi a Thiers ou le visage du Christ est noyé dans la masse rouge du fond carminé ou à St Martin de Fenollar ,le magnifique fond vermillon aimantant le regard du visiteur

Visage du Christ à Thiers

Visage du Christ à Thiers

Visage d'un roi mage à Fenollar

Visage d’un roi mage à Fenollar

Le traitement des visages obeissait a des règles constantes.Les visages du Christ ,de la Vierge et des personnages importants sont toujours figurés de face ou de trois quart.La position de profil a une valeur négative et est réservée aux personnages subalternes ou que l’on veut inférioriser(Judas,les bourreaux,les pauvres,les serviteurs).

Bourreau à Ste Marie aux Anglais

Bourreau à Ste Marie aux Anglais

Mais il y a des exceptions,témoin le beau visage trois quart face d’un pauvre aus fresques de St Aignan sur Cher

Visage d'un anonyme a St Aignan sur Cher

Visage d’un anonyme a St Aignan sur Cher

Le visage du Christ en majesté est toujours figé.Les yeux sans expression regardent droit devant eux comme si rien ne pouvait venir troublé sa sérénité et sa volonté.Les traits sont réguliers,le nez rectiligne,la bouche fermée ,lèvres fines.

Christ de Neuvy-Pailloux

Christ de Neuvy-Pailloux

Etrange visage du Christ de Parçay-Meslay

Etrange visage du Christ de Parçay-Meslay

Le traitement des Christ en majesté si il bénéficie de toutes les attentions du peintre,est particulier.Dans d’autres scènes le Christ est traité différemment,plus humainement,l’impassibilité disparait.C’est le cas a St Savin pour le Christ de la construction de l’arche.

Christ à St Savin

Christ à St Savin

Pour traduire les émotions le peintre agissait au niveau de certaines parties du visage.Le Christ du lavement de pieds de Vic incline légèrement la téte,l’orientation des prunelles accentue le mouvement,les sourcils sont relevé,le dessin de la bouche différent .Les lévres ne sont plus rectilignes.Le trait de « posch » marquant la fossette du menton montre une courbure de méme convexité que les sourcils

Vic ,visage du Christ du"lavement de pieds"

Vic ,visage du Christ du »lavement de pieds »

Les bouches sont presque systématiquement fermées.Seuls sont représentés bouche ouverte,les damnés,les déments,les figurations du diable,les « méchants ».

Neau,visage d'un prisonnier

Neau,visage d’un prisonnier

Les yeux fermés ne concernent que que les personnages dormant ou les morte.Les visages d’apotre ,yeux clos aux murs de la chartreuse du Liget sont une exception

Apotre ,yeux clos au Liget

Apotre ,yeux clos au Liget

La barbe est signe de vieileese.Les Vieillards de l’Apocalypse sont toujours représentés barbus(Fenollar,Montmorillon,Pritz)

Vieillard à Pritz

Vieillard à Pritz

La barbe est également synonyme de sagesse et de noblesse.Le Christ porte toujours la barbe,les apotres également à l’exception de Jean figuré imberbe pour bien souligner sa jeunesse.

L'apotre Jean à Vals

L’apotre Jean à Vals

Les cheveux longs évoquent la dignité,la grandeur d’un personnage masculin.Le Christ est toujours paré de longs et beaux cheveux

Beaux cheveux du Christ d'Auxerre

Beaux cheveux du Christ d’Auxerre

A l’inverse,la calvitie est signe de déchéance .La calvitie caractérisant St Paul correspond au maintien d’une tradition.A Avord dans le Cher la calvitie de St Paul est agrémentée d’un petite méche tombant sur le front

Saint Paul à Avord

Saint Paul à Avord

Le traitement des visages a permis à certains artistes de se singulariser.Certains visages caractérisent des peintures.Il en déterminent un style,en constituent la griffe.C’est particulièrement le cas a Vic,mais aussi aux Salles Lavauguyon,a Palluau sur Indre ou à Thevet St Julien
A Vic les visages sont caractéristiques,tous les personnages quel que soit leur statut révèlent un visage traité à l’identique (forme ovalaire,yeux rapprochés et ronds,sourcils épais,nez légèrement busqué)

Roi mage à Vic

Roi mage à Vic

Aux Salles Lavauguyon en Limousin les personnages montrent de grans yeux en amande aux pupilles claires ,trés expressifs

St Laurent aux Salles Lavauguyon

St Laurent aux Salles Lavauguyon

Le prieur Boso aux Salles Lavauguyon

Le prieur Boso aux Salles Lavauguyon

 

A Palluau sur Indre les visages ovales,stylisés s’ornent de 4 taches rondes ocre rouge,2 aux pommettes et 2 billes matérialisant les prunelles

Visage de la Vierge de Palluau

Visage de la Vierge de Palluau

A Thevet St Julien les beaux visages des Vieillards et des apotres s’inscrivent dans un triangle,nez rectiligne prenant racine trés haut

Visage d'un Vieillard à Thevet

Visage d’un Vieillard à Thevet

Certains artistes ont cultivé l’originalité à l’extraordinaire crypte de Tavant ou aux visages des anges de Fenollar.

Visage insolite d'ange à Fenollar

Visage insolite d’ange à Fenollar

Visage surréaliste à la crypte de Tavant

Visage surréaliste à la crypte de Tavant

Le peintre roman aimait assez représenter des groupes de personnages tétes contre tètes ou nimbe contre nimbe.Les exemples sont nombreux

Crypte de St Aignan sur Cher

Crypte de St Aignan sur Cher

Apotres à Lourouer St Laurent prés de La Chatre

Apotres à Lourouer St Laurent prés de La Chatre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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